CHAP. V. VISION ET INSTHUMERTS
M distingiw pas la lumière par les nerfs de l'ouïe, du goût oa de rodbrat, non plus que parles nerfs des bras ou des 1 9 on ne distingae pas la lumière par le nerf optique ^'il soit épanoui en réseau et étalé sur la choroïde. Ce fiut remarquable semble bien indiquer encore que la létiae tent les images sur la choroïde, comme la main sent lasfDnnes, les contours, et les divers degrés de poli des eorpe qu'elle touche.
On reconnaît Feustence et la position du point insensible
delaiétine par l'expérience suivante {Jig. 227). Sur un fond
rcthorîxontal /m' on place deux petits disques blancs ou
ites boules, dont les centres sont à environ un déd-
I Tan de l'autre ; ensuite, on regarde d en haut à la dis-
ide a5 à 3o centimètres, et dans une position telle que
loildroit toit verticalement au-dessus du disque degauche,
ttqne la ligne des deux yeux soit parallèle à la ligne des
1; ces deux conditions étant remplies, on ferme l'œil
r et Ton regarde le disque de gauche avec Tœil droit,
Wk rél«Mgnant ou en l'approchant un peu , mais toujours
dbat la même verticale; alors on trouve une position où le
de droite est complètement invisible : plus près ou
,il reparaît à l'instant, et jamais on ne cesse de le
v«ir ai la ligne des deux yeux est seulement un peu oblique
|Hr rapport à celle des disques.
- Le docteur Wollaston a observé sur lui-même un phénode TÎsion extrêmement remarquable. Un jour, après I viidicnt exercice de deux ou trois heures, il reconnut soulent qu^il ne pouvait plus distinguer que la moitié \ :en regardant, par exemple , un homme en £aice , ds|e voyait que la moitié de sa figure et la moitié de son r^ipipe, etc. Ce phénomène de semi-vision dura un quart Mhêare environ ; il avait lieu pour un œil comme pour MptiOyOupour les deux ensemble ; c'éuit la moitié gauche I^Mobjcfi qui était invisible, c'était par conséquent la moitié
Mie de chacun des yeux qui était insensible. I u. 17
Vingt ans plus tard, le même accident se renouvela, mais en sens inverse; cette fois, c était la moitié droite des objeli qui était invisible. (Vojeï l'explication physiologique qu'il ert donne, Ann. de Phys. et de Chim., t. 27, p. 102.)
404 bis. Besicles Les besicles sont des lunettes dont
se servent les presbytes et les myopes pour avoir une visioM distincte des objets à la distance moyenne de sS ou 3o^
Supposons, par exemple, qu'un presbyte ne puisse voir nettement qu a la distance de 90*"* : alors , il est évident que pour lui les images ne peuvent être nettes , à moins que la lumière ne pénètre dans ses yeux avec la divergence quelle a en venant de 90*"- de distance; ainsi, pour qnll puisse voir, comme une personne douée d'une bonne vne^ les objets à 3o^, il suffit de placer les objets à cette distance et de modifier par une lentille la lumière qu'ils en^ voient, pour qu'elle ne soit pas plus divergente que si elle venait de 90'''. Par conséquent, la distance ù de i objet i la lentille étant de So*"' , la distance m de l'image virtuelk devra être de yo^' ; on aura donc :
d'où y= + 45 ;
cest'à-dire qu'uu presbyte, qui voit naturellement à 90 cen* timèires, doit ijtuployei- irninfxiiatenient au-devant dv i tuil