‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologieChapitre 26 sur 217 · CHAPITRE I. DE LA PRODUCTION DU SON · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. DE LA PRODUCTION DU SON

accomplissent des oscillations sensibles pendant le temps c(u'ils rendent des sons. Ce phénomène est surtout frap* pant dans les cordes de violon , de harpe , de guitare et des autres instruments de cette espèce; les oscillations, il est vrai^ sont trop rapides pour que Ton puisse les compter \ mais l'œil les aperçoit, il saisit les limites des excursions de la corde, et il croit la voir en même temps, dans toutes les positions intermédiaires, à peu près comme il voit un cercle de feu lorsqu'un charbon enflammé est tourné en rond avec une vitesse suffisante. Ces oscillations ou ces mouvements de va-el^vient constituent ce quon appelle en acoustique des vibrations.

Dans les timbres ou les cloches, il y a des vibrations analogues ; pour s'en assurer, on frappe une grande cloche de verre pour lui faire rendre un son , et ensuite on l'incline pour qu'une balle vienne en toucher la paroi; alors la balle saute d'un mouvement rapide, et l'on entend les chocs répétés qu'elle produit, en retombant, par son poids.

Enfin, il suffit de poser le doigt légèrement sur un corps sonore quelconque, pour sentir un frémissement qui accompagne toujours la production du son ; mais si l'on exerce une pression un peu forte, le mouvement est arrêté dans toute la masse et le son est éteint.

Il y a des instruments, tels que la flûte et le sifflet , qui semblent faire exception au principe général que nous avons énoncé, car rien dans ces corps sonores ne parait être en vibration ^ mais nous verrons bientôt que, si la matière solide de ces instruments ne vibre pas ou ne vibre que d'une manière insensible, il y a cependant une matière vibrante, et cette matière est la masse d'air qu*ils contiennent. Ainsi, le principe est vrai dans toute sa généralité, et nous allons montrer que l'air qui transmet le son vibre comme le corps sonore lui-même.

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