‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 98 sur 297 · Taehes d« soleil. — En regardant directement la surface · texte numérisé non relu

Taehes d« soleil. — En regardant directement la surface

■ wleil avec des verres noirs ou colorés pour atténuer à un pot convenable son éclat éblouissant, on distingue quelquefois

■ petites taches sombres parfaitement limitées, de formes trèsfacnes, qui persistent pendant plusieurs jours, mais en chanpBX de place avec une certaine régularité. Il est rare cependant ^ ces taches du soleil occupent sur sa surface une étendue assez ^dérable pour être visible à l'œil nu; car il faut pour oa qu'elles sous-tendent un angle d'environ -^ de l'angle visuel B disque solaire , et qu'elles aient en conséquence une largeur

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absolue d'environ 10 ou 12 diamètres terrestres, puisque le mètre du soleil est 113 fois aussi grand que oehii de la te Mais, les télescopes , par leur pouvoir grossissant, nous pem tent de distinguer des espaces beaucoup plus petit : nous voir nettement des espaces angulaires qui ne s'élèveatpasà or l'' est la lOSO** partie de 32', diamètre moyen du soleil correspond par conséquent sur cet astre à une grandeur ah» de 7ïf^=0,06, c'est-à-dire 6 centièmes de diamètre teirei ee qui correspond à 764 kilomètres. Ainsi nous pouv(Mis rec naître sur le soleil des taches qui ont moins de 7 ou 800 1 mètres ou moins de 200 lieues d'étendue linéaire. Les vc colorés qui s'adaptent à l'oculaire pour faire ces observatîc doivent être choisis avec soin; M. J. Herschel donne la pi rence à un verre triple, composé d'un verre bleu de cobalt, o pris entre deux verres verts; il recommande en même temp grosûssements de 100 à 180, suivant l'état de l'atmosphère, | observer les détails des taches; des grossissements moindres < nent plus de champ et font mieux voir l'ensemble.

Il y a une autre méthode d'observation , qui offre de préd avantages ; elle ne donne aucune fatigue à la vue , elle fait les taches à un nombreux auditoire , et permet de les dest très-fidèlement. On obtient ces résultats en transformant la nette en microscope solaire : l'image formée au foyer de ï jectif devient alors Tobjet • l'oculaire fait Toflice des lentilles microscope, et les rayons émergents vont peindre sur un tabi l'image de l'objet , c'est-à-dire de Timage focale primitive.

A la vérité, le mouvement diurne, dont l'étendue est anipli dans la même proportion, déplace rapidement le disque sola mais par des mouvements combinés de Taxe de la lunette ei tableau lui-même on peut maintenir Fimage très-fixe sur repères marqués à cette fin ; c'est alors qu'il est possible de cer, sur le papier du tableau , la position des taches , leurs c tours, les accidents si variés qu'elles présentent, et toutes apparences qui se manifestent sur cette image amplifiée du Mji Les fils micrométriques se peignent comme le reste , et fora un réseau de dimensions connues, qui sert d'échelle pour estii les grandeurs absolues. En été, quand le soleil est très^levé l'horizon , le tableau se trouve placé d'une maniera peu ce mode pour dessiner, à moins que Ton n'opère dans un local i post' tout exprès ; en ni'occupant autrefois de recherdies soi

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ijec, j avais touIu remédier à cet inconTenient , soit en dirigeant ff la lonette un fidsceau réfléchi par Théliostat, soit en plaçant esiéflecteurs à Foculaire ; mais je m*aperçus bientôt qu'il faDait, mr conseryer quelque pureté aux images, employer des réfleo- ■rs beaucoup plus parfaits que ceux que j'avais sous la main, h reste, la photographie sur papier iait disparaître aujourd'hui iphpart de ces difficultés ; tout.se réduit maintenant à rendre Ibage immobile pendant un instant très-court , alors elle se fÂt d'elle-même avec une fidélité que la main la plus habile M saurait atteindre. Cette invention promet de grandes décou- Mes dans la ph]rûque céleste, et particulièrement dans les pbé- MKnes si extraordinaires qui se produisent sans cesse à la surke du soldl.

, Koos avons représenté (Px.. 38, Fig. 2, 3, 4, 5, 6) quelquesan des taches d>senrées et dessinées par M. Herschel {Traité iJtîronomie et Résulta ofastr, obs. mode during theyears 1 834, ins, 1836, 1837, 1838 , at the cape of Good-Hope , etc. ladres, 1 847). Les figures S et 3 appartiennent à des taches ayant hf pénombre très-complète ; on appelle pénombre cette aukUe d'un éclat intermédiaire , bien moins brillante que le reste ih disque, mais iMcn plus lumineuse que le fond presque noir èh tâche dont elle suit tous les contours. Il arrive souvent que jbtadies petites ou grandes, et de formes diverses, n'ont que ^pénombres partielles ; il arrive quelquefois que, tout en offrant fci intensités très-différentes, elles ne font voir autour de leurs ivnses parties aucune trace de pénombre qui se puisse distin* |Mr nettement.

Cest ce que Von voit sur la figure 4 , où les contours des espKs ncHrs ne semblent aucunement reproduits par les portions ^mmnantes, dont l'éclat cependant est assez semblable à celui « pénombres. Les fils du micromètre sont ici indiqués , ils sont datants de 2', ce qui suffit pour faire juger tout de suite que l'en- •onble de la tache occupe un espace de près de 5' carrées. Or, 1 carrée occupant sur le soleil un espace qui contient plus de * fcis le carré construit sur le diamètre de la terre, il en résulte ^ cette tache contient en somme 60 fois le carré construit sur le "■«itre de la terre , ou , en d'autres termes , que 60 globes de la tec mb à coté l'un de Vautre ne suffiraient pas pour la couvrir.

Que les taches soient avec pénombre ou sans pénombre, y^'^des ou petites, arrondies ou contouniées, elles ont toujours

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la double propriété d'être à la fois persistantes et mobiles : elles sont persistantes en ce sens qu'elles durent plusieurs jours, tantôt une semaine , tantôt quatre ou cinq semaines, rarement plus de six semaines; elles sont mobiles en ce qu'elles ne conservent pas la même apparence : on les voit d'un jour à l'autre et quelquefois d'un instant à T autre , se déformer, se restreindre on fe ramifier de mille façons différentes. Lorsqu'on observe souvent la surface du soleil, il n'est pas rare de voir des taches à leur origine ou à leur fin : quand elles prennent naissance, elles graiH dissent par une rapide expansion ; quand elles disparaissent, oi remarque toujours que la pénombre se resserre d'abord , semUe couvrir la portion noire et centrale pour ne disparaître qu'apni elle. La vitesse de ces mouvements est facile à calculer d'après le changement des dimensions absolues, et l'on arrive ainsi i cette conclusion certaine , que d'inunenses abîmes , capabla d'engloutir 10 ou 20 fois le globe de la terre, s'ouvrent et le ferment si promptement que les fluides au sein desquels s*ae* complissent ces phénomènes doivent se déplacer avec plus de vi* tesse que ne fait l'air dans nos plus violentes tempêtes atmosphé* . riques.

Ces signes de mobilité et d'incessante agitation dans les volumineuses et profondes qui forment Tenveloppe visible di J globe du soleil, ne sont pas les seuls que l'on y puisse aperavoir ; on y distingue encore des facules et des pores»

Les facules sont des espèces de rubans de lumière plus édi« tants que le fond sm* lequel ils se développent tantôt en couikl largement ondulées, tantôt en courbes multiples et croiscei comme des réseaux , imitant ainsi le sommet des grandes vagiiei de la mer quand elles peuvent se déployer sans obstacle. On ks observe surtout près des bords des grandes taches, ou, si elki se montrent ailleurs, il arrive presque toujours que des taches M tardent pas à se former dans leur voisinage ; ce qui semble indiquer que les facules annoncent en effet des vagues immenses qui se forment avant que l'atmosphère lumineuse se dédùre, pour nous laisser voir au fond de ces abîmes les couches plus sombres qu'elle enveloppe.

M. Herschel a donné le nom de pores à des points obscun qui apparaissent en foule sur le disque du soleil , lorsqu'on l'observe avec de très-bons instruments. Il les compare à ce que Ton verrait en regardant d'eu haut un vase plat de cristal , posé 90

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