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50 1 bis. Remarques sur les tableaux précédents, j8i(), Dulong l't Petit, après avoir déterminé les cl spécifiques de divers corps simples fcomme on le ^ J)leau 1 précédent), ont eu l'iieureuse idée de multipli cune de ces chaleurs spécifiques par l'équivalent ch: du corps auquel elle se rapporte, et ils ont ainsi (>bt nombre à peu près constant (colonne 4 <^'" tableau en ontdoiic tire cette loi fondaiueiitale : que^pourle simp/eSy les c/ialeurs spécifiques sont en raison i/n'ci équivalents r/tinuqnes. Mais, comme dans le >y>lèn mique , les équivalents correspondent à un même n
CHAHTRE IL — CALORIM£T|ll£. 583
TatomeSieC sont, par conséquent, proportionnels aux p(Ads les atomes, il en résulte aussi que les chaleurs spécifiques ont en raison inverse des poids des atomes eusp-memes^ Test^-dire que Ton a ^=c'p\p eip' étant les poids des itomes de deux corps simples, et e et c' les capacités de a0# corps. On voit que cp est la quantité de chaleur néces* laire pour faire changer de i^ le poids p du premier corps ; ipF «ât, de même , la quantité de chalfHir nécessaire pour biw changer de i^ le poids p' du deuxième corps; il en viéavlie enfin qu*il faut des quantités de chaleur égales pour ehanger de i^ la température des atomes des corps simpleSi ou, «n d'autres termes, que les atomes des corps simples ent exactement la même capacité pour la chaleur.
C'est sous cette dernière forme que Dulong et Petit ont présenté la loi dont il s agit {jinn. de Phys.et de Chim., 1819, t. X, p. ^oS). Cependant, comme les capacités se rapportent en général à des poids égaux^ il m'a semblé lire, pour éviter les équivoques, de bien indiquer le I qu'il faut attacher à ces expressions.
A l'époque de cette importante découverte, les chimistes pHYaieut pas tous les moyens qu*ils possèdent aiyourd'hui pour déterminer la vraie valeur des équivalents, ou le véritable poids des atomes; les lois si remarquables de Tisomorphisme, que Ton doit à M. Mitscherlich, n étaient pas comiuesi et, dans un grand nombre de cas , il restait de rindécisioa sur le multiple qu'il fallait adopter *, aiyourdluii| si les incertitudes ne sont pas levées d'une manière absolue par rapport à tous les corps, on connaît du moins des conditions plus nombreuses, plus tranchées et plus précises auxquelles le poids de l'atome doit satisfaire. Ainsi, la loi des capacités est un autre critérium qui vient se joindre à l'ensemble des analogies chimiques, pour les confirmer quand elles s'accordent, et pour faire connaître quelles sont les plus fondamentales quand elles ne s'accordent pas.
584 LIVRE VÎI. — CHÉt^Ktm.— * M
Cependant la loi des capaches nVist pas et ne peiil|Bi être mathématiquement exacte, pareil quil y a di*»€auiei accidentelles qui font varier b capacité des corp§ siitiplci
!*• La capacité change avec la tenipëratore ^ et chtnp inégalement pour les difleienis corps , ci>iîime on 1^ if| par les tableaux II, 111 et IX. ^
a^ Elle change aussi avec I*état d agrégation : |K*iirll cuivre recuit et malléable, M« Régna ult a trouvé^ parrxt»* pie, UjOgSo et o,og4S, tandis que le même corp* écroui if cassant donne seulement o^ogS^ et 0,0953. Ces diffëreacri deviennent bien plus grandes pour le soufre : en cmtiâi naturels, sa capacité e^t 0,17^6^ fondu depuis deux mv», elle est o,t8o3, et fondu récemment ^ elle ejt Q^t$i4;d elles deviennent bien plus saillantes encore pour le c«iboue, puisque la capacité du diamant est 0,14^9^ celle à graphite naturel o^ai^i et celle du charhuii de bui:» o^tiû (tableau VIII).
Ainsi, en faisant pour les divers corps simples, le pm duit de la capacité par le poids de laUime, on doit tni«* ver des nombres dont les rapports changent ati^si avise II température et Tétat d*agrégatian ; cVsi-à-dire que II kl des capacités ne peut, en définitive, donner pour le fùalA de Tatome qu'une approximatioa dont il reste à appreotî la valeur.
Si nous passons maintenant des corps simples auicorp composés, ce qui est possible aujourd'hui , grâce au hen travaU de M. Regnauh sur ce sujet important, nousuH' vous à celte loi générale, telle qu'elle a été énoncéf pf ftL Reguault, comme conséquence du tableau VIll ;
•- Da/ij! tous les corps composts y de mènw composïiîoRd^ miqiœ et de conslituitan chimique semblable^ les chul/nft spécifiques sont en raison ifwerse des poids arof niques
Sur quoi il y a demi renïarques à faire qui ionï*!"" grand intérêt pour la science :
La première 3 c'est que celte loi générale ne pf a! èPr