LIVRE IV. ACTIOJVS MOLÉCULAIRES
ce tube en parties égales qui soient une fraction connue de la capacité entière du réservoir piézom étriqué ; pour cela on détermine le poids du mercure contenu dans le piézomètre, qui sera, par exemple, looo grammes, et le poids du mercure contenu dans une longueur donnée du tube, qui sera par exemple a décigrammes pour une longueur de loo millimètres. Alors il est évident que la capacité correspondante à I millimètre du tube (supposé bien calibré) sera o,oooooa de la capacité du cylindre , et comme on peut lire aisément les demi-millimètres , soit sur le tube lui-même divisé au diamant , soit sur une échelle qui loi est adaptée, on pourra observer les millionièmes du volume primitif.
Supposons maintenant que Ion veuille employer ce piézomètre à déterminer la oompressibilité de Teau : on le remplit de ce liquide bien purgé d'air, et , par de légères variations de chaleur, on fait pénétrer dans le tube une petite colonne d air, de mercure ou de carbure de soufre, qui sépare et limite le volume d*eau sur lequel on veut opérer. Le piézomètre ainsi ajusté, on adapte sur son échelle un petit manomètre à air c, c'est-à-dire, un tube cylindrique de lo à i5 millimètres de diamètre, de i5 à 20 centimètres de longueur, fermé en haut et ouvert en bas; on le porte dans le réservoir de compression préalablement rempli d'eau , en prenant toutes les précautions nécessaires pour qu'il n'éprouve aucun changement sensible de température, car il ne faudrait peut-être qu'un demi-degré d'élévadon pour repousser l'index dans l'entonnoir, et un ou deux degrés d'abaissement tout au plus pour le faire tomber dans le cylindre. Il reste à comprimer la grande masse d'eau du réservoir, afin qu'elle transmette sa pression au liquide contenu dans le piézomètre au moyen de l'ouverture de l'entonnoir; pour cela on visse la pompe sur la forte virole en métal e qui termine le réservoir en verre, et l'on serre fortement avec une clef /'pour intercepter tous les joints.