‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 43 sur 89 · FORCE DES VAPEURS · texte numérisé non relu

FORCE DES VAPEURS

$ 1°. Mesure de la force maximum des vapeurs.

MO 1014. La force élastique des vapeurs est un ressort exim ni de trêmement puissant, dont on observe à à chaque instant les effets, soit dans les arts, soit dans la nature. Nous étudierons particulièrement cette force sur l’eau, et, afin de donner une idée de ce qu’elle peut être ; nous dirons d'avance qu’à 266° , température où le ressort de l'air ordinaire n est pas même doublé, celui de la vapeur est capable de soulever une colonne d’eau de plus‘de 500 mètres; et cette force peut se développer dans une quantité de liquide presque impondérable. s Procédépour 1015. Nous avons déjà yu qu’il y a pour chaque tempémesurer la for- rature une force maximum de la vapeur (999); donnons UT d'abord une idée des procédés qui ont servi à la mesurer. 1° Pour avoir la force de la vapeur à zéro et au-dessous, A yen M. Gay-Lussac s’est servi de deux baromètres à cuvette, Fig. 311. dont l’un, recourbé par sa partie supérieure, s’engageait dans un vase où l’on produisait un froid artificiel avec un MARGE de sel et de glace. C'était dans ce baromètre qu'on introduisait l’eau. La vapeur , à mesure qu’elle se formait, allait se congeler dans la partie froide, de sorte qu'au bout de quelque temps il ne restait plus de liquide au-dessus du mercure, Mais la chambre barométrique n’en demeurait pas moins pleine de vapeur; car. au moyen de l’autre baromètre on constatait une dépression qui mesurait évidemment la force de la vapeur (610) à la température du mélange frigorifique, puisqu'il fallait nécessairement pour l'équilibre que la vapeur eût la même force partout (1005). On a reconnu ainsi qu’à 20° au-dessus de zéro, la

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vapeur avait encore une force élastique de plus d'un millimètre. Laissant ensuite le mélange s’échauffer , on a vu la dépression augmenter rapidement , ce qui prouve que la glace, même au-dessous de zéro, émet de la vapeur, dont On à pu ainsi mesurer la force de degré en degré. A zéro on avait déjà une dépression de 5 Mn; elle restait la même , que l'eau fût liquide ou à l’état de glace. -

1016. Pour avoir la force de la vapeur aux degrés com- 29: pris entre o et 100, on s’est servi-également de deux baro- Fntre zéro et mètres, dans l’un desquels on avait raodas assez d’eau pour qu'il en restât à vaporiser même à 100° ; comme cela on était sûr d’avoir toujours la tension maximum. La cuvetle était une petite chaudière en fonte contenant du mercure; un manchon ou large tube de verre ouvert par les deux bouts enveloppait les deux tubes ; il les dépassait à la partie supérieure et plongeait assez dans le mercure pour que l’eau dont on le remplissait pôt y rester. La chaudière étant placée sur un fourneau, l’eau passait par tous les degrés entre 0 et 100, ; on voyait à travers le liquide la diffé rence de niveau entre les deux baromètres, et cette différence, ramenée à la température de zéro (954), mesurait la force de la vapeur pour la température où l’on faisait l'observation. ,Cette température était indiquée par des thermomètres plongés dans l’eau du manchon, où l’on avait soin de répartir uniformément la chaleur en agitant le liquide. A 100°, la différence des deux baromètres était précisément d’une atmosphère ou de-760"", PL 30,

‘1017. C’est à M: Dulong que l’on doitles meilleures me- , nrtessus hs sures de la force de la vapeur au- -delà de 100°. Ces mésures, Fig. 313, qui offrent tant d'importance à cause des machines à va= peur, présentaient des difficultés dont on ne se fait guère d'idée qu’en lisant'le mémoire même; mais on peut aisément concevoir le procédé en imaginant une petite chaudière C parfaitement fermée, où l’on porte Peau à telle température que Pon veut; chaque degré est indiqué par un thermomètre t, et la force de la vapeur est mesurée par un manomètre m.

Fig. 312,

" 1018, Force de la vapeur d’eau entre -20° et 100%. d

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