‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologieChapitre 185 sur 217 · LIVRE VIII. METEOROLOGIE · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. METEOROLOGIE

sol, Cest alors qull faut redoubler de soîm el de précautions^ car c'est de la perfection de la conductibilité que l*on va établir entre le conducteur et le sol, que dépend toute lefficacité du paratonnerre.

Si Ion a à sa disposition un puits qui ne tarisse pas, ou si avec une tarière on peut faire un trou jusqu'à la pro* fondeur où l'eau est permanente, il suffira d y faire arrÎTfî le conducteur, en le divisant en plusieurs branches ou ra* cines. Pour multiplier h^ contact, on mènera le conducteur au puits ou au trou par des tranchées creusées dans la terre, que Ton remplira ensuite avec de la braise de boulanger. On aura de cette manière le double avantage de préservef le fer de la rouille et de le mettre déjà en cotitact avec cette braise qui est un très-bon conducteur.

Lorsque Ton n'aura pas deau, il faudra chercher au moins un lieu humide et y mener le conducteur par une longue tranchée ^ dans laquelle il sera bien enveloppé et braise. On pourra même alors, pour plus de sécurité, for* mer des tranchées perpendiculaires à la première et plus ou moins longues, dans lesquelles on fera passer des ramifications du conducteur.

S'il est facile de comprendre que la foudre ne peut pa5 tomber sur un paratonneiTe construit d'après ces prii

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I qa'il approche, sa puîuance décomposante devient fhis énergique, mais en même temps il reçoit de la tige ne plus grande quantité d'électricité contraire.

Le paratonnerre est donc une arme qui devient plus effi- OMse à mesure que le danger devient plus pressant. Son efficacité n'est pas cependant sans condition : par exemple, iile paratonnerre était dominé par des corps voisins plus detés que lui, le nuage orageux exercerait sur ces corps une action plus grande que sur le paratonnerre , et l'explosion pourrait s'ensuivre; si la tige du paratonnerre était amronnée de corps très-bons conducteurs, de charpentes enfer, ou de couvertures métalliques d'une grande étendue, ces corps conducteurs, 'quoique placés plus bas que la tige, éprouveraient néanmoins une grande décomposition dans leurs électricités naturelles, et par cela même ils pourraient être frappés de la foudre.

Le seul remède qui se présente pour les protéger conaite à les mettre en bonne communication avec la conduite du paratonnerre , car, au moyen de cette commuaication, les deux fluides contraires pourront s'écouler à mesure qu'ils seront décomposés : celui qui est repoussé l'écoolera dans le sol par la conduite elle-même; celui qui est attiré gagnera le sommet de la tige, et pourra s'écouler librement vers le nuage par l'extrémité de la pointe.

Cette théorie si simple condamne comme dangereuse "invention de quelques praticiens, qui se sont imaginé pe, sur les édifices à charpente métallique, il fallait soi- [neosement isoler de cette charpente et la tige et toute a conduite du paratonnerre. Heureusement , les moyens [u*ils emploient pour obtenir cet isolement sont trop imparfaits pour remplir leur but; et, s'ils n'arrivent pas à aire une chose dangereuse, ils font au moins une chose nutile. La théorie veut que l'on fasse précisément le conraire, c'est-à*dire que l'on mette en communication avec e paratonnerre tous les bons conducteurs d'une grande

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