‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 93 sur 297 · SUPPLÉMENT A L'OPTIQUE · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT A L'OPTIQUE

la plus superficielle et prend le nom d'épîderme sur la peau ; il se compose de cellules à divers degrés de développement : la couche la plus inférieure est le réseau de Malpighi, fermé de cellules très-jeunes, encore molles, et de couleur rougefttre, dans lesquelles s'accomplit une rénovation continuelle. A mesure qu'elles se produisent à la surface inférieure, elles arrivent à la surface supérieiu'e , où elles se transforment en lamelles dures et cornées qui se détachent et tombent successivement. Au-dessous du réseau de Malpighi est le derme proprement dit, dont l'épaisseur est variable et dont la structure fibreuse est élastique, serrée, résistante. Enfin, au-dessous du derme estk tissu adipeux (Fig. 41), dont les vésicules graisseuses sont, es quelque sorte, enlacées dans les lamelles extrêmement fines di tissu cellulaire. C'est dans ce tissu adipeux que se trouvent les i glandes sudoripares (Fig. 40 ). Ainsi, le. conduit excréteur doit traverser toute l'épaisseur du derme et de Tépidenne ; c'est ei j effet ce qui arrive. Que ce conduit soit simple ou bifurqué i \ son ori^nc, il s'élève en spirale plus ou moins allongée, comne ; l'indique la figure, et vient s'ouvrir à la surface extérieure de i répiderme.

Pil^ents. — La plupart des tissus vivement colorés, comM ; l'iris, la choroïde, etc., etc., doivent leurs brillants reflets k da j substances colorantes particulières que l'on comprend en génàd sous le nom de pigment. Il paraît que ces substances sont toujours élaborées et déposées dans des cellules spéciales de formes diverses que Ton appelle cellules pigmentaires (Fig. 42, 43, 44). Nerfs. — Les nerfs se composent en général de filaments transparents (Fig. 45 , «), à doubles contours, renfermant m» substance molle. Cette structure est des plus altérables : sous le microscope, dans le cours d'une observation, on voit soutent l'enveloppe changer d'aspect, il se forme des plis, des étrangfcjnents et une sorte de coagulation intérieure (Fig. 45, A, r)î quelquefois même des portions se détachent sous l'apparence de globules. Il est probable que cette désorganisation rapide se fait par Viufluencc du liquide dans lequel on place ces filets ne^ veux pour les observer.

M. le docteur Mandl a remarqué que les doubles contours ne se distinguent pns dans les filaments du grand sympathique, f» se trouvent ainsi analogues à ceux qui partent des corpuscuif* pflrticuliers (Fig. 3G) que présentent les ganglions.

CHÀP. YI. — OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES. 277

•s. — Lorsqu'on observe au microscope les plus fines lamelles àa tissu osseux (Fig. 47), on y distingue un vaisseau sanguin central, autour duquel se groupent une foule de canalicules forma par des lamelles concentriques; dans ces lamelles on distingue des corpuscules osseux étoiles et ramifiés. Cette apparence des derniers éléments du tissu des os rappelle de la manière la phis complète, la plus identique, ce qu'on observe à la vue ample dans un os ramolli par Tacide chlorhydrique étendu.

Béate* — La dent (Fig. 48) n'est qu'une variété du système général des os; les lignes sinueuses et parallèles dont le microleope montre les contours dans l'ivoire de la dent, sont dues en ffukàe partie aux prolongements des corpuscules étoiles.

P«iimoas. — D'après les observations récentes de M. le docteur Handl, la structure intime et élémentaire du poumon pavk se reproduire avec les mêmes caractères essentiels dans les ttmaux des difiPérentes classes qui sont pourvus de cet organe, h figure 49, a, représente la coupe très-mince du poumon in- ÎKtêd'un mammifère; c'est presque exactement l'apparence que foû observe sur le poumon d'une grenouille, insufllé, séché et (Ufé longitudinalement; c'est-à-dire, une cavité dont la paroi dttme naissance à une foule de petites cloisons incomplètes, ou lAérentes seulement par un de leurs bords. La figure 49, &, ■présente au contraire une portion du poumon de mammifee, prise sur le côté d'une cavité; et on y remarque un réttiu de cellules polyédriques tout à fait analogue à celui que |Rsente une lamelle très-mince du poumon de la grenouille déiKhée près de la surface. La figure 50 représente le réseau des opUaires sanguins qui viennent se ramifier et se replier sur les tt&œs de ces cloisons, enveloppées de couches d'air que la RS{dration renouvelle avec plus ou moins d'activité ; par là le ng est à la fois contenu et étalé en une multitude de nappes (ttesûvement minces, dont l'étendue totale s'accroît prodigieunnent dans les animaux des classes supérieures.

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