PASSAGE A L'ÉTAT LIQUIDE
Pyrometre de Wedgewood,
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962. Le platine, le palladium, et quelques autres mé- Substances taux, sontinfusibles au feu de forge ; mais onles fond avec Fe des miroirs ardents ou le chalumeau à gaz (561). Il en est | de même de la silice et-de l'alumine, qui constituent les
argiles réfractaires, et la plupart des pierres précieuses.
963. On profite quelquefois de la différence de fusibilité Applications. pour séparer diverses substances ; ainsi on sépare le Cou Liquation. du cuivre en chauffant lalliage à un certain degré; le plomb s'écoule, et le cuivre reste en masse poreuse : ce procédé est connu sous le nom de liquation ; il n’est pas généralement applicable, à cause de l’affinité plus ou moins forte qui réunit les deux métaux. Ainsi, par la liqualion, on ne séparerait pas le plomb de l'argent,
964, On fait avec le plomb, le bismuth et l’étain, des Rondelles fualliages qui fondent à différentes températures , depuis 100 “iPle*jusqu’à 200° : par exemple, si, pour prévenir l'explosion, on veut que la température ne s'élève pas au-dessus de 150”, dans une chaudière à vapeur, on y ménage une ouverture, qu’on ferme avec une plaque d’alliage, en proportion convenable, pour se fondre à cette température. Pour qu’elle ne se déforme pas avant de se fondre, la plaque fusible est maintenue par une petite grille. Fusibilité des
965. On n’a pas exactement déterminé la température à sels. laquelle fondent les différents sels. En général la chaleur rouge est plus que suffisante; à cette température le nitre et PS. même le sel marin coulent comme de l’eau. Quand on chauffe ,ueuse. nés un sel qui contient de l’eau de cristallisation, du borax, par “ion isnée. exemple, on le voit fondre d’abord dans cette eau, puis se dessécher à mesure qu’elle s’évapore; ensuite il fond par la chaleur seule; de sorte qu’on distingue la fusion aqueuse et
la fusion ignée. Cause d’in-
966. Ce qui jette quelquefois de l'incertitude sur le point certitude sur le point de fusion,
Disparition
SK ns chaleur penant la fusion,
Solidification.
Temperature, à laquelle elle s'opère.
54 LIŸ, VI. CHALEUR.
de fusion, c'est que certaines substances se ramollissent peu à peu, et n'arrivent à la liquidité parfaite que par degrés insensibles.. :
967. Une circonstance bien. remarquable qui accompagne toujours la fusion, c’est qu’il disparaît, pendant qu’elle s’opère, une quantité de chaleur très considérable.
Qu’ on mette un vase plein de glace sur un brasier ardent ;
on ne s’aperceyra pas de la plus légère élévation de température jusqu’à ce que tout soit fondu ; l'énorme quantité de chaleur fournie au vase, pendant une heure peut-être, aura complétement disparu , employée toute entière à fondre la glace sans élever la température. Chaque substance, suivant sa nature, exige ‘ainsi une certaine quantité de chaleur pour passer de l’état solide à l’état liquide; nous verrons plus loin comment on peut mésurer cette chaleur, qu’on appelle latente. |
968. Quand un métal fondu repasse À l'état solide ; on a évidemment un phénomène du même genre que la congélation de l’eau; c’est toujours un effèt de la dimioution de chaleur. En général une substance se solidifie précisément à la température où elle commence à fondre. Ainsi un thermomètre marque le même degré dans Pétain quand il se prend en masse ou quand il entre en fusion. Cela se conçoit quand on observe que la température variant par degrés insensibles, la différence entre le point où l’eau est encore liquidé et Île point où elle commence à geler doit être plus petite que toute quantité assignable. Aïnsi à zéro la glace fond où l’eau gèle, suivant qu'on est dans une pé-
riode croissante ou décroissante de température. D’après
cela, fa table des points de fusion donne la température où les substances fondues commencent à se solidifier;
nous ajouterons seulément ici les points de congélation de
Substances ui ne se congelent qu'audessousde zero.
quelques s substances qui restent liquides au- CHCRORUE de zéro.
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LATE COR 07 Te Pr ete
PASSAGE A L'ÉTAT SOLIDE. 5h»
Huile d'amandes douces , . . . . .
— de térébenthine . . . . . . .
pré. 'Œillet, su bin mur atsf din — 180 +7 de noix, ..
— de chenevis . Ÿ + + + «7 29° —, delin..., | #.
Mandela de ndueipiie mbheiarcs mt. DDP
Acide carbonique . . . ...., . . . , :— 90°
970.Relativyementaux huiles, nousremarquerons qu’elles Remarque. commencent à s’épaissir bien avant de se solidifier : ainsi VPhuile d'olives s’épaissit à + 40; celle d’œillet à — 20, celle de lin à —200. | |
971, Il y a un grand nombre de liquides qu’on n’a ja- pps mais pu congeler : tels sont l’éther, l’esprit-de-vin, etC.; pas. mais l’analogie fait supposer que ces exceptions disparaitraient si on avait les moyens d’abaisser à volonté la température.
. 972. Nous examinerons-avec quelque détail la forma, Circonstantion de Ja glace. Supposons que par une forte gelée on be 100 mette sur un support solide un vase contenant de l’eau par- Eau liquide faitement PAT avec un thermomètre plongé dans le li- as if quide, et qu’on recouvre le tout d’une cloche pour éviter les mouvements de l'air ; on verra l’eau descendre à—5 ou — 6° sans se geler. Dans des tubes étroits, où il ne peut guère s'établir de mouvement, l’eau reste liquide à plusieurs degrés au-dessous de zéro, ainsi que cela résulte des expériences de M. Desprets; cela explique en partie comment les substances organisées résistent souvent à la gelée. M. Gay-Lüssac, ayant eu la précaution de recouvrir d’une couche d’huile l’eau contenue dans un vase, la vue encore liquide à — 11°, Quand l’eau est ainsi liquide au-dessous de zéro , le moindre choc suffit pour détermiperinstantanément la congélation d’une partie de la masse.
Blagden , qui a le premier observé ce phénomène, ayant pris le vase pour le transporter, vit Feau se geler tout à coup par l'agitation que lui donna un faux pas. Cependant une agitation brusque réussit moins bien qu’une vibration
* i "Production
de chaleur pendant la cone gélation.
produite dans le vase par un léger choc. On produit encore immédiatement la congélation en mettant un petit glaçon dans le liquide. L’eau un peu sale se gèle précisément à zéro, parce que Îles corps qu’elle tient en suspension s’y déplacent pendant les changements de densité.
973. Un fait bien remarquable , c’est que dans cette expérience le thermomètre remonte à zéro à l’instant où l’eau se gèle, de sorte que le point de congélation reste réellement à zéro. Mais en outre ce phénomène montre qu’il se produit de la chaleur pendant la congélation; et on peut
encore en avoir la preuve en mettant dans de l’eau à zéro
" Cristallisa= tion de l’eau,
Dilatation pendant la con gélation,
un morceau de glace refroidi à — 20° par exemple; on le verra se recouvrir de nouvelles couches de glace et en même temps se réchauffer jusqu’à zéro. D'ailleurs cette production de chaleur, par le fait même de la solidification , a lieu dans les circonstances ordinaires. On sait très bien que de l’eau exposée à une forte gelée ne se prend pas instantanément et en entier dès qu’elle est arrivée à zéro ; la chaleur dégagée par les parties qui se gèlent entretient la fluidité du reste ; et c’est ainsi qu’on s’explique comment, par un froid de plusieurs degrés au-dessous de zéro, la masse puisse se maintenir à zéro pendant des heures entières, c’est-à-dire pendant tout letemps que dure la congélation. Nousvoyons donc reparaître lors du passage à l’état solide la chaleur qui avait disparu dans le passage à l’état liquide (967). C’est d’ailleurs un phénomène général comme nous le reconnaîtrons en mesurant la Chaleur que les différentes substances dégagent dans ce cas. | ;
974. Quand la congélation marche avec lenteur, on la voit se faire d’abord à la surface et près des parois. De longues aiguilles cristallines s’étendent ensuite en s’entrecroisant dans le liquide, donnant naissance à d’autres aiguilles qui naissent des premières sous un angle de 60°, C’est en se groupant ainsi, avec une certaine régularité, que les molécules d’eau prennent l’état solide.
975. Par cette nouvelle disposition, le volume de la masse augmente, et même, comme Ja dilatation se mani-
feste à partir de + 4° (902), il faut admettre que les molé-