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CHÀP. I. CHALEUR TEIIRESTIIE. 689
Ces eipériences constatent que la température zénithale s'abaisse pendant la nuit, à peu près comme la température de Tair ambiant; cet abaissement progressif, depuis le cou* cher du soleil jusqu'à son lever, est un fait essentiel qui conduit immédiatement à une conséquence importante. En effet , la température zénithale se trouve composée de deux termes qui s'ajoutent : Tun, dépendant de la température moyenne t!' de la colonne atmosphérique, qui est variable; et l'autre, dépendant de la température i de Fespaoe , qui est fixe ; car on peut démontrer que ces trois températures z^i* eli sont liées entre elles par la relation «*= ia'"+( I — V)a!' ; a étant la constante du rayonnement 1,0077, b le pouvoir absorbant que l'atmosphère «zeroe sur la chaleur terrestre, et V celui qu'elle exerce sur la chaleur de l'espace. Or, puisque la température zénithale éprouve, dans une seule nuit, des variations considérables I c'est une preuve évidente que le terme fixe qui entre dans son expression n'a qu'une très-petite valeur par rapport au terme variable, et par conséquent que^ dans le rayonnement nocturne, la chaleur de l'espace est très-petite par rapport à la chaleur qui provient du rayonnement de l'atmosphère.
Cette conséquence ne peut guère se concilier avec les opinions qui attribuent à l'espace une température dont la valeur ne serait pas abaissée au*dessous de zéro d'un trèsgrand nombre de degrés; mais elle se concilie parfaitement bien avec les £aits connus, qui déjà auraient pu fournir des indications dans ce sens, s'ils avaient été analysés dans leur ensemble avec toute l'attention qu'ils méritent. Les nombreux résultats de M. Wells, de M. Daniell, et de tous les autres physiciens qui ont fait des expériences sur le rayonnement nocturne , ne prouvent pas seulement qu'un thermomètre exposé sur le sol pendant la nuit, dans un lieu découvert , se refroidit de 6, 7, ou même S"" au-dessous de hi température ambiante; ils prouvent encore que II. . 44
690 LIVAK Vlll. METKOROLOGIJf.
ce phénomène se reproduit, presque avec la méuie intensité, dans les mois les plus froids de Tannée, c est^à-dire, en janvier, en février^ lorsque la température de Tair est tombée de plusieurs degrés au-dessous de zéro. Ainsi , W ilson a observé une différence de près de g"" entre la température de lair et celle de la sur&ce de la neige ; Scoreaby et le capitaine Parry ont observé des abaissements analogues dans les régions polaires, lorsque la température de Tair était à plus de ao"* au-dessous de zéro.
Si Ton considère maintenant que le pouvoir réchauffaDt que la couche d air exerce par son contact sur le thermomètre du sol , qui est plus froid qu'elle, est à peu près le même|Soit qu^elle se trouve à lo^ au-dessus de zéro, ou ù lo" au-dessous, il en résulte que le pouvoir refroidissant qui maintient ce thermomètre à — iS*" dans le second cas, a aussi la même énergie que le pouvoir refroidissant qui le maintient à + a° dans le premier cas; et, comme ce piuvolr refroidissant dépend de la température de l'espace, il en résulte aussi que la température de lespace est de beaucoup inférieure à — 18", car si elle était seulement de — So" ou de — '4^\ le thermomètre qui est à — 18% tandis que Tair est à — 10°, en serait déjà trop voisin pour que la chaleur de Tespace pût le maintenir au même abaissement audessous de Tair, que le thermomètre qui est à + a'' tandis
il était peut-être essentiel d'en faire la remarque, afin de montrer que si les conséquences auxquelles jqous allons parvenir sont en quelques points contraires aux opinions reçu^ , cela tient i la nature des choses plutôt qu'à Tinexactitude des expériences*
D autres considérations et d autres calculs démontrent que la température i de Tespace se trouve liée aux constantes i et 6' par lu relation
af = 1,255 1^ — 0,489;
et| ^comme de l'ensemble des expériences solaires on obtient a :=:o,35, on arrive définitivement à Té^uation
Ï}x\ ne contient plus comme inconnue que la température e Tespace i et le pouvoir absorbant h que l'atmosphère exerce sur la chaleur terrestre.
La plus grande valeur de h donne la limite inférieure de la ten^pérature de l'espace; et, puisque h ne peut pas être plus grand que 1 , la température de l'espace ne peut pas être inférieure à
Pouri' = o,3, on trouverait — 187, et pour A' =0,4 seulement—* 164.
Cotte limite inférieure une fois trouvée, il est facile d'avoir iMissi la limite supérieure, car elle corresiM>nd à la plus ped|e valeur qu'il soit possible d'attribuer à h\ or, les expAfioiiecs de température zénithale frisant voir que h est uécessairement plus grand que 0,8, il en résulte que la température de l'espace est moindre que
Poyr déterminer Anaintenant le nombre intermédiaire eompris 69t^eces limites, qui représente la vr^e température
cfî r |aiiv!
r, il faudra sans Aonfrd^n-] â étendent à toutes les
TieTices que j ai pti îm^ per*l A une certaine approidniation; dbl