Chaque vibration du corps sonore excite dans Pair
60 LrniB ¥• — AGOOSTIQUE.
urne ondulation tTune longueur détermina. — Cette proposition est une des' plus inipolr|Eintes et des plus difficiles de Facoustique; mais nous devons l'aborder dès à présent^ et mettre d'autant plus de soin à la faire comprendre, qu'elle nous servira comme de point de départ pour exposer les théories de l'optique.
Concevons un tube horizontal ttf (fig. 2g) ayant, par exemple, 10,000 décimètres de longueur et i décimètre de diamètre; l'air qui le remplit est partout à la même température et sous la même pression ; un piston /», joignant bien contre les parois, peut, en i'' de temps, accomplir une oscillation entre les deux positions p ^s qui sont i I décimètre de distance.
Tout étant en repos, le piston part pour arriver en s\ pendant ce mouvement, l'air du tuyau se mod^ie d'une certaine manière, et, pour mieux étudier les modifications qu'il éprouve, nous saisissons l'instant précis où le piston arrive en s^ et nous supposons que toutes les moléctilei d'air restent comme elles se trouvent alors, ou pour mieux dire, nous supposons que celles qui sont comprimées ne puissent pas se débander, que celles qui sont dilatées ne puissent pas se rapprocher, et que celles qui sont en repos conservent leur état de repos.
Si la colonne d'air se comportait comme un corps solide parfaitement dur, il est clair que, l'une de ses extrémités étant poussée par le piston , l'autre extrémité sortirait du tuyau au même instant et de la même quantité ; mais 3 n*y a point de corps parfaitement dur; l'air est très-fliùde et très-compressible, et quand le piston pousse devant lui l'une des extrémités de la colonne, l'autre extrémité ne peut pas obéir au même instant; il faut du temps pour que rimpression se transmette jusqu'à elle; et, d'après la longueur' que nous avons donnée au tuyau, nous pouvons bien affirmer qu'aucune molécule d'air n est sortie par l'extrémité ouverte t pendant que le piston est passé de p