LIVRE IT. — ACTIONS MOLÉCULAIRES
a' d étant fermé %\.p ouvert, la pression de Tair comprimé dans le grand réservoir arrive par le tube r et se fiût sentir sur le liquide du piézomètre , tandis que le réser voir r qui l'enveloppe reste sous la pression atmosphérique.
3** d' étant fermé comme d^ et p' ouvert comme /?, il y a pression égale sur le liquide et sur Tenveloppe; c est-à-dirf, pression intérieure et extérieure.
i^ p étant fermé et d ouvert, il y a pression extérieure seulement.
5** Enfin p' étant fermé et d' ouvert, on retombe sous la pression atmosphérique pour le liquide et pour Tenveloppe.
On comprend que pendant cette série qui constitue une opération , la pression reste bien constante , car on ne fait quune dépense d air imperceptible. Le manomètre qui indique la pression du grand réservoir dair est représenté à part dans la figure 16; le tube manométrique a deux mètres de hauteur, et se compose de deux tubes de différents diamètres, comme Tindique la figure , et comme on le voit plus en grand dans la figure 17 qui représente la soudure de jonction du tube large et du tube étix>it.
Au reste, s'il se manifeste quelque diminution sensible, aussitôt avec lu pompe de compression qui est toujours prête, on rétablit la pression voulue.
Voici quelques-uns des résultats qui ont été obtenus par M. Regnault, au moyen de cet appareil:
COMPRESSIBIUré POUR ONE ATMOSPHÈRE, EXPRIMÉE EN MILLIONIÈMES OU VOLUME PRIMITIF.
dans un piézomètre de cuivre ronge 47,709
Eau — de laiton 48,28S
— de verre 46,677
Mercure, daus un piéxomètre de verre 3,317
Compressibilité cubique du cuivre rouge 1 ,3t9
— du laiton 1,440
— du verre 2,36S
CHAPITBE III. ÉLASTICITÉ. 41
Ces nombres ont été obtenus au moyen de formules qiie nous ne rapportons pas ici; les expériences étaient faites sous des pressions de 8 ou lo atmosphères.
3 19. Z)e t élasticité de tension et de flexion ; du coefficient d'élasticité et de la ténacité. — Les corps solides travaillés en fils, en tiges ou en barres, présentent divers phénomènes lorsqu'ils sont tirés dans le sens de leur axe par des forces successivement croissantes : i*" leur longueur augmente et leur diamètre diminue; a"* ils reviennent exactement à leurs dimensions primitives quand les forces trac* tives viennent à cesser sans avoir dépassé certaines limites; 3® au delà de ces limites , ils restent allongés dans un sens et rétrécis dans l'autre; 4^ pour des forces plus grandes encore, ils se rompent, tantôt brusquement dans tonte leur largeur, tantôt lentement en s*amincissant de plus en plus.
Augmentation de volume par la traction. — Il est naturel de supposer que pendant la traction le volume du corps augmente à peu près comme il diminue pendant la compression. Cest, en effet, ce que M. Gagniard la Tour a observé en étirant un fil de cuivre dans un long tube rempli d*eau et convenablement disposé; et Poisson a démontré que , si Ton représente en général par a l'allongement que prend par la traction un cylindre dont la longueur est l'unité , le rétrécissement du diamètre perpendiculaire à Taxe sera seulement une fraction - de ce
diamètre. De telle sorte que le volume primitif étant z;, le volume pendant la traction sera
Coefficients d^ élasticité, — Pour démontrer que les JUs et les tiges ont une élasticité parfaite entre certaines limites et qu ^ih prennent des allongements proportionnels aux force s fie traction , Ton emploie des procédés différents. Lorsqu'il