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CH. II. DE L*Àia ET DES VAPEUHS ATMOS. 713
Le principe de la condensadon se trouve réalisé dans les trois hygromètres suivants :
1j* hygromètre à capsule se compose d*un thermomètre et d*ane petite capsule de plaqué d'or très-mînce (^. 378). On verse de Téther sulfurique dans la capsule ; Tévaporation qui a lieu refroidit à la fois Téther , la capsule et le thermomètre. On observe la température à Tinstant où l'or se ternit, cest la température du point de rosée; la force élastique correspondante est écrite sur l'échelle du ther« momètre.
\a hjrgrometre à virole fVor {fig. 379) est moins embarrassant pour les voyages : c'est un simple thermomètre à réservoir cylindrique, mince et allongé, portant au milieu de sa longueur une virole d'or qui joint bien sur le verre; de chaque côté, le réservoir est couvert de toile fine; on y verse l'éther, et l'on observe la température à Finsunt où l'or se ternit ; le flacon d'éther est contenu dans la boite dn thermomètre.
11 hygromètre de Daniel est représenté dans la figure 38o. Il se compose d'un tube recourbé, terminé par deux bou* les : Tune a en verre noir, et l'autre b en verre ordinaire. La boule noire est à moitié pleine d'éther, et en outre elle contient un très-petit thermomètre, dont la tige et l'échelle sont arrêtées dans l'intérieur du tube /; l'air est complètement chassé deTappareil. On verse de l'éther sulfurique sur la boule b qui est revêtue d'une toile fine, et l'on renouvelle l'opération jusqu'au moment où la rosée se dépose sur la boule noire. On note la température précise que marque alors le petit thermomètre intérieur : cette température est celle du point de rosée.
Le refroidissement de la boule noire est produit par la prompte évaporation de léther qu'elle contient, évaporation qui est elle-même produite par la condensation de réther dans l'intérieur de la boule b , de plus en plus refroidie par révaporation qui se fait sur sa surface extér rieure.
714 LIVB£ VIII. MéTEOROLOOlIS.
HygrometrôB à^abêorption. — Il 7 a ua gniod nombre de corps qui absorbent, avec plus oa moiiia d aTidilé, la ▼apeur d*eau contenue dans Tair , et , conuiie en même temps ils éprouvent quelques changements dans leurs dimensions, dans leur poids ou dans quelques antres de leun propriétés, Ton a essayé de prendre ces changements euxmêmes pour la mesure des quantités de Tapeur absorbées. On a construit beaucoup d'hygromètres sur oes prindpef, mais nousn*en décrirons qu'un seul ici, cest Xhygromttn a cheveu^ que Ton appelle aussi Y hygromètre de Samsun^ du nom de son illustre inventeur.
h hygromètre à che%^eu est représenté dans la figure 38 1. Le cheveu est fixé par son extrémité supérieure aune pince a, qui peut éprouver de légers déplacements au moyen de la vis b et du ressort c ; il s enroule par son extrémité inférieure sur une poulie à deux gorges , dont Taxe porte une aiguille d destinée à parcourir le cadran e. Dans It seconde gorge de la poulie est enroulé un fil de soie portant un petit contre-poids f destiné à donner au ckeveu une tension continuelle et toujours égale.
Voici maintenant le jeu de Tinstrument. Quand l*air qui 4»nveloppe le cheveu devient plus humide^ la ch«veu abiioibe une nouvelle quantité d'humidité, il s allonge , le
CH. II. — DiK I^'aIH ST DES VA»|il)M 4TMOS. 7t!(
9* OftDS YkumiéiUé exiretne, le cheveu prend loajours la V^qie degré d^allongement, c est-à-dire que Taiguille finit Uniyoan par s arrêter au mâroe point h , quelle que soit la température ; ce point A est le point de l'humidité ex-
iVmr le même cheveu , l'intervalle compris entre les poiote extrêmes j e| A est toujours le même, et le mouleveiit de la pincse supérieure a sert à changer un peu la longueur du cheveu , pour amener ces points sur le cadran*
Nous allons en même temps démontrer ces principes pav Texpérience, et faire la graduation de Tinstruraent. On net lliygromètre sous une cloche ; on y fait le vide , ou bien on y laisse l'air; mais, dans l'un ou l'autre cas, on en ibsorbe toute l'humidité, soit avec l'acide sulfurique concentré, soit avec du chlorure de calcium , et Ton observe le point où s'arrête l'aiguille.; ce point est marqué zéro lur le f^adran : c'est le point de sécheresse extrême , car IVxpérience répétée plusieurs fois à des températures différentes donne très-sensiblement le même résultat. 11 faut quelquefois plusieurs jours pour que l'aiguille cesse com* plétement de marcher au sec.
Ensuite, on porte l'hygromètre sous une cloche dont on a mouillé les parois avec de l'eau distillée; la cloche ellemême repose sur un plateau au fond duquel on a répandu de l'eau, et l'on abandonne l'expérience à elle-même. L'aiguille marche rapidement vers le point A ou vers l'humidité, et enfin elle s'arrête: son point d'arrêt est le même, loit que la température ambiante soit o% io% ao% 3o®; c'est le point d'humidité extrême. On y marque loo ; l'arc compris sur le cadran entre o et loo est ensuite divisé en lOO parties égales, et chacune de ces parties est ce que l'on nomme un degré d'humidité.
Les cheveux doivent être soumis d'abord à une lessive alcaline très- légère et à peine tiède; on choisit ensuite