CHAPITRE If. — CALORIMKTRIE
BL Andrews a Ceiit ses expériences en dissolvant d*abord séparéiBent les acides et les bases solubles dans des quantités d*eau convenables ; en laissant revenir les dissolutions i la température ambiante , pour les mêler ensuite et observer le dégagement de chaleur. Pour les bases insolubles, elles étaient simplement mises en suspension dans Teau; par conséquent les chaleurs observées ont été moindres que si ces bases eussent été dissoutes.
Pour la seconde loi , les bases se sont présentées dans l'ordre suivant :
Mssnésie 4,58 +
ClMUix 3,94 +
Baryte 3,75
Potasse. 3,G2
Soude 3,60
Ammoniaque 3,o7
Oxyde de zinc 2,73 +
Oxyde de plomb 2,21 +
.,. , . Oxyde d'argent 1,79 +
Ije signe + qui accompagne les bases insolubles montre qu'elles pourraient prendre un autre rang si Ion connaissait la chaleur quelles doivent absorber au moment où elles se dissolvent sous Tinfluence de Tacide.
M. Andrews a cependant constaté lui-même quelques exceptions remarquables aux lois précédentes. Ainsi le peroxyde de mercure donne bien le même dégagement de chaleur avec Tacide azotique et Tacide acétique; mais avec les acides chlorhydrique, cyanhydrique et iodhydrique , il dégage trois fois, cinq fois, neuf fois plus de chaleur. Pardl- Jem^nt Facide cyanhydrique se range à la loi commune lorsqu'il agit sur loxyde de ipercure , et il s*en écarte au contraire quand il agit sur la potasse, la soude , la baryte et l'ammoniaque ; sur les trois premières il ne donne qu un 5® de la valeur normale, et sur l'ammoniaque seulement un i4'*
622 LI\H£ VII.— ^CHALEUR. ^^DEintlàlffE PARTIE.
Les acides phosphoriques et arséniques. font ausû un peu ^ception à la troisième loi , car ils donnent un faille dégagement de chaleur lorsqu'ils interviennent pour hin passer leurs sels de 1 état neutre à Téut acide.
Il résulte des deux premières lois de M. Andrews, que deux dissolutions de sels neutres, dans leur réaction pour produire des sels nouveaux, ne doivent donner aucun dégagement de chaleur ; c*est ce que M. Hess avait déjà indiqué et constaté ; mais il avait expliqué ce résultat par d*autres principes.
507. De la chaleur animale. — Les corps organisés semblent se soustraire aux lois générales de la chaleur, car ils ne sont presque jamais à la température des milieux dans lesquels ils vivent. Le corps humain n est point à la température de l'air qui Tenvironne. Les animaux des régions polaires sont plus chauds que la glace sur laquelle ils reposent ; ceux des régions équatoriales plus froids, en général , que l'air brûlant qu'ils respirent; les oiseaux ne sont point à la température de l'atmosphère , ni les poissons à la température de l'eau où ils sont plongés. Il y a donc dans les corps organisés quelque chaleur propre , ou plutôt quelque moyen de produire , suivant le besoin , de la chaleur ou du l'roid ; car la matière pondérable qui les
CUAP|Ti|S U. CALOaiM£THI£. 623
la bouche exactement fermée pendant tout le temps que le thermomètre éprouve des variations. Cette teiûpérature est ^e 37*; Tétat de santé et de maladie , Tàge et le climat n*y peuTent produire que de légères différences. MM. Breschef ft Becquerel ont fait dernièrement sur ce sujet un grand iiombre d'expériences très-intéressantes avec des appareils ^ermo-électriques d'une grande sensibilité. M. John Davy i lait sur ce point des observations curieuses dans le cours fe ses voyages , et surtout dans une traversée des ports de f Angleterre a Tile de Ceyian. En prenant à diverses lati-v ludes la température de plusieurs hommes de l'équipage , Il a reconnu qu'elle s'accroît en arrivant dans les pays diauds; cet accroissement toutefois est assez faible, car il |es*élève qua i** environ. En même temps, M. John Davy f pris des températures sur des naturels de Ceyian , sur ^es Hottentots, sur des nègres de Madagascar et de Mozambique, sur des Albinos , sur des Malais, sur des Gipayes, sur 4es prêtres de Bouddha, qui ne mangent que des légumes , ft sur des Vaidas, qui ne mangent que de la viande. Toutes fes températures sont très-peu différentes : la plus basse 4e toutes est de 35,8, elle appartient à deux Hottentots du cap de Bonne-Espérance^ la plus élevée se trouve de 38,9, •lie appartient à deux enfantsd'Européens, nés à Colombo, Tun de 8 et Tautre de 1 2 ans.
M. John Davy a observé aussi les températures d'un grand nombre d'animaux , comme on le voit dans le tableau fuivant.
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