‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 24 sur 89 · DILATATION CUBIQUE ET LINÉAIRE · texte numérisé non relu

DILATATION CUBIQUE ET LINÉAIRE

924, MM. Dulong et Petit ont mesuré la dilatation du fer, en enfermant une tige de ce métal dans un tube rempli de mercure à zéro, ce qui donnait un appareil analogue à celui de la fig. 300. Chauffant à 100°, puis laissant refroidir, ils obtinrent , à cause du mercure sorti , un vide qui, avec la dilatation du verre, pouvait contenir les dilatations réunies du fer et du mercure restants. Par le poids du mercure sorti, et par son poids spécifique à zéro, il'est facile de calculer le volume du vide à cette même température (136) : supposons-le de deux dixièmes de centimètre cube ; soit: de même 3o‘?, et 11‘, les volumes du fer et du mercure restant; la capacité du tube à zéro sera

4a cb., 2 LAN DEN 387 *(or9k = —=0,2

celle du mercure , et on aura

BAGUE à ‘ 0,2 += oh œ F

æ désignant la dilatation de 3otb. de fer. En en prenant la 30 partie, on aura la dilatation de l’unité de volume, et on

v . Q 1 4 ® A] A La LA trouve Mayer à trés peu pres. Le même procédé ap-

liqué au LEA gout :

puq P 55°

925, En one dans les solides, on a plutôt béloin de connaître la dilatation en longueur que la dilatation cubique ou du volume entier ; mais, quand on connaît l’une, il est facile de calculer l’autre. En effet, la formé ne chan-

geant pas (893), les volumes aux he températures sont

comme les cubes des dimensions homologues, c ARR e qu’on a :

DU bt Mi Ts TU

Si nous considérons seulement l'unité de volume et l'unité de longueur, et si nous appliquons notre calcul au fer, la proportion deviendra

aëa ‘: ? : (14) *,

Dilatation dn fer et du platine,

La dilatation linéaire est le tiers de la dilatation cubique.

Dilatation du

cuivre. Pyrometre deBorda,

Fis, 304,

36 LIVs VI. CHALEUR.

æ représentant la dilatation linéaire du fer. De là on tire

à ï 3 ; GS — Ô Z 3 T° T 282 EU LE Le ce qui montre que x n’est pas même le tiers de — 58 ; par ut | à : conséquent æ ne vaut pas —— ; x Ÿ est encore plus

uT

petit; négligeant donc ces rte ; OnA AI Te ag

et comme les dilatation des solides sont toujours trés petites, on voit, en généralisant. que la dilatation linéaire est le tiers de la dilatation cubique. |

926. Le procédé que nous avons indiqué pour mesurer la dilatation des métaux n’étant pas applicable à ceux que le mercure peut dissoudre, comme l'or, l'argent, le cuivre , etc. MM. Dulong et Petit les ont comparés au fer, à l’aide d’un appareil dont la première idée appartient à Borda, Dans une auge contenant un liquide dont on faisait varier la température, ils avaient établi deux règles parallèles et égales, l’une de fer et l’autre du métal qu’on voulait lui comparer. Ces règles étaient solidement réunies par un bout, de sorte que la différence dans l’allongement ne pouvait se manifester qu’à l’autre. Deux montants, implantés perpendiculairement sur les extrémités libres , sortaient de l’auge et se terminaient par deux petites règles parallèles aux grandes, portant des divisions. On notait les divisions qui coïncidaient à la température de o, et lon voyait à 100° de combien l’une avait dépassé l’autre. La différence venait uniquement de l’allongement dés grandes règles, parce que tout le reste était du même métal. Or, sans mesurer, . on sait que la règle de fer, qui avait

1200 à zéro , s’allongeait de T 84612190 passant à 100°:

Je cuivre s’allongeait un peu plus; et l’excédant, ajouté à

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