‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologieChapitre 158 sur 217 · CHAPITRE IK CALORIMÉTRIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IK CALORIMÉTRIE

5oi,i6 OU a5'%o6. L'acide a toi^ours été versé dans looo grammes d*eau, contenus dans un creuset de platine de laoa grammes ; l'agitation avait lieu avec un tube creux de palladium pesant 2io7'',6, et le thermomètre qui indiquait lea températures était petit et très-sensible. En réalité, M. Grabam a employé le grain au lieu du gramme que j*in* diqae ici; mais ce changement d'unité ne doit apporter aucun changement dans les résultats , si ce n'est peut-être qu'en opérant sur des niasses plus grandes on aurait plus d'exactitude. Le creuset était enveloppé de coton , afin de nq^liger la petite perte de chaleur qui se pouvait faire pendant le mélange, dont la durée ne dépassait pas i' ou a'. Cette correction , cependant, ne serait pas sans influence nr les résultats, puisqu'on y tient compte des loo"" de degie.

K l'on voulait déduire de ces expériences l'élévation de température qu'un équivalent d'acide produirait dans un équivalent d'eau, il faudrait prendre le poids p de l'appareil, en y comprenant l'eau et ses autres pièces, réduites en eau 9 le diviser par iia,5, pour avoir le nombre des équivalents réchauffés, le multiplier par ao, puisque l'on n'a opéré qu'avec un ao' d'équivalent, et enfin multiplier ce dernier produit successivement par les diverses élévations de température observées ; car dans les mélanges dont il s'agit^l'adde était tellement dilué après l'opération, qu'en y ajoutant de l'eau on ne pouvait obtenir une élévation sensible de température.

On pourrait bien en déduire aussi les nombres décroissants d'unités de chaleur qu'est capable de dégager i gramme d'acide anhydre, lorsqu'on le niéle à une masse connue d*eau, après l'avoir préalablement combiné avec i atome d*eau, avec a, avec 3, etc.; bien entendu que la masse d'eau devrait dtre assez grande pour que l'acide dégageât toute la chaleur qu'il est capable de dégager.

Mais les données de l'expérience ne me semblent pas

t^hcori* a&set «exactes pnuf que ces détcrininattoinâ abiolttB soient stiffisamnient apprnchées*

Cependant elles permettent dhk pTësent de Mredfi rotTiparaÎ5otis inléressantes. Ainsi, la préttiièrt? lîifférettCif , i"j47ï comprise dans la 3* calontie, fait voir qa en [trirnaiil lin tiôiitel aïonie d'eau. I ueîde H'OsSO^ dont b detHrté rtl i,848> produit une ëlévation de température plut pftHi' de i%47 > tltïtt^ I^ t^lï^l^uï* '^Oï^'^^^P^ï^danter est celle tfuî j éfâ dégagée par la combinaison de ce 5* atome d'eau; rlf itième la chaletir dégagée par la combinaison du 5* atome est jeprésentée par o,53; celle du 4*^ ïi^st par Oj5§, etc^ c'est-à-dire que le premier atome d'eau qui se toinhrnc avec le protohydrate H'0,SO\ dégage autant de Hiaiew que Ici 4 atomes atiivauts* qne le 3*éf le 3* en degigfiil des quantités égales; que le 4* en dégage la moitié sêiflf^ ment du 3% etc.

Où at^aît pensé que les quantités de chateur dégigte par les atonies successifs avaient entre elles des râppoffi simples; les nombres trouves par M. Grohani ne parai*!»efit pas favorables a cette opinion. Cependant, M, Grahani a observé hii-mtïnie un phénomène dofit il importerait de connaître rinlluence; il a c{mstaté iju^in acide quî vient (Tétre étenilti, don m* beau coup moins de chaleur quanti on le Inisse reposer prn liant quelques jours. Il faudrait savoir si le mélanj^e qui se fait dans les 1000 graitimes n'est pas bii-mèiiie dans ce cas, et si, quand on observe le tliernionirtn.% il ne duit pas s'exercer encore une action lent^ où la chaleur joue un rôle, et un rôle inégal lorsqu'oil a versé des acides diversement concentrés.

11. Chaleur tUgagée par la dissolution dans Veau de quantités

vquivalcntes de sels cristallisés.

Sulfate (le magnésie 7H»0 0*91

Sulfate d«* zinc I,'^-'

Prosulfate de fer l,<>b

Sulfate de cuivre 5H*0 0,67

Sulfate de taanganèse 0,1?

GVAMTnB II.— ^GâLORIMÉTMIî. 6\9

8«lblB 41 MOfinèse «I de potasse^ fta*0 2^30

Salfiite de maipiésie' et d*aminonia({ue 2,24

SaJrate de manganèse et d'ammoniaque «,14

Sulfata de fer et d'ammoniaque 1,27

Milita lie Rf et de potasie 1,47

Solftla de liac ei de potaue. < a,io

Soliafe it cuivre et démoniaque 2,63

SuUita da liiie et d'ammoniaque 1^73

Sulfata de cuivre et de potasse 3.04

MTalê dé ioudé » tOË'O 4,59

SoUala de potasse auliydre 1,M

Sttinié d'â&fnonU^ue 0,5Ï

Chmaate de potasse « «•< • l^lg

Bicnromàte de potasse. 3,96

Mitmte de ^otaaaé»...^ é 3^ge

Tercbromate de potasse 2,2ii

Mplio»|iliaté de potage 2H*0 2,i4

Biarséoiate de potasse 1,16

SolAOe d'eau et de potasse anhydre 1,95

'tHé Chmimr éégayée dans Vhydratation complète da «afi anhffdtêi»

SÊÊMê de tnàgiMMe 5,'Î5

SoUptte de liuc 5,17

fltfffiiM de culvw 4,4ft

anUirfa da mangaBèaa 3,34

Sulfate de magnésie et de potasse! 3,90

Sulfata de linc et de potasse. . • < . . « . t . * « 4,30

SolCite da auivre et de potasse 6,01

îf, Chakur déga^ pur la combinaiitm du premier atome d'eau dafu les eul/atee magnésiens.

I d'eau X » 1,47

Sulfate de cuivra 1,47

Sulflité de immgauèse i ,43

SalMa da a»agaésie<.i ..«..» 1,30

Suinta de zinc 1,71

Les nombres contenus dans les trois tabteaui ptëcé^ denté résultent d'expéHences faites dans les oonditiofis que nCMis airons indiquées en parlant du premier tableau« On a toujours employé un 20' d'équivalent de chacun des sais, pour le mélanger dans le même appareil a?ec la même masse d'eau de 1000 grammes.

Après ayoir obtenu d abord les nombres du deuxième tableau, M. Grahani a préparé des sels anhydres , sur les^ quels il a opéré, et, aux élévations de température qu'ils ont produites , il a ajouté un nombre égal au Aroid produit par la dissolution du même lel cristallistf; to sonnir

tiiO TJVUE VII. ^ CHALKUn. ^lllIimiiliK RâAltE.

eiti ta thaleur d tiyiimtatiuti eon tenue dans le* trobiènie Hbleati.

Qtiaot aux nombres du quatrième tableau ^ nous avotti fltîjà vu , en parlant de Tacide sulfurifjuc , c'otnittent le fit* niier a éxé donné ; les autres résultent dVxpérienees aot- Jûgues, c est-à-dire que RL Crabani, après avoir agi sur ks sels anbydres , a préparé les niémes sels avec un atoisf d eau, pour les soumettre à U même épreuve; alon^eiiiTtranchant la seconde élévation de température du la prt* mière, il a obtenu 1 élévation de température correspomlatf h là clialeur dégagée par le premier atonie d'eau.

Ces études relatives à rhydratation et aux dissolutioiis sont en quelque sorte le point de départ îndispensâUr pour arriver à une analyse ealoriËque complète des toa^ binaii^ons par voie humide ; mais il serait fort désimbk que l'on y joignît en même temps l'étude des vartitîonf et densité qu'éprouvent les éléments.

M. Andrews a dirigé ses recherches vers un objet ptai général et non moins important; il a ejLaminé particulièrement les actions réciproques des acides et des basc^^ , ff ses expériences tendent a établir les lois suivantes, qui mérîtenl toute Fattention des physiciens et des chimistes*

ï^ Loi des actfi^s.^Vn équivalent des fiwers acides^ combiné avec la même ùase , produit à peu près la même quactilé de cluileur.

2^ Loi des inises. — Uti équivalent des différentes hases^ camhiné avec le même rtciV/e, produit des quantités de cliâr leur différentes.

3^* Loi des se h acides, — Lorsqu'un sel neutre se con* vei lit vu sel iicide , en se combinant avec un ou plusietin équivalents d'acide, on n'observe aucun changemeiil il^ température.

4" L(?is des sels imsiqnes, — Lorsqti un sel neutre se o^uvertit en sel basique, la comlnnaisou est accompgrtfi? d'un dégagement de chaleur.

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