I. l.<-«*l»ROMGATIOH DS hh
y^w Pkèêommês gétêAtmx de la ^uUêmr rÊytmmtOê dam les suhêULncês diaik»rmuMMk
' ^ Qm qiM noiiB allons dire sur ce etijet est extrait en toti* M àmk belles reckerdies qui ont été fintes per M. MeUoBii ift qm sont publiées dans les AnnaUs de GUmiê et dam les BbsfNlef rw^duê dé C Académie des sdenees [depmie i833ik iflig). Cest, comme le dit M. Bîot dans le rapport très*r»miqnable qu'il en a bit à TAcadémie des sciences (t.XlV)^ kam noureau champ de découvertes que M. Melloni a ea*
\ aveo une sagacité, une adresse et une patience Ini** Nous aTons à regretter de ne pouvoir en ' ici qu*une idée très*succîncte.
,1 482* l}ês substances aihermanes et diaihermanes.**^ Les \ qui arrêtent la chaleur rayonnante, comme les
I opaques arrêtent la lumière, sont appelées substanoes làkatmanes : au contraire, les substances qui livrent passage I lu chaleur rajonnante, comme les corps diaphanes livrent mamgei la lumière, sont appelées substances ciMilAeniMUi##«. Mhirij lair est un corps diathermane, et nous allons voir que Éa #orpa solides et liquides peuvent aussi avoir des diatheiv mméités différentes, suivant leur nature, leur épaisseur, jémt de leur surface , la nature de la chaleur qui se prémii<a pour les traverser, etc.
. 483. Tous les corps diaphanes ne sont pas égaUment dkh ÛarmemeSj et tous les corps opaques ne sont pas égalemmtt ^Aermeaus* — L appareil qui sert à ces expériences est le tliermo-multiplicateur {fig. 346) , dont nous avons ddjjà pmlé (47 1) : les sources de chaleur sont la lampe LocatelH i ; la i^ire de platine k^ portée au rouge par la combustion de Talcoolj la plaque de cuivre noircie /, portée à 4oo^ par une lampe à alcool; enfin le cube f , rempli d*eau bouiUantei dont ou maintient aussi la température au moyen d*une lampe. Ces sources constantes de chaleur se mettent tou^ ^
tour sur le support ey qui peut être approché ou éloigné de la pile; des écrans o y composés de deux feuilles minces de laiton, sont mobiles à charnière sur leur tige, et peuvent être abaissés ou relevés instantanément; enfin, des supports ayant des ouvertures de grandeur convenable sont destinés à recevoir les plaques des différents corps que Ton veut soumettre à Texpérience. Maintenant, si Ton essaye les diverses sources de chaleur, qu'on note les déviations impulsives correspondantes pour .en déduire les déviations définitives ^ et par suite l'expression des intensités, puis, qu'après cela on interpose sur le trajet de la chaleur successivement des lames r de sel gemme, dalun , de verre noirci, de quartz frès*enfumé, etc., pour obtenir aussi les intensités correspondantes, on reconnaît, en les comparant aux premières : que le sel gemme laisse passer la presque totalité de la chaleur, quelle que soit la source; que lalun n'en laisse jamais passer qu'une portion très-petite, et d'autant plus petite que la température de la source est moins élevée; tandis que le verre noir et le quartz enfumé, qui sont assez opaques pour laisser voira peine le disque du soleil, laissent passer une portion de chaleur beaucoup plus grande que l'alun, bien qu'elle soit décroissante aussi avec la température de la source.
Ainsi, le sel gemme est ti'ès-dialhermane, et Test égale
cil. I. PIIOPAC.VTIOX DE LA CHAIXI !..
sorl)ée ou iTllécliie sur ses fleux faces e*: -.- -- :z-
nnerait bien environ y^ s'il n'y avait rat* : ^i^-^^-r., - w nsible. Oi-, des plaques d'un niilU!ne*.r* .. -- -.isr-:r.z. ^ ntimètres dVpaisseur donnant le itr-ae — *•!."..* rr — jà porté à conclure qu'en etiet le ««fi j-sirr- :="• #aleurque par réflexion, et non far iia-r-n - Cette conclusion devient une cert:mrf 'ir r*- srf--T s suivantes.
On prend, d'une part, i plaquf è-» re-Tf -* * rs.. .zn-r»«- (épaisseur, et, d'uni: autre parl.6paciLrt -r --r-~ -ir»preniière de 2 millimètres, et 1** âUTr*^ -tî-j»--»:- 'ible, mais tormant avec la pren;:**-»' r- rL^s^:.- -r ï 8 millimètres : rintensité du r'i.*^-" -*r: -.m- :aque <le 8 millimètres est 23: .*. - ii. •*:-.-f3:t — «c.ir les () plaques est i5; Tabsorf - -*UiIT .- -•—:-. .?i»issement du au groupe de (> est -rc:-' -«-i: • -»-»- jiir déterminer ce cpii appartir*: ■» c ----r-^. mxième surface, on peut don* -* -- » '.*- —r-.* •rptionétait nulle: soient /ririt-^- •: -- •• , .--r. -.->-.r les proportions (|ul seraient :-:•- - .- . -»5>-la deuxième suiiace si riiiteii*-'- ^- :.•::- :..r ntensité du faisceau qui loiu;— i' -^.r-s.. - . 1 verre de 8 millimètres sera i : — '---.•.*. ansmis par «ettedeuxièiiH* *>'"- '- - - «-lâsi 1 intensité qui serait trai-. v.iî^ ^^.^ X groupe de 6; niais il hinle . - ^ r,.-. • . îsceau transmis pai- le sixiern*: -^ . r -. s six réllexions extérieures tît .*- • -t^-. ...^ .. Tait définitivement / (i — ^ ' -— . gux intensit<'\s est doncr i ' - - - ^ ipport de if) à '.>^ donné p»? '-.•#-^*. . , .^)(x— /•; = <),(; i8; par<:o- -,-^^ .^.^,.. nie par une réflexion c-xt#^î •^f» ^ . ., .
— 0,918 = 0,082, ou €-II%if -r: «,^ ^
enime. Le cristal de rocli*- Usâ*. -^ir^,^.^^^ ..
510 UniE VII.-^CHA.LEUB««-*DEUllàlC£ PARTIE-
l'axe donne encore le même résultat. On peut donc tirer de là ces deux conséquences : i^ que le sel gemme n'absorbe qu'une proportion insensible de la cbaleur qui le traTerseî a^ que la réflexion perpendiculaire sur la première et la deuxième sur&ce d'une plaque de sel , de verre ou de quartz, ne s'exerce que sur i^ de la chaleur incidente.
485. Influence de Vèpcù$9eur des plaques diathermanesy et composition des flux de chaleur émis par différentes soui-ces au transmis par différentes plaques. — Nous venons de constater ce fiât remarquable, que le sel gemme n'absorbe aucune portion sensible de chaleur rayonnante, du moins jusqu'à l'épaisseur de 3 ou 4 centimètres ; mais il est le seul corps qui possède cette diathermanéité absolue^ toutes les autres substances absorbent des proportions plus ou moins grandes de cbaleur, et ces absorptions varient avec l'épaisseur des plaques et la nature des sources calorifiques, suivant des lois très-compliquées.
Voici le tableau des résultats que présentent à cet égard le verre, le cristal de roche limpide ou enfumé, Thuile de colza, et l'eau distillée.
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512 LITEE VII. — CHALBUtl. — DEUXIJCME PARTIE.
Tous les nombres contenus dans ce tableau ne sont pas les résultats immédiats de l'expérience, parce qu'il napas toujours été possible d opérer sur des épaisseurs exactes de ^, |f I millimètres^ etc.; mais alors les nombres corres* pondant k ces épaisseurs ont été obtenus par des int<?rp<h lations entre des nombres voisins.
Les expériences sur Thuile de col^ ont été faites dans des tubes fermes par des plaques de sel gemme; mais, quand répaisseur de Thinle dépassait A niillïmètres, il était indifférent de fermer le tube avec du verre ou avec du sel.
Après avoir constaté que l'eau distillée agit sensiblement
'comme Teau salée, il a été facile de reconnaître qu'une
couche d'eau, de o mitlimètre 3 , prodinl ie même effet,
qu'elle soit renfermée dans des plaqires de sel ou qu'elle le
soil dans des plaques de verre*
Tous les résultats sont ccïrrigés de la perte qui résulte des deux réflexions extérieure et inlérieure; riiitensité du faisceau incident étant représentée par loo, et il se réduit en réalité à 92,3 par Teffet de la réflexion.
Pour les cinq substances, on voit que Tabsorption est déjà très-consi[lérable pour une épaisseur de 4 raillimèù€j et qu'elle est d'autant plus grande que la tetupéraiure de la source est moins haute.
J/ahsorf>tion totale atigniente d'abord rapidement
eonsifl érable, et quËcette ahsorptiim dîniiîiiie rapide h mesure que lepaiîiseiir augmente. Le Tçrrç agit de i sur lîi clïaleur qui a traverse le cristal de roche; C€S éa subâtati ces it gisaient dûnc Mtrla chaleur cnmfnc^drtix vfl coloms dfi nuances différentes agissent sur la lumière;» entendu j toutefois, que Tun n'absorbe pù% tout ce f Vautre laisse plisser. C'est k cette propriëli^ que posièdi les substances différentes de choisir dans In chaletirdefd ments différents pour les absorber, que M. MeNonii le nom t\e drathermamte ; noui proposons JeruppeierJ pie ment tkârmanisme; d appeler thermanisanU^ les i tances quî chnisî jasent ainsi des rayons distinrts pou absorber de pit^rërence; et d^appelcr chaleur th f*eUe qui â été tiiodifiêe par les substances thermanitad cnfnnti* on nppeUe lumière colorée trelle qui u eteoio piir les iïubstances colomnies. Ainsi, le sel gemme efti ilH*rniane, t-l tson pas thermanisant, puisqull n'a rien j et la chaleur qui Ta traversé reste chaleur nalon cest-à-dirCj non thermanisée, puisqu'elle possède touil éiëfnents absorba blés* D'autres substances pourraient | moîn'i diatherniaTies que le sel^ sans être thermantsanv il snflir.iit pour cela qu'elles absorbassent en même] portion tons les éléments divers de la chaleur natu Enfifï, tontes les sources ne donnent pas nécessair delà chaleur qui doive être appelée chaleur natur peut y avoir des sources dont la chaleur soit ther comme il y a des flammes dont la lumière est colorée,*! sources mêmes dont nous nous sommes servis sont « ce eus j puisqu'uite uiéme substance thermanisante n^ pas de la même manière îjur le.^ chaleurs qu^elleséme Il faudrait même se garder de conclure d'une man absolue que la chaleur qui provient des sources les | chaudfs e,Hi toujours celle qui contient le moins dVlri»i( aïisorbables; car M. Melloni a constaté réceninienCf}o«l sel gemme, convenablement enRimé à la flamme (ftf
CH. I. -^ PROPAGATION DE LA ClIALFUR. SiS
^e, absorbe en phfs grande proportion la chaleur qnï le des sources les plus chaudes. {Comptes rendus^ t. IX.) ifin , tout semble indiquer qu'il n'y a réellement aucune ère chaude, ni auctme chaleur lumineuse ; car, en cornât convenablement des substances thermanisante^, ne, par exemple , le Terre Tert et l'alun , on arrive à riber presque toute la chaleur, sans presque atténuer tt delà lumière, comme on parvient en sens contraire des verres noirs, ou du cristal de roche enfumé , k rber presque toute la lumière du soleil, en laissant er une proportion considérable de sa chaleur. ioiis ajouterons encore que , dans les combinaisons ou irpositions des substances thermanisante? , l'effet prodoit être indépendant de Tordre de superposition ; ce ni confirmé par l'expérience.
K bis. Pouvoir diffusif, — Après l'avoir défini (48o), s allons rapporter les expériences par lesquelles M. Met a essayé d*en déterminer la valeur. L'appareil est cehn a figure 346 ; seulement il prend ici une autre dispo- M Mtt est rcpfféaeirttw en piw et phfs ait petit oatia la r0 I , planche 38. La pile p est munie de son réflec- * & , et elle est portée sur une sorte d'alidade ihobife >nr du centre I, de manière à pouvoir prendre ahernatilent la position p et la position symétrique p\ Sur Ta e m et à une certaine distance du centre /^ est un écran la source de chaleur se dispose en f\ au-dessus du tre ^, et perpendiculairement à su on place un disque d avion mince , bien plan , de ao centimètres de diamètre^ le hauteur telle que son centre corresponde exactement xe de Ta pîTe. ChaufTé par le rayonnement du foyer y^ Ksque se met vite en équilibre de température; alors on Rve les effets produits par sa face postérieure sur la I portée en p\ et par su face antérieure sur la pile portée p^ les angles sî]^ et utp étant égaux. On opère ainsi comtth^ement sur deux disques tout à iait pareils ; seulement
516 LIVEE VU, — CïlAirilU — UEirxiÈliE pittTir.
Y un a ses Jeux faces nuircie^ au noir de fuiiiée , tandis ^ l'uiitre a une face iiutiiielltâ et uut; face noircie : c'«;»i oàm^ ci que nouii ^ippcUettms disque blanc, parce qui? m facij blaxLche est toujotiis su fuce atiiémure^ c*e»t*4*iiiret « qui eât tournée vcr^ le foyer. Voici maintenatit Ici réiu qui ont eie uhtenu* avec quatre sourres de ehaieur : 4» i tal chauffe à 4oo'' ; U ^ platine încandescent ; C , lampe t LocatelLi; D, rayons de la lampe de LocalelU Iraniimii travers du verre. On a varie la distancée des foyers «au i afin d'avoir toujours une dëviatioD vai^ine de ta* { «Û'et de la face postérieure du disque tioir ; œl tlFei a^lFj tenu, on porUiit la pile en p ptiur faire; ht ^ecatidi? oln^ vaùon I etf sans rien clianger au foyer, on àub6Utiijiiti dbque blanc au disque noir, pour le soitmettrt! tic au ni et ne rayonnement et a la même épreuve. Ce» fti oliservntions &ur chaque source ont été repeli^rs ^i\nvr fois. On donne ici les résultai moyens ; la cnliHUit y^l forces s obtient en représentant par loo la première et tîon de chaque série*
Koarce» iî#» ^ll.l^ lîf.
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Les conditions de rexpérience sont telles , que si U blauclit* du second disque avait le même pouvoir ab$ que la face nt*irc du premier, les déviations produites j les i a c e s p o s te r i e n r es devraient aussi ê ire I es luèta «* i * les deux expériences shiiI jdenti<jues. Mais les diffeff
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prévoir ; mais rien ne prouve que ce soit autrement que par une simple réfraction qui jette les rayons dans tous les sens. En efTet , les rayons qui sortent ainsi du sel gemme ou du verre ont toutes les propriétés des rayons qui sor* tiraient par des surfaces polies de ces deux substances : ceux du sel ont tous les caractères de la source qui les a émiS| ceux du verre sont thermanisés comme ils doivent rêtre; tout paraît se réduire au changement de direction. Mais, ce qu*il y a de très-étonnant, c*est quune face de sel noircie au noir de fumée parait n'imprimer aux rayons émergents aucune déviation de cette nature, {jinn. de Phys, et de Chim.^ t. LXXV, p. 879 et 38o.)
487. Réfraction de la chaleur. — On dispose sur un support un prisme de sel gemme {ftg. 35o), et, à quelque distance, une lampe Locatelli ; on cherche la direction du faisceau lumineux émergent, lorsque la déviation est minimum (38i); cela fait, on place des écrans et Ton dispose Taxe de la pile sur la direction des rayons réfractés par le prisme; alors Taiguille du thermo-multiplicateur est déviée dès qu*on baisse les écrans ; et elle est encore déviée dans le même sens lorsqu'à la lampe on substitue la spire de platine , la plaque de cuivre à 4^0^, ou même le petit cube rempli d'eau bouillante ; puis elle cesse de Têtre si Ion tourne un peu la pile pour la faire sortir du faisceau ré-