CHAPITRE IV
De» raiies du spectre , de la dispersion et 4e racbromatismc.
^96. Des raies du spectre, — Nous i^ppelleroiis raies du j^tre les çhangeipents brusques d'iptensité que Frauenofer a découverts dans la lumière du spectre. C^s chanements se preseqtent ^ntôt sous Tapparence de lignes ^(^f^ pu presque complétei^ent noires^ tantôt sous lapaienoes de lignes brillantes.
La figure 219 représente ce phénomène singulier, pour ft lumière solaire : ru est le spectre ordinaire où sont iparpiés les espaces occupés par les diverses couleurs, et rV ifre les principales raies que Ton y distingue ; elles sont ipujours noires, et, en concevant que cette figure soit pro- ^e sur la première , on aura une idée des positions de xs diverses raies par rapport aux nuances du spectre. On loit d'abord qu'elles ne tombent pas aux limites des coueurs, mais qu'elles se trouvent réparties depuis le rouge au Hplet avec une grande irrégularité, sans rien offrir de reaarquable au passage du rouge à l'orangé , de l'orangé au yune, etc. On peut remarquer ensuite qu'il n'y a pas moins firrégularité dans leur apparence que dans leur position : es unes sont très-déliées et ne paraissent que comme des îgnes noires isolées et à peine visibles ; d'autres sont trèsipprocliées, et ressemblent plutôt à une ombre qu'à un asembldge de lignes distinctes; enfin, il y en a quelques-unes [ui sont très- tranchées et paraissent avoir une étendue ensible. Pour établir quelques points de repère au milieu e cette confusion , Frauenhofer a choisi les sept raies qui )nt marquées &, c, e/, 6,/, g^ A, comme offrant le double rantage d'être faciles à reconnaître et de partager le spectre
en espaces qui ne sont pas trop îiiégatiic. De  à r on compié | ^ raies Ënes et bi^n determinëei ; tie c; à ^ on eu compte 1 3o; de âf à £, enTiron 84 àe différentes grosseurs ; de e à/A plus de y6, entre lesquelles on en distingue trois des pluil fortes du spectre et des mieux terminées; de fk g ^ i85 J et de gk h 190 : ce qui fait 5^4 de i à A. Si Ton compi«| encore celles qui sortent de ces limites, on peut éTsiIiiertI 6 ou à 700 le nombre total des raies noires ou pi aï oui moins sombras que présente le spectre solaire dans toiMl sa longueur.
On peut observer ce pbéiiomène, soit en projetant tel spectre entier sur un tableau, soit en recevant siiccessÎTf'l ment les diverses couleurs du spectre dans une lunette j convenablement disposée et donnant une ampltficalioil suffisante. Dans les deux cas, la lumière ne doit inT«f| au prisme qu'après avoir traversé une fente parallèle il ^irétes et très-étroite dans le sens perpendiciilaîre: vAtuni si Ton veut projeter les franges sur un tableau , on &•! pose rexpérience comme celle de la figure ao5 : o ttf sente la fente, p le prisme, et l une lentille; dans lexp rîence de Newton, à laquelle se rapporte cette figure,! lentille était spliérique et ses distances à rouverture ty 1 au tableau ur étaient doubles de la distance focale prindr pale. Pour le cas qui nous occupe, on pourrait prea une lentille cylindrique; mais, quelle soit cylindrique 1 sphérique , il est bon qu'elle produise un grossî^^f^>T^•^ plus ou moins considérable , et pour cela il faut qutiie plus près de la fente que du tableau , de telle sorte 1 ces distances correspondent à des distances focales cmf guées; un grossissement de 8 ou 10 fois permet de tô d'une manière ti^ès-nette toutes les raies principales Jb spectre; il semble toutefois quil y ait quelque avantageai placer la lentille à la suite du prisme plutôt qu'en avanL
Pour observer les raies dans une lunette, on disp Vexpérience comme dans k figure aiS ; o est li f«