chapitre: III
Détïo&ipiïftition et Kecoin|)OAitioii de in lumMUie.
389* La lumière blanche dit soleil est composée tie ra^ dîpersement colorés. — Pour démon trer cette pniposiii fondamentale, on forme d abord le spectre solmr'ê pr procèdes que nom avons décrits {fig* ^7^)i ^^ ^''i ^""^' produits dans la figure aot : m est le miroir métalliqiïti \e porte-lumCere adapté au volet de la chambre noine ; & i Touverture du volet dans laquelle on dirige le faiscriu lumière solaiie; elle a i ou a centimètres de dîamètr«| est le prisme rt^ringent j t est le tableau sur letjucl on çoït les images. Avant de mettre le prisme, T image dîrtl est ronde et sans couleurs; elle se f<*rme en g. Au ino] du prisme, l'image réfracEce est oblongue et cnlorce;i se forme en ra\ cest le spectre solaire. La figure ref sente le tableau t rabattu et tu de face pour mieux m trer les effets.
En variant cette expérience, il est facile de constater résultats suivants : i° parallèlement auTc. arêtes du prisi la largeur du spectre est toujours égale au diamêtM ri mage directe qui serait reçue à la même d ts tance ; a* { pendicubirement aux arêtes ^ la longueur du spectre pend de laugle réfringent du prisme et de k nature d« substance.
Pour démontrer le premier résultat j il suffit de répà r expérience avec des prismes diOérents*
Pour démontrer le second. Ion peut employer le//J variable^ qui est représenté dans la figure 2U2. Le ptcdj les deux bouts & et fi' sont en cuivre, Undis que lei A
fil
CH. m. DÉCOMP. KT RECOMP. DE LA LITM. 213
^feif sont des lames de verre montées dans des cas de métal; Tune d*elles est fixe, l'autre est mobile, et it être parallèle on inclinée à la première sous des an- I différents. Cet appareil substitué au prisme p de la ire aoi n'imprime d'abord aucune déviation au faisceau ect, ce qui prouve le parallélisme des deux cotés dans kcune des lamesyety'; mais lorsqu'on y verse un liide transparent, on voit à l'instant le faisceau se dévier le décomposer. Ensuite, on fait varier à la fois la dévianetla coloration, en inclinant plus ou moins la face/' rla fiice/I Pour faire voir ensuite que la longueur du Mre dépend de la nature de la substance du prisme, on ■t d'abord verser successivement divers liquides dans prisme variable en lui conservant le même angle, et ierver les longueurs des spectres correspondants; mais, vr les solides , on se sert du poljrprisme qui est repré- Blé dans la figure ao3. Cet appareil est un assemblage prismes de différentes substances superposés bout à ut et ayant tous «le même angle réfringent ; en le prônant devant l'ouverture, on oblige le faisceau à traverser eeessivement les diverses substances avec la même obliité, et Ton obtient ainsi des spectres inégalement déviés inégalement colorés.
Diulfl ces expériences, il est facile de reconnaître que si longueur du spectre n'est pas au moins double de sa |mr, il se forme au milieu une bande blanche ; mais, md le spectre est très*allongé, le blanc disparaît, la «ration des couleurs est complète, et Ton y distingue sept nuances suivantes : rouge, orangé^ Jaune, iteri^ t , indigo, violet.
1 importe de remarquer qu'elles sont toujours dans le me ordre relatif, et que^ par rapport au prisme y c'est jours le rouge qui éprouve la moindre déviation. Ce t ces nuances que Ton appelle ordinairement les cou^ s du prisme , les couleurs du spectre , les couleurs de
214 UiM VL — oPTïQin
tins ou de rarc-en-eiel ^ les eou/eurs simples^ elc*; pom verrons tjue^ si nos yeux ne trumpieni ([Utî septcûOc^ leurs dans le spectre, il est vrai da dire cependant qu 11 y €ti a une infliiitë
La séparation des couleurs a lieu d'une tnanièri! miui compléta ï quand on reçoit le spectre à 6 mtHi'es de Unce, le prisme ayant un angle réfringent de 60'' j tt \\ verlure du vol^t étant un cercle de i centimètre de nictre. Cependant elle est plus complète encore qi l'ouverture est plus petite : c est ce que Toii peut véi en faisant tomber simultanément sur le prisme pliiftii faisceaux par des ouvertures voisines de différents dj mètres, ou, mieux encore| en faisant tomber uu leol ceau par un triangle isocèle très-allongé , dont li h%ytei soit parallèle aux arêtes du prisme.
Pour donner au spectre des limites plus nettes et trancbéesi on peut encore adopter la disposition iur qui a été employée par Kewton. A quatre mètres âtXi verture o {fig. ao5), on place une ienyllc ayant a nièii de distance focale principale, sur laquelle on fait îm un faisceau de lumière solaire ; alors Fimage de Toa ture va se peindre de grandeur naturelle en o\ à la distance de 4 nièires^ mais, inimédiutement derrière 11 tille, on place le prisme ^, qui décompose la lumiè ctdente, et donne un spectre qui est nettement déËii trèi-brilhint, parce qu'il contient dans un moindre toute la lumière quil contiendrait si la lentille n y était
.390, Les rayons diversement colorés sont fii^em réfrangihîef,^ Celte vérité résulte déjà de la forme dtliJ du, spectre; car il est évjdt^nt que la lumière violeUe, tombe en u \fig. aoi), forme, au sortir du prisme, un 11 d'émergence plus grand que la lumière rouge qui toi en r:, et, comme elles ont l*uneet l'anUe une même il dence sur la première face du prisme, il faut bien en dure que le violet est plus réfrangible que le roug»'.