LUNETTES
.Toutes les lunettes se composent d'un objectif et d'un icoinre. L'objectif est destiné à recevoir la lumière desob- Blictà la concentrer pour former en son foyer des images jdies et renversées tout à fait analogues à celles qui viennt se peindre sur le tableau de la chambre noire; Tobjecf doit donc être parfaitement achromatique pour que les ngcs soient nettes et sans couleur; par conséquent, il doit Nqoars être composé au moins de deux substances inéga- ■ent dispersives : l'une travaillée en lentille convergente, iatT« en lentille divergente. Dans les lunettes ordinaires, is lentilles sontconligués; dans les lunettes dialithiques y n conserve entre elles un espace plus ou moins grand , ce ui permet de donner à la seconde lentille bien moins de oneur qu'à la première. La composition de l'oculaire est m plus variable que celle de l'objectif : il se réduit à une aqple lentille divergente dans la lunette de Galilée ou lu» Ute de qfectacle ; il se compose d'une ou de deux lentilles mifergentes dans la lunette astronomique; enfin, il se com» NMe de quatre lentilles convergentes dans la lunette terrestre.
Dans toutes les lunettes , la position de l'oculaire par ipport k Tobjectif se détermine par ce principe, que les 11. i8
274 LIVUE VI. —^ OPTIQUE.
rayons d'un môme faisceau, cest-à-dire, ceux qui sont émis par un même point de Tobjet, doivent être seusiblement parallèles entre eux lorsqu'ils sortent de loculaire. Ce principe n'est pas rigoureusement vrai , puisque la vision distincte ne peut s'accomplir que par des rayons plus ou moins divergents, suivant que l'organe est myope ou presbyte; mais il est suffisamment approché pour donner une idée très-nette des phénomènes.
4 1 4. Lunette de Galilée ou lunette de spectacle. — Soit a la position de l'objectif (^/^. ^4i)j et^sa distance focale principale : s'il n'y avait pas d'oculaire , un objet très-éloi** gué formerait son image en et' à une distance de f d^rritrt l'objectif; cette in^age serait renversée, et du centre optique a elle serait vue sous le même angle que Tobjet. 11 s'agit maintenant de placer un oculaire divergent a , ayant une distance focale principale J\ de telle sorte que les rayons d'un même faisceau soient parallèles entre eux an sortir de a. Or, cette condition ne peut être remplie quea plaçant cet oculaire à une distance y* — y*'(de l'objectif, puisque alors les rayons qu'il reçoit, allant converger en tt om au foyer principal de l'oculaire, seront rendus partUèki par son action divergente. Ainsi, dans la lunette de Galilée, la distance des deux verres est égale à la différence de leurs distances focales principales.
CHAlP. V. VI9l09r £T INSTRUMENTS. 275
Pour avoir le grossissemeni, il «uflSt de remarquer que k portion tp de l'image aurait été vue du centre de Tobjeedf sous le même angle tap que U portion correspondnitede l'objet , tandis qu'au moyen de l'oculaire elle est m sous l'angle tap. Ainsi , le grossissement est :
tap tang ta'p f
tap tang tap f ^
pipiiqa'op peut substituer les tangentes aux angles, et prenkn^ les valeurs des tangentes dans les triangles rectangles
1^ «jyunp de ces lunettes ne peut guère dépasser 5 ou 6 4ipésj)eur clarté dépend évidemment du diamètre de l'objcrtjf jet du grossissement.
415. Lunette astronomique. — Dans les lunettes astronottj|iies, l'image se forme réellement au foyer de l'objectif, etFocalaire n'est qu'une sorte de loupe qui sert à la regarder. Soit y la distance focale principale de l'objectif^ et tt' [fi§* 944 ) riraage réelle et renversée d'un objet très-éloipài roculaire a! ayant une disunce focale f\ et devant agir pour que tous les rayons d*un même faisceau sortent imllèieaient entre eux, il est évident qu'il doit être placé i ipe distance f derrière l'image tt\ et par conséquent à ^e distanoey-f-y derrière l'objectif.
Il résulte de là: i* que limage est renversée; a*" que le
f |rof(9Îs^inent est exprimé par ^. En effet, les rayons qui
ont formé Fimage au point t sont réfractés par l'oculaire de feMurière à émerger parali^ment à l'axe secondaire ta ; r«U qui les reçoit au sortir de Toculaire voit donc le point f aor le prolongement de a!t vers // ; de même t* est vu vers / sur le protoogement de nV. Ainsi , Timage virtuelle est mit dass le même sens que l'image réelle , et se trouve par «■aéquent renversée comme elle par rapport à l'objet. V>ur avoir le grossissement , il suffît de remarquer que la loniofi tp de f image réelle est vue au moyen de l'oculaire
ngle tnp^ Undîs que tait vue comme la p^rtia cûrrespondante de Tû Taiigle ia-p* Le groâstssênieiit est donc ;
tdp tang tdp f tap tatig tap f^
En général , les bons oculaires des lunettes astral ne sont pas simples comme nous venons de le s muis ils se composent de 'deux verres coovergcu coHTexes, ayant Tun et Tautre leur conve3tit€ toi côte de l'objectif. La dîstiiuce focale du premier du l'œil etitnt f*\ celle du deuxième est 3^^' et la des verres entre eux ^f ; d'où il est facile de conch lentille unique qui serait ctipable de produire le mè
devrait avoir une dislance focale principale y éj
2/ en sorte que le grossissement est ^-^ *
Pour les plus forts oculaires la valeur de f* ed gtie, et pour les plus faibles elle est de six lignes^ lure du diaphragme qui sépare les deux verres est ^ elle est de | ligne dans le premier cas, et de 3 lig le second. Cet oculaire, imaginé par Huyghens, e sente dans la (ig. 245 ; il s'appelle quelquefois ocul gatif\ parce que l'image réelle de l'objectif vient s< dans l'ouverture du diaphragme V, qui sépare les ci tilles de Toculaire; c'est là que se place le micromèi réseau de fils très-fins , qui sert à mesurer la dist divers points de l'image ou la durée des passages di
On emploie aussi quelquefois l'oculaire de R qui est dit /?o^/^i/' parce que l'image est formée au cet oculaire se compose pareillement de deux lenlil convexes; mais elles sont à peu près de même fore* distance est moindre que la distance focale prin< chacune d'elles.
Le champ de la lunette dépend de l'oculaire,