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CHAPITRE IV. — ACHROMATISME

oite 9 /? le prisme et / la lunette ; ici surtout le prisme iz être très-pur, sans stries ni filandres , il est bon de le Éeer à 6 ou 7 mètres de la lunette; et, soit en faisant BlTTier son support, soit en faisant tourner la lunette HÎbile elle-même, on parvient à étudier le spectre dans Hte sa longueur; la lunette fixe sert à déterminer les h£a tiens et par suite les indices de réfraction correspondit aux raies principales,

^IPar <:e mode d'observation, Frauenhofer a constaté » que le raies sont tout à fait indépendantes de Tangle Eringent du prisme , et 0? qu'elles sont pareillement ini[^endantes de la nature de la substance réfringente, ihb-à«dire que, dans tous les cas, elles restent les mêmes wkaar leur nombre, leur forme et leur disposition. Jusqu'à présent on a trouvé ime identité si absolue entre ~3iiiinère du soleil et toutes les autres lumières naturelles t artificielles , qu'il était très-important de chercher si jkib identité se soutiendrait encore à la nouvelle épreuve U raies du spectre. C'est dans cette vue que Frauenhofer Ait avec le même appareil diverses expériences sur l'éaicelle électrique, sur la flamme d'une lampe, sur la lu- Bère de Vénus et sur celle de Sirius.

'Xa lumière électrique donne des raies brillantes, au lieu t raies noires; lune des plus remaquables par sa vive "densité se trouve dans le vert.

Ija lumière d'une lampe donne pareillement des raies Plantes ; on peut surtout en distinguer deux très-intenses IM le rouge et l'orangé. La flamme de l'hydrogène et rlle de l'alcool présentent sous ce rapport la même appâtée que les flammes de l'huile.

lia lumière de Vénus donne les mêmes raies que la Insère du soleil, seulement elles sont moins faciles à disvaguer vers les extrémités du spectre.

. Enfin, la lumière de Sirius donne aussi des raies noires, lais elles sont tout à fait différentes de celles du soleil ou

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des planètes. Il 7 en a trpis surtout qqi sont très-rqma^ quables : Tune dans le vert , et deux dans le bleu.

D autres étoiles de première grandeur parai^^nt donner des raies différentes de celles de Siri^8 et ^e celles 4u soleil.

Ainsi , par cette nouvelle dopnée et par ces pbsenr»tions précises , se trouvent établis des caractères distinçtifs entre les diverses lumières naturelles ou artificielles; cest une vaste carrière ouverte par l'babile artiste de MuQich dont nous avons à déplorer la perte. Nous pouvpns espérer que les physiciens suivront avec iiq vif intérêt c^ premières découvertes qui tiennent de si près à rorigiiie : de la lumière et aux conditions sous lesquelles ^Ue pren^ naissance, soit artificiellement dans les corps terr^st^i soit naturellement dans le soleil et les étpilçs.

Déjà plusieurs physiciens ont étudié sous ce rapport |||^ flammes diversement colorées : on sait que cer^ns Sj^ ont la propriété de donner des couleurs plu^ ou mfûnf vives aux flammes de Fhydrogène, deThuile ou de lalcoq!.

Les sels de chaux donnent un rouge de brique; ceux àt strontiane, un cramoisi ; ceux de soude, un jaune vif assn pur; ceux de baryte, un vert pomme; ceux de cuivre, un vert magnifique ou un bleu verdàtre; ceux de potasse, un bleu violet pale.

On observe d'abord la flamme dans son état naturel; elle donne en général un spectre discontinu où les couleurs dominantes sont le jaune, le vert de diverses nuance» et beaucoup de violet; les raies y sont fort nombreuses. Lorsque ensuite on la colore par un sel , le spectre prend un tout aulre aspect pour les couleurs et aussi pour les raies qui changent de caractère; la chaux, par exemple, donne une raie jaune et une raie verte bien marquée, tandis que la strontiane donne une raie bleue excesâivemenr brillante.

D'autres observations très-dignes d'intérêt sont celiei

qui opt été faites par M. JJrewster d'abojd , et ensuite par MM. Miller et Daniell sur la propriété que possèdent certaines vapeurs (gaz nitreux , iode, brome, chlore), de faire Daître une foule de raies distinctes daps le spectre d'une flamme , lorsque la lupiière traverse ces vapeurs avant de tomber sur le prisme qui doii la décomposer.

397. Des indices de réfraction pour divers rayons du spectre. — La recherche des indices tle réfraction des divers rayons de lumière est un problème a une grande importance pour la théorie de Toptique et pour la construction des instruments. L'invariabilité des raies du spectre offre, pour le résoudre, un moyen beaucoup plus exact que ceux qu'on pouvait employer quand on n'avait, pour point de repère , que des nuances de couleurs toujours incertaines. Ainsi , au lieu de déterminer pour chaque substance l'indice de réfraction du rouge , de l'orangé , du jaune, etc., on cherche les indices de réfraction des raies que nous avons précédemment appelées A, c, rf, e, /, g^ h {fig, 209). Les expériences se réduisent toujours à observer l'angle d'incidence sur le prisme, langle d'émergence et la déviation au moyen du théodolite {fig* 218); mais qn peut aussi simplifier cette recherche en plaçant le prisme comme nous l'avons indiqué, de manière qu'il donne successivement pour chaque rayon la déviation minimum i alors cette déviation est la seule donnée dont on ait beloiQ. La lunette qui reçoit le spectre au sortir du prisme W munie d'un fil micrométrique parallèle aux raies , qui fennet de remplir la condition du minimum avec le dernier fkigré d'exactitude.

Voici le tableau de quelques expériences très-exactes faites par Frauenhofer. Nous avons désigné par /t„ /i,, Rv ^l'i les indices de réfraction correspondant aux raies

TABLEAU DES INDICES DE RÉFRACTIOIf DES DIVERS BATM

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