FROID DES HAUTES RÉGIONS
Bernard ; les hauteurs sont compiées au-des sus du niveau de la mer :
Genèye 407" Fribourg 655% Saint-Bernard 2491"
50 . - . L °7 . e . °. . L L] 19° 20 o . o 0 0 18 e. e 0 . . 3 CE 7 10 . . o . e 8;2 . e . 3 . Er 1
— 10 . ll; 9 « . 0 5 — 17
876. À cause du froid qui règne dans les hautes régions, Limite des on voit, même dans les pays les plus chauds, le sommet de re De 2e certaines montagnes rester constamment couvert de neige; la chaleur de l'été suffit à peine pour fondre ce qui est tombé pendant hiver. Pour trouver le point où les neiges subsistent ainsi même au milieu de lété, il faut en général s’élever d'autant plus au-dessus du niveau de la mer qu’on est plus près de l’équateur comme on le voit par ce tableau *
Zone torride. ....,.... 4,800".
Gaucasesshé 51000 5,500 : Pyrénées... ......... 2,700 Mipesb-hih oise) 14 000 Norwége......…...... 1,060 Laponie: 13,4%... 2990
Plus au nord les neiges perpétuelles se trouvent au niveau même de la mer, La température moyenne (883) de la limite n’est pas toujours 0° comme on ponrrait d’abord le croire , elle varie suivant la latitude. C’est 10,5 vers l'équateur, -—6° en Norwége, et—3° environ dans les zones lempérées. ;
877, Le décroissement de température,quand on s’élève Température dans l’atmosphère , peut être exactement mesuré dans les bee ascensions aérostatiques. M. Gay-Lussac, lors du voyage dont nous avons parlé (621), a pris 20 indications thermométriques à différentes hauteurs, d’où il est résulté que l’abaissement était d'environ 1° pour 170 mètres, Il est à re-
Ji, 2
18 LIV. YI. CHALEUR.
marquer que,dans les nuits calmes et sercines , la température de l'air, au lieu d’aller en diminuant à mesure qu’on s'éloigne du sol, présente au contraire une progression croissante, au moins jusqu’à une certaine hauteur. Ainsi, Pictet a vu qu’un thermomètre, élevé seulement de deux mètres et demi, marquait toute la nuit 20,5 de moins qu'un instrument pareil suspendu à 17 mètres; le contraire avait lieu à midi. C’était deux heures environ après le lever du soleil et deux heures après son coucher que les GAL ins=truments étaient d'accord.
Température 878. D’après diverses considérations qui offraient assez A Pl de probabilité, Fourier avait assigné —60° pour la température qui règne au-delà de l’atmosphère; mais M. Poisson a - été conduità ur résultat différent. Il pense que l’espace dans lequel se meut actuellement la terre est tout au plus à 15° au-dessous de zéro. Cette température, quirésulte du rayonnement des divers soleils dont l’univers se compose, doit d’ailleurs varier d’un point à l’autre; de sorte que notre système planétaire, qui selon toute apparence est emporté d’un mouvement général de translation , a pu ou pourra passer par des points d’une température différente.
Températu. 879. C’est dans l’intérieur de l’Afrique qu’on observe les dl Ras plus fortes chaleurs. La température de l’air y dépasse quelquefois 40° à l’ombre. On à même vu le thermomètre à 530 pendant le Sirocco ; mais on attribue cette température excessive à la présence d’une poussière sablonneuse dans l'air. Le capitaine Parry , en février 1819, a vu le thermomètre à 460 au-dessous de zéro, dans l’île Melville, dont la latitude est de 740; le mercure y reste gelé cinq mois de l’année. Depuis, le capitaine Ross, dans son voyage aux régions polaires, a observé un abaissement de — 56°. ; Températures 880. A Paris, le plus grand froid a été de 25°, 5 (25 jananna AB 1795); la plus forte chaleur de 380 4 (8 juillet 1793); le thermomètre était cependant à l’ombre. Dans nos climais, c’est généralement vers le milieu de janvier et le milieu de juillet que s’observent les plus grands froids et les plus lortes chaleïrs. La température la plus élevée de la journée a lieu vers deux heures de l'après-midi en été, et
TEMPÉRATURES EXTRÈNES ET MOYENNES. 19 vers trois heures en hiver; la plus basse s’observe'un peu ayant le lever du soleil.
881. Si dans une journée on chti >par exemple, tous les quarts d’heure le thermomètre qui donne la température : de l’air (862), et si, après avoir additionné ces96 observations, on prenait la 96° partie de la somme, on aurait la température moyenne de la journée. On trouve plus facilement celte température moyenne et avec beaucoup- d’approximation (du moins dans les climats qui ne sont pas trop au nord ), en prenant la demi-somme des températures extrêmes observées aux heures convenables, ou données par le thermomètre à maxima et à minima. On peut encore prendre pour température moyenne celle de huit heures et demie du matin; car l’expérience prouve qu’elle diffère très peu en général de la véritable moyenne.
882. En additionnant toutes les températures moyennes du mois et divisant par le nombre de jours, on a la température moyenne du mois, et enfin la température moyenne de l’année en divisant par 12 la somme des températures inoyennes des mois. L'observation montre que la température moyenne de l’année diffère peu de celle des premiers jours d'avril ou d’octubre , ce qui fournit des procédés plus expéditifs pour sa détermination.
883. On appelle température moyenne d’un lieu, ou température climatérique , la température moyenne de Pair résultant des observations de plusieurs années; il en faut généralement dix ou douze pour que les variations accidentelles se compensent. À Paris, d’après 29 années d’observations relevées par M. Bouvard, la températuremoyenne est de 100,822. En général, c’est à peu près celle de la première couche de température invariable (869), ce qui donne encore un moyen très prompt de connaître ia température moyenne d’un lieu où l’on ne peut séjourner. L’eau des puits d’une profondeur médiocre la donne aussi avec assez d’exactitude. Dans les tropiques , la couche de température invariable est si voisine du sol que l’observation est très facile. Un fait bien remarquable signalé par M. Poisson, c’est que la température moyenne du sol pendant Pannéeentière,
Temperature moyenne d'un jour.
Température d’un mois, d’une annee.
Température moyenne d'un lieu,
20 LiV. Vi. CHALEUR,
diffère très peu de la moyenne prise dans l’air. Ce résultat est vrai dans Îa zone torride et dans les zones temptrées, mais non pas à ce qu'il paraît dans les climats froids; car M.Rudberg, à Stockholm, a trouvé la température moyenne du sol plus élevée que celle de l'air ; la différence ‘est d’un
degré. | Lignes iso 884. En marquant sur un globe terrestre tous les points thermes, dont la température moyenne est de 10°,8 comme à Paris,
on trouve: une ligne qui n’est pas exactement parallèle à l'équateur, et qu’on appelle ligne isotherme de 10° 8. M. de Humboldt à qui l’on doit l’idée des lignes isothermes a tracé de mêmes celles de o°, de 10°, de 20°, etc. Celle de 27° 5” coincideavec l'équateur; lesautres, au lieu d’être paralièles, %%se relévent vers le nord en approchant du méridien qui passe par le milieu de l’Afrique ; tandis qu’elles s’abaissent vers le méridien qui passe par le milieu de l’Océan Pacifique pour se relever encore près des côtes occ identales de PAmérique. On voit par là que la présence des terres augmente Ja chaleur ; aussi, à latitude égale, l'hémisphère austral estil plus froid que le nôtre. Dans la nouvelle Géorgie et dans les îles Sandwich par 54 et 58° les neiges sont déjà perpétuelles au niveau de la mer. s Lignes iso 885. On pourrait se faire une fausse idée de la tempéra- LR ochi- {ure d’un lieu si on ne considérait que la température moyenne de l’année entière ; car on conçoit qu’une égale quantité de chaleur annuelle puisse être très inégalement répartie entre les diverses saisons. De là l’idée des lignes isothères, où d’égal été, et des lignes éisochimènes, ou d'égal hiver. Ges lignes s’écartent encore plus des parallèles géo graphiques que les lignes isothermes; car, par exemple, l’éré est tout aussi chaud à Moscou qu’à Nantes, quoique Moscou soit de 11° plus au nord.
La différence de l'été à l’hiver est si petite pour certains lieux, que la température yest presque constante. Ainsi, à Funchal (Madère), la température moyenne de l'été est de 24°, etcelle del’hiver est encore de 17, 8°. À Paris, au contraire ; du imois le plus chaud au mois le plus froid, la différence va jusqu’à 15° 8° à Londres, c’est 16° 2; de sorte
CÉOGRAPHIÉ DES TEMPÉRATURES. 21
que, pour ces deux points, le climat est très variable. II l’est encore plus à New-Yorck et à Pékin,où les différences dépassent 30°,comme on le voit par le tableau suivant :