‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 45 sur 89 · IL · texte numérisé non relu

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82 LIV. Vis CHALEUR:

Applications, 1035. On utilise cette action des sels pour obtenir dans certains cas une température constante et supérieure à 100°. Par ‘exemple, on introduit du sel marin dans lalambic pour la distillation de l’eau de fleur d'orange, l’opération marche bien plus vite à la ARMES d'environ 108° qu’ onobtient alors. .

Les sels di 1036. L’ébullition des dissolutions citées dans le tableau minuentladen- se faisant à l’air libre, la force de la vapéur ne surpassait dela vapeur. Pas une atmosphère, quoique la, température fût bien supé-

rieure. Par exemple, ayecle carbonate de potasse, au lieu de 3 atmosphères qu’on aurait pu ayoir à 135°, on n’en avait qu’une. :Cependañt la vapeur d’eau était pure puisque ce sel n’est pas volatil, et c'était de la vapeur à saturation puisqu'elle, était en contact avec son liquide. Une force si petite à une aussi haute température montre évidemment une densité très faible , et on conclut qu’un sel en liquéfiant une portion de la vapeur par son affinité, fournit un moyen d’en diminuer la force sans changer lé volume ni la température.

Pontd’ébul. 1037. Avec une table des forces de la vapeur et un baro- HE rs mètre, on peut trouver le point d’ébullition sans thermopar le arome Lre. mètre, ce qui perinet de marquer exactement le point 100°

quand on construit cet instrument (842); sans attendre

que la pression soit réellement de 0", 76. Si par exemple lé

Détermina- baromètre marque 0", 795, la température n’estque de 99° point 1000 At (io18). Ayant ce point et celui de la glace fondante, on dithermomètres. yisera l'intervalle en gg parties,et une de cesparties, portée au-dessus de 99°, donnera le point 100°. Si le baromètre

marquait 750, on observerait qu’une différence de 27""

répond à 16, et que par conséquent les 10"* de différence

répondent sensiblement à 0°,37; c’est-à-dire que la vraie témpérature. est 99°,65. L'intervalle au zéro serait . divisé

en 0963 parties; 37 de ces parties, prises en sus, donne-

raient le produit 100°. À Paris, les hauteurs extrêmes, du

baromètre étant 719" et 781"%, on voitque lestempératures

extrêmes de l’ébullition sont 98°,5 et 100°,8. Hauteur ba-

Froméirique 1038. Réciproquement, en prenant le point d’é bullition trouvée per le AYOC MD thermomètre très sensible, on trouve la hauteur point d’ebulli-

tion.

du baromètre par la table des tensions, et cela fournit le

moyen de mesurer la hauteur des. montagnes avéclethermo- Mesure des mètre ; puisque deux observations thermométriques faites Las da PE ainsi, l’une au pied, l’autre au sommet, peuvent être ainsi we. converties en observations barométriques; mais ceprocédé

ne vaut pas le procédé direct.

1039, Un physicien français nommé Papin eut le pre- Digesteur de

mier l’idée de chauffer l’eau sans lui permettre de bouillir. ji re Son appareil consistait en un vase de cuivre très épais, dont le couvercle était maintenu par la pression d’une forte vis, et présentait une soupape de sûreté. La température de l’eau, dans ce vase fermé, n’est plus bornée à 100°, elle s’élève indéfiniment; l’étain, le plomb peuvent s’y fondre. Si on y met des os, le liquide en peu d’instants se trouve chargé de gélatine: les os sont alors blancs et friables comme s'ils avaient été calcinés. Si on ouvre la soupape quand la température est très élevée, la vapeur s’échappe avec une violence et un bruit extraordinaires, et le. liquide retombe à 100°; mais quelquefois il se vaporise entièrement et lé- vase reste sec. I

1040. On a voulu, dans ces derniers temps, employer la PLehyEt LE marmite de Papin à la préparation des aliments ; et il est certain que la cuisson des viandes s "y fait incomparablement plus vite, et tout aussi bien que dans une marmite ordinaire; mais il ya eu des explosions qui ont fait renoncer à cet emploi, L'appareil portait le nom de marmite autoclave, parce qu’il se fermait de lui-même, et d'autant mieux que la vapeur faisait plus d'efforts pour sortir, Dans l’ouverture a b qui était elliptique, on introduisait un couverclé À B, Fig. 317. ‘de même forme, mais plus large, en présentant le plus petit diamètre au plus grand. Une fois introduit, ce couvercle étaitretourné, étla vapeur, en le pressant contre l’ouverture, se fermait elle-même le Paysage.

$ TT. Machines à vapeur.

1041. On trouve dans les anciens cabinets de physique Éolipyle. un appareil appelé éolipyle, (porte d’Eole), dans lequel on Ms: ît8-

Tourniquet à vapeur.

Chariot à vapeur.

Projectiles lances par Ja vapeur.

donne: à la vapeur une force assez considérable pour produire quelques effets curieux. C’est une espèce de poire creuse en métal, qu’on peut manier par un manche M, et dont la queue T offre un canal très étroit. On y fait entrer de l’eau comme dans les mime. et on la chauffe ensuite fortement quand elle est à moitié pleine. La vapeur sort alors avec violence, de sorte qu’avec son souffle, on peut mettre en mouvement différents appareils, Comme on le ferait avec le vent. La vapeur se refroidit tellement en se dilatant dans l’air, qu’elle paraît à peine tiède. En inclinant convenablement l’éolipyle, on'a un jet d’eau qui peut s ’élancer:à 25 pieds. Si, au lieu d’e eau, on à mis de l'esprit-de-vin ou de l’eau-de-vie, on peut enflammer le jet; mais il est à remarquer que la flamme ne commence qu’à une certaine distance de. l'ouverture, à cause de la trop grande. vitesse du liquide dans Pair. :

1042. La vapeur, en s’échappant d’un yase mobile, produit un reëul, comme nous l’avons vu pour les liquides-et pour l'air (586). Ainsi, le tourniquet à gaz (fig. 252) étant vissé sur la marmite de Papin, tourne rapidement; on produitencore un recul en mettant sur un petit chariot, pendant que la vapeur s’échappe; une espèce d'éolipyle ayant une ouverture fermée par un bouchon. Au-dessous se trouve une lanpe; qui, en échauffant l’eau, fait sauter le bouchon par la force de la vapeur, et on voit alors le chariot rouler en ‘reculant. 1043. Un ingénieur anglais, M. Perkins , a construit, il y a quelques années , un appareil pour lancer des projectiles par la force de la vapeur. Une petite chaudière cylindrique en bronze, de 3 pouces d'épaisseur, contenant 36 ns d'eau environ, était chauffée de manière à donner à la vapeur une force de 35 à 4o atmosphères ; ce qui per à une pression de 700 livres à peu près par pouce carré. On établissait à volonté une communication avec un canon de fusil, où les balles arrivaient latéralement par une espèce de trémie, de sorte qu elles étaient lancées d’une manière presque continue ( quatre à cinq cents par minule ) > et avec autant de force que par un fusil ordinaire. Ea portant la pression à F0 livres par pouce carré, les

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