‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 92 sur 297 · SUPPLÉMENT A L'OPTIQUE · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT A L'OPTIQUE

Nous citerons seulement, comme exemple, les monades (FiG. 19, a); les vibrions (Fig. 19, b); les colpodes (Fie. 19, e) et les vorticelles.

Un bocal ouvert et exposé à la lumière rempli d'une eau stagnante, avec quelques végétations locales , ne tardera pas k donner une multitude d'exemples de l'abondance et de la Tariétë de ces êtres microscopiques. Une seule goutte de ce liquide , étalée sur une lame de verre et placée sur le porte-objet, fera voir en un instant l'agilité des monades, les rapides contractions desvi> brions, des colpodes, des vorticelles, etc., etc.; c'est une oi|p» nisation merveilleuse où l'on s'étonne de plus en plus de voir tant de force unie à tant de fragilité. Tous ces moaremenis s'accomplissent par des mécanismes admirables qui différent i tous égards de ce que nous voyons dans les reptiles et les poilsons.

Les rotifères (Fig. 18) se distinguent doublement parmi m êtres extraordinaires ; ils semblent porter en avant deux ronei dentées qui se meuvent avec une prodigieuse vitesse, exdtart dans le liquide un tourbillon auquel ne résistent pas les monads qui viennent à passer dans le voisinage. Cette apparence k roues ou d'hélices, qui seraient mobiles sur un axe, ne peut pu être une réalité , ' elle est produite en effet par des cils fixés à des lobes antérieurs et que le rotifère anime d'un mouvement conique excessivement rapide ; de plus c'est un appareil qu'il replie au besoin ; alors il se retire sur lui-même , quitte sa forme de fuseau allongé et prend celle d'un globule arrondi. C'est li sa première propriété distinctive. La seconde est peut-être encoie , plus étonnante ; le rotifère mis à sec ressemble à un grain <k poussière microscopique ; il peut rester ainsi pendant fort longtemps ; mais plongé de nouveau dans le liquide , il reprend toute sa force et toute son action mécanique. De très-habiles observateurs affirment qu'ils lui ont fait subir plusiem^ fois et à de longs intervalles, ces alternatives de mort sans destruction et de vie nouvelle.

On assure que les anguillules (Fig. 19 , rf) et les tardigrades partagent avec lui cette propriété singulière.

Une belle découverte d'un très-haut degré d'intérêt, f* l'on doit à M. Ehrenberg , a fait connaître qu'une foule d'infcsoires , malgré leur organisation en apparence si frêle et si destructible , ont pu passer à Tétat fossile et se conserver d'une

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manière reconnaissable dans plusieurs couches géologiques d'époques et de formations différentes* Après tant de siècles , tant de catastrophes et de bouleversements qui ont broyé les mastodontes et toutes les organisations gigantesques de ces temps primitiis , on ne pouvait guère s'attendre à retrouver dans ces petits squelettes imperceptibles des infusoires, d'innombrables et très-fidèles témoins de ces grandes révolutions du globe. Grâce à cette découverte la science des êti*es organisés et la coniiûsance des origines géologiques entrent en possession d'un ornent nouveau qui pourra lever bien des doutes et substituer il vérité à bien des hypothèses.

Ce sont surtout les nombreuses espèces d'infusoires à cara^

|Mice siliceuse ou calcaire qui se sont merveilleusement conser-

lées et qui abondent dans certaines formations , par exemple

dans les sdiistes à polir et dans la craie ; la figure 20 représente

le gaillonella distans ^ qui constitue la presque totalité de la

iMksse du tripoli de Bilin , en Bohème ; la figure 22 représente

lesnavicules qui se trouvent dans la farine fossile deFranzensbad.

- Quelques espèces cependant, quoique très-bien caractérisées,

•ODt plus dif&dles à classer; on ne sait trop si elles appartien-

aent au règne végétal ou au règne animal ; telles sont les bacci-

kriées ou diatomées (Fig. 21).

S 7. Parasites.

'■ 134. Parmi les parasites nous citerons seulement la mite du bornage et Tacarus de la gale.

- La mite du fromage est l'un des objets microscopiques les plus eomras et les plus faciles à observer ; ses dimensions sont assez pandes pour que l'on puisse l'apercevoir à la vue simple; mais Le microscope est nécessaire pour étudier sa structure organicpe, ses mouvements et la force singulière dont elle est douée. . Uacarus de la gale est représentée (Fig. 23), d'après les desûs de M. Bourguignon , qui a fait les observations les plus ini^essantes sur ce sujet. Cet animalcule se fixe sur la peau de l'homme à l'aide de ventouses situées à Textrémité de ses pattes; â y creuse un sillon oblique et prolongé pour déposer des œufs ^ se développent ensuite très-rapidement ; de là le progrès «{udquefois prodigieux de la maladie dont il est la cause.

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S 8. Liquides et tissus organiques.

155. Saaip, — La circuladon da sang est Tune des plus belles observations microscopiques et des pins instructives; die se montre sans doute d'une manière beaucoup plus frappaote avec le microscope solaire; mais, en choisissant bien les grosaûseraenls et le mode d'éclairage, on peut Tétudier plus soigneusement penlétre avec le microscope ordinaire, soit dans la langue , la pattt ou le poumon de la grenouille, soit dans la queae du tèûrdi dans le poumon de la salamandre ou dans l'aile de la chauvesouris. Cette expérience est représentée dans la figuie 34 où Tod a choisi les dernières ramifications des artères et dea veines.

Si le sang était un liquide homogène, Texpérienoe préoéderil» ne pourrait, en aucune façon, en montrer le mouvement; b sérum pur semblerait immobile malgré sa vitesse : man kl globules nombreux qu'il entraîne, accusent son passage et ■l^ quent sa direction. Il est facile de reconnaître que les globokii partie intégrante du sang, ne sont pas tous identiquement sei^ blables ; il y en a de plus gros et de plus petits, de plus ookiè et de plus transparents; c^est surtout près des anses ou des étm* glements qu'offrent parfois les capillaires où ils se meuvent, qM Ton peut apprécier ces différences : là ils se pressent, ils se heurtent , ils s'arrêtent un instant , et il devient possible de les comparer les uns aux autres.

Cette comparaison cependant peut se faire d'une manière plus méthodique : il suffît pour cela de mettre sur le porte-objet une goutte de sang entre deux lames de verre. Alors, avec m grossissement de 200 ou 300 diamètres , on distingue les gkbules avec une telle netteté qu'il est fiicile d'en étudier la fort» et d'en mesurer les dimensions. On avait reconnu que dansttMl les mammifères, ils sont ronds, sensiblement sphériques, quoi* que de dimensions notablement différentes dans les difFéreoM ^ espèces ( Fie. 25); mais M. Mandl a trouvé dans le genre chi- j meau une exception rcmarqual^le. Ici les globules sont elliptiqnei ^^ (FiG. 27). Dans les autres classes, les globules ont, en génértii d'autres formes plus ou moins ovoïdes ou elliptiques, conune M le voit par les exemples suivants : (Fie. 26), globules d'ofi* pares; (Fig. 28) , de la poule; (Fig. 29) , de la grenooîlbt (FiG. 30), de la salamandre.

CHAP. YI. — OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES. ii75

Lait. — Le lait n'est pas non pins un liquide homogène ; lorsp on Tobsenre entre deux verres , comme nous l'avons indiqué OQt à llieure pour le sang, on y découvre aussi une foule de ^obules ronds et très-petits (Fig. 31), qui paraissent être, pour A plupart, des gouttelettes de graisse enveloppées d'une memkufee particulière.

Mm^mm. — Le liquide sécrété par les membranes muqueuses oontient, en général, des globules finement granulés (Fig. 32), pnnrus d'une membrane et d'un noyau ; le mucus de la bouche OBtient souvent des lamelles épithéliales : M. le docteur Mandl %, de plus, observé ce fiedt curieux , que le tartre qui se dépose à k racine des dents , contient des vibrions et des baguettes (Fifi. 33) , et il est disposé à penser que ces animalcules pour- BÎaiit être , dans leur genre, assimilés aux polypiers qui élèvent in montagnes dans la mer.

; flkre ■nwevlaire. — La fibre musculaire, toujours éminem- ■But âastique et contractile , ne parait pas varier beaucoup sa structure élémentaire (Fig. 34), mais elle prend des très-diverses. Ainsi, dans certains animaux, M. le doctar Handl a vu la fibre présenter un aspect analogue à celui lue trachée (Fig. 35); dans d'autres circonstances, elle sem- Vt fonnée d'anneaux ou de disques.

Chevea. — Dans la tige du cheveu (Fig. 37 ) on distingue fenveloppe corticale et la substance médullaire ; en général , bus cette dernière , on reconnaît des cellules qui sont quelquebis très-marquées , comme on le voit , par exemple , dans les ftOQstaches du chien et dans le poil veule des rongeurs (Fig. 38, H). Lorsque ces cellules sont desséchées et remplies d'air, on tnà Toir sous le microscope , un dépôt noirâtre à Tintérieur ; ce fii avait £adt supposer qu'elles étaient des cellules pigmen- Ins : mais M. le docteur Mandl a fait voir que cette appa- KDce est trompeuse , et que le pigment qui colore les cheveux ^ les poils se dépose dans la substance corticale elle-même , qui feient quelquefois excessivement mince. La figure 36 repré- He la racine ou le bulbe d'un poil de moustache de bœuf; test un de ceux où les parties constitutives se montrent de la ■uiière la plus distincte.

Peaa* — Tissa sdipenx. — Glsades sudoripares. — L'épi- Aâium qui se forme sur les membranes muqueuses , et dont soos avons représenté les lamelles (Fig. 32, £), est la partie

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