‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 42 sur 89 · VOLUME DES VAPEURS · texte numérisé non relu

VOLUME DES VAPEURS

vraiment comme un (gaz, tandis que la densité trouvée par expérience est en général trop près du point de saturation pour qu’on puisse lui appliquer avec sécurité ia loi de Ma-

riotte et le coefficient de la dilatation des gaz, Les gaz ne

différant pas réellement des vapeurs, on conçoit qu’on a pu calculer de même la densité de plusieurs d’entre eux à l’aide de considérations chimiques.

1012. La vapeur une fois formée se dilatant indéfiniment comme un gaz quand on l'échauffe et qu’on lui présente un espace libre, on conçoit qu’il n’y a pas de rapport déterminé entre son volume et ‘celui du liquide qui lui a donné naissance ; mais si on fixe la température et la ar le rapport se détermine. Par Righiate “he il résulte des expériences de Gay-Lussac qu’à 100°sous la pression de Go", la vapeur occupe un espace 1698 fois aussi grand que l’eau d’où elle provient, en supposant celle-ci au maximum de densité ;

Rapport entre les volumes du liquide et de la vapeur.

en sorte qu’un gramme d’eau ou un centimètre cube donne,

dans les circonstances indiquées , 1’ ,698 de vapeur.

En effet, pour avoir en litres le volume V d’ungra mme

de vapeur, il n’y a qu’à chercher combien de fois le oids d’un litre (1010) est contenu dans 1 # (136) on a ainsi

à Me 0,589

1013. Puisque dans le même espace il se vaporise une quantité de liquide de plus en plus grande à mesure qu'on élève la température ,'on conçoit qu’on puisse augmenter ainsi presque indéfiniment la densité de la vapeur. En effet, M. Cagniard Latour est parvenu à vaporiser coaplété ment l'éther dans un espace seulement double de celui qu’occu-

pait le liquide ; la température était dé 200° et la force élas-

tiqué de 37 atmosphères. L’eau a été vaporisée dans un €space quadruple de celui qui la contenait à l’état liquide, de sorte que la vapeur avait une dénsité 165 fois aussi grande

Condensation remarquable des vapeurs.

que celle de l’air. La température était alors de 400° environ. Ces expériences se faisaient dans des tubes de verre très

épais qui se brisaient souvent par une’ siolente explosion.

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