CHAPITRE III. •— ^ ÉLA.STJGITi
M. Reghault s'est occupé réoemment de la çompressibilité des solides et des liquides ; bien que son traTail ne soit pas encore publié , il a bien voulu me le communiquer, et je m*empresse de donner ici la description de son appareil^ qui est représenté dans la figure i5 : il ne m*a pas paru nécessaire d'y joindre un réservoir d'une centaine de litres dans lequel on comprime de Tair à 8 ou lo atmosphères , non plus que la pompe qui sert à opérer cette compression , bien que ces deux pièces en soient des parties indispensables; mais leur disposition est plus facile à comprendre que celle de lappareil lui-même, qui a cependant le mérite d'être très-simple et très-ingénieusement combiné. Le piézomètre ab est rempli de liquide jusqu'au poin^ Cj vers le milieu de la partie visible de sa tige ; à son extrémité supérieure, il porte une garniture mun^e de deux robinets p et dj le premier servant à produire la pression, et le second à produire la dépression , c est-à-dire, à mettre le liquide en communication avec l'atmosphère. lie t*ései^ voir r dans lequel plonge le piézomètre^ est presque entier rement rempli d'eau; on a aussi le moyen d'y produire la pression et la dépression au moyen des deux robinets p' et d''y il est de cuivre et suffisamment épais; à sa partie supérieure il porte une bride sur laquelle se boulonne le couvercle. La tige du piézomètre passe par une douille de ce couvercle, etdoit y être solidement retenue par du maétio à la résine. Ces deux pièces faisant ainsi corps ensemble sont simplement posées sur les bords de l'ouverture circu* laire de la planche ^, qui repose elle-même sur le vase v; celui-ci, par la masse d'eau qu'il contient, est destiné à empêcher les variations de température dans le piézomètre.
Voici maintenant la manière d'opérer : M. Regnault fait avec le kathétomètre cinq observations successives du sommet c de la colonne piézomëcrique*
i^ Les deux robinets d et d' étant ouverts, tout l'appareil $e trouvé soUs là pression atmosphérique.