‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologieChapitre 175 sur 217 · ROW>«^ÏE · texte numérisé non relu

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tiellesf il e» est «le même si la température n'est pas d'un nombre juste de degrés.

à 17- Des i}entâ, — On a beaucoup ëerit sur les ireïitSj on a même fait beaucoup d'observations sur leur direction^ sur leurs changements périodiques ou irrëgubers : et etpendant nous n'aurons ici que très-peu de chose à dire* Cest un sujet si vaste et si compliqué, qu'il a été impossibU jusqu'à présent de déduire quelque loi géoérale de 1 eu* semble des observations connues. Il faudrait compulse! tous les r^istres météorologiques, examiner pour m même instant Fétat des vents sur tous les points du gtobe^ et discuter les changements simultanés qui surviennentdani les instants successifs. Cette tâche immense sort des bor* nm d'un ouvrage élémentaire^ si elle avait été remplie, nous en pourrions profiter pour résumer en peu de paroles les faits généraux auxquels elle doit nécessaire mevl conduire.

On a cru remarquer que dans certains lieux les vents se succèdent dans un ordre déterminé; mais ces obserra" tious, beaucoup plus simples en elles-mêmes, puîsqu elb sont plus restreintes, présentent encore trop d'incertituJt"5 pour qu'il nous soit permis de les discuter ici.

Nous nous bornerons à quelques remarques sur la direction des vents et sur les causes générales que Ton peut leur assigner.

Les vents peuvent se propager par impulsion et par aspiration. Nous désignerons ainsi deux modes opposés qui doivent être soigneusement distingués. Le vent se propage par impulsion quand le souffle a lieu dans un sens et la marche progressive dans le même sens; c'est ce qui arrive au vent qui sort d'un soufflet dans lequel Tair est comprimé. Le vent se propage par aspiration quand le souffle a lieu dans un sens, et la marche progressive en sens contraire; c'est ce qui arrive au vent qui entre dans un soufflet où lair est raréfié : le souille a lieu vers la buse , et U

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marche progressive du courant a lieu en sens contraire , car les points les plus éloignés sont cçux qui reçoivent les derniers Timpression.

Ce dernier mode n est pas aussi rare qu*on le pense ; nous en verrons la preuve dans Tarticle suivant, en parlant des ouragansî et Wargentin lavait aussi remarque sur les vents, dans le nord de TEurope. Quand le vent passe à l'ouest, dit-il, il se fait sentir à Moscou plus tôt qu*à Âbo, quoique cette dernière ville soit de près de quatre cents lieues plus occidentale que Moscou; et il ne parvient en Suède qu'après avoir préalablement soufflé en Finlande.

Entre toutes les causes que Ton assigne aux vents, Tune des plus puissantes est , sans aucun doute , la prompte condensation des vapeurs dans le sein de Tatmosphère. On voit quelquefois tomber 27 millimètres d'eau en une heure sur une grande étendue de pays , particulièrement clans les régions équatoriales. Or , supposons seulement que cette étendue soit de dix lieues de coté , ou de cent lieues carrées. Si la vapeur qui est nécessaire pour produire 27 millimètres sur cent lieues carrées , était dans l'air à l'état élastique, et seulement à xo" de température , elle occuperait un espace cent mille fois plus grand qu .1 rétat liquide, c*est-à-dire qu*elle occuperait un espace de cent lieues carrées sur 2,700,000 millimètres, ou 2,700 mètres de hauteur. Telles seraient donc les dimensions du vide qui résulterait de cette condensation. A la vérité , la vapeur n*est pas à Tétat élastique , elle est à Télat vésiculaire; mais, par cela seul quelle reste suspendue dans l'atmosphère , elle a probablement une densité moindre qu'à rétat liquide, et sa condensation en gouttes de pluie produit encore un vide immense qui ne peut se remplir sans exciter une grande secousse atmosphérique.

518. Des ouragans, — Dans la zone torride et dans tous les climats à hautes températures, les ouragans sont fréquents , et se déploient avec une violence prodigieuse ; II. 4'"^

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dans nos climats tempérés , ils sont à lA fois plus rares et moins violents; et, dans les régions polaires , les grandes secousses atmosphériques, qui sont, du reste, assez habituelles, se réduisent, à ce qu*il parait, à des vents de tempête, ou seulement à des vents très-forts. Les ouragans occupent en général une grande étendue en largeur, et une étendue encore plus grande en longueur. On en pourrait citer qui ont parcouru quatre ou cinq cents lieues avec une intensité presque égale ; ils se propagent , comme le vent , par un mouvement de translation dans une direcUon à peu près constante : ce qui les caractérise, c'est leur tItesse , qui est excessive ; elle est quelquefois de plus de vingt lieues à l'heure. Il n*y a point d*agent caché qui soit en jeu dans les ouragans, point de fluide impondérable analogue h réleciricité qui exerce une action directe. Ce n^est, en dernier résultat, que de Tair en mouvement qui agit par sa puissance mécanique; et Tair est si léger, que toute sa puissance semble devoir être extrêmement bornée; mais la force que les molécules d air n*ont pas par leur masse , elles la prennent par leur vitesse, et elles deviennent ainsi capables de produire des effets qui paraissent d'abord incroyables, et qui sont cependant conformes aux lois de la mécanique.

Pour dnïTner une juste lâee. <!eces effets.

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té, qu'elle traversa cl*outre en outre une tige de palmier I quaranie<inq centimètres de diamètre.

Une pièce de bois de Dingt centimètres rréquarrissage , de quatre à cinq mètres de long, projetée par le vent sur I chemin ferré, battu et fréquenté, entra dans le sol de «f d*9n mètre.

Une belle grille en fer, établie devant le palais du goufmeur, fut entièrement rompue.

Trois canons de ^4 se déplacèrent jusqu'à la rencontre i répanlement de la batterie qui les renfermait. Pour expliquer ces phénomènes , il n'y a qu'une seule Ificulté , celle de savoir comment l'air a pu recevoir dans itmosphère une si prodigieuse vitesse; car, cette vitesse ânt donnée, les actions mécaniques les plus étonnantes 1 deviennent les conséquences nécessaires. C'est du gaz ] mouvement qui pousse le boulet hors du cnnon , et esc aussi du gaz en mouvement qui lance dans les airs ss quartiers de rocher, lorsqu'une mine fait son explosion. Direction des ouragans.— Les ouragans peuvent, comme ! Tant, se propager par impulsion ou par aspiration. Ce seond mode mérite attention, parce quil fournit une onnée importante sur la cause du mouvement* Cest Vuiklin qui paraît en avoir , le premier, fait l'observation. I rapporte quelque part, dans ses lettres, qu'ayant voulu baerver une éclipse de lune à Philadelphie, il en fut emèché par un ouragan de nord-est^ qui se manifesta sur ss sept heures du soir, et amena, comme d'ordinaire, des mges épais qui couvrirent tout le ciel. Il fut surpris, uelques jours après, d'apprendre qu'à Boston , situé eniron quatre cents milles au nord^est de Philadelphie, la snpéte n'avait commencé qu'à onze heures du soir , kmgsinps après l'observation des premières phases de Téclipie: t, comparant ensemble les rapports recueillis dans dwu» erse» colonies, Franklin observa constamment qaecBtt^ »mpéte du nord-est avait eu lieu d'autant plus ^

708 LivnE vin. — Mih*i!ûROLOGiE.

la station t^au \i\n% s'e/jtenfno/mle^ et qii'ainiii lé rmHt soaffîakiimu un se/is^ €t uvarunit pmgfvsm*enwnt en sem cm* traire.

Depuis, Ton a obi^ervé un grand nonUiie d'ouragans pre* sentant ce caractère piirtlculier dans leurs directions.

5Î9. Des tromàPâ\ — ^Le phénomène des trombes est en tnâme lemps le plus extraordinaire des phënciixièiias mê* ttîorologiques dons les effets qu'il produit, et le plus in* compréhensible dans ses causes. Pour en donner uneju^te ideej nous rapporterons tcxiuellenient la deacnpiion d'urif trombe qui a été obsci-vée dans les environs de Trêves en 1839, par le professeur Grossmaïun

• Vers «leuîL heures de raprès-tnidij une lieue aih-desso us de Trêves, à rest-nord-est de Buwer et de Pfalxel^à environ ao"* au-dessus de l'honzon, un pliénoniène se montn^J qui frappa d'etonnenient, et mitj pendant unedeini-heuri*,, dans une attente inquiète, un grand nombre d'homme qui étaient occupés au dehors*

n Le ciel, à la suite de la pluie qui venait d'avoir lieu, était encore couvert, lorsque tout à coup» du milieu é'ml nuage noir qui s'élevait de l'esl-nordest, une masse lumineuse commença à se mouvoir en sens contraire, et à le déchirer violennnent. Le nuage prit bientôt, vers le haut, la tonne d une cheminée, de laquelle se serait échapper une fumée d un gris blanchâtre, assez mélangée par intervalles de jets de llamme, et s'élevant par plusieurs ouvertures avec autant de force (ainsi s exprimèrent un certain nombre de témoins) que si elle avait été chassée avec la plus grande vivacité par plusieurs soufflets.

« Le météore était arrivé au-dessus des vignes de Disburg, et vis-à-vis de Ruw^er, lorsqu'à quelque distance plus au sud, sur la rive droite de la Moselle, tout à fait en contact avec le sol, un nouveau métoore, comme il sembla à plusieurs individus, apparut d'une manière effrayante; 1 dispersa des masses de charbon de terre entassées au-

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toor d*aii arbre, renversa un ouvrier d*un four à ehaux qui se trouvait là , et se précipita à travers la Moselle avec un fracas épouvantable, comme si un grand nombre de pierres se heurtaient ensemble. L*eau s'élança en une haute colonne.

« Roulant avec le même fracas , ce dernier météore, toujours à terre , se dirigea de la Moselle à travers les campagnes de Pfalzel , laissant des traces évidentes de sa route en zigzag à travers les champs de blé et de légumes. Une partie des légumes fut entièrement détruite, une autre partie couchée et hachée , le reste enlevé au loin dans les airs.

« Plusieurs femmes , près desquelles passa le météore, s évanouirent; d'autres , plus éloignées , se cachèrent , ou s'enfuirent en criant : Tous les champs sont en feu. Deux onvriersy qui étaient montés sur un arbre, observèrent le ■étéore dans tout son trajet ; un autre eut même la pensée courageuse de le suivre , et cela était facile , en marchant d'un pas ordinaire. Mais , dans un des zigzags qu'il ^Ucrivait, le météore l'enveloppa tout à coup. Il se sentit tantôt tiré en avant, tantôt violemment soulevé ; il se pencha, en sappuyant fortement à terre avec ses outils ; mais il n'en fut pas moins jeté à la renverse. Le tourbillon pourtant l'abandonna et continua sa route.

«Il ne se souvient d'aucune impression particulière qui anrait affecté soit l'odorat, soit le goût, mais seulement d*0B bruit assourdissant. II affirme qu'il y avait deux coulants, dont l'un s'élevait obliquement, entraînant les tiges et les épis avec d'autres corps légers ; l'autre avait une direction contraire.

« La route que le météore s'était frayée à travers les diamps avait, suivant différents rapports , de lo à i8 pas de largeur, sur une longueur de 2,100 pas. Sa forme était

Àpea près conique: sa couleur, tantôt gris blanc ou jaune,

talôt brun obscur, le plus souvent celle du feu. Le pre-

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mier météore était en l'air, au*dessus de celni-ci, à peu prèi parallèle, en avant vers le nord; il présentai pendant environ dix-huit minutes, une grande masse d*an gris blaichâtre, qui semblait souvent vomir de la fumée rouge de flamme, et qui, vue à la distance d environ une demi-lieuc, avait la forme d'un serpent de i4o pas de long, dont la tête était vers le nord-nord-est, la queue à l'opposite*

« En huit à dix minutes de temps, la queue s'était changée déjà en s abaissant; au moment où elle allait toucher la terre , tout le phénomène disparut , et en même temps aussi le météore inférieur, sans que, ni de la partie élerée en Tair, ni, comme l'assure un témoin oculaire, de la prtie inférieure , il y eût aucune explosion; mais alors va» odeur de soufre très-puante se répandit sur toute la campagne. Presque aussitôt un onige éclata sur les bots, silués au nord-nord-ouest du lieu où s'était montré le météore, et fut accompagné d'une grêle à grains extra(»tlinairemeDt gros.

« Le soleil ne parut point pendant tout ce temps , à œ qu'aflirnient la plupart des spectateurs. Il n'y avait aucoa souffle de vent.

« Le météore supérieur fut apemi de Gutweiler, Gossel, et autres endroits , comme aussi de Trêves ; il parait être

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liiioe, qni tantôt s'exerce sur les eaux, pour en soulever des eolonnes qui ont plusieurs centaines de mètres de haulear; tantôt sur le sol , pour fouiller la terre, briser les arbres et enlever tous ces débris jusqu'aux nuages.

Gomnoent cette puissance , quelquefois si prodigieuse,' peut-cUe prendre naissance au milieu des airs? C'est une queitioDy il faut le dire, à laquelle la science ne peut foire aocnne réponse précise.

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