PRESSION
sar un centimètre 1
unité. mesure l'élasticité, grade’ à mercure, | . Carré. 0%,7600 100° 15,033 1 .1400 112.9 1.549 1.5200 121.4 2.066 | 1 ,9000 128.8 2,582 :, 2 2800 199.1. 3 .099 2 .66 : 140.6 3 .615 3 .04 ‘145.4 h& .132 8 .45 149.06 4 :648 | 8,80 155.08 5 165 4 18. 153,8 5,681 .
4 .56 160.2 6.198 4.94 163.48 G.ri4 15.59 166.5 : 7.991 5.50 169.37 7 «747 6 .08 172,1 8 .264 6..84 17741 9 +297 7 .60 181.6 10 .39 8 .36 7186.05 | fr.365 9 419 190.0 * 12.396 9 :88 199.7, 13.429 10.64. {À 197.19 : 14.462 LE D 200.48 | ‘15.495 , 13.16 | 203.60 16 .528' 12 .92 206.57 17.56% 19.68 209.4 18,594 19 14.44 2421 19 :627 20. 15 .20 214.7 20 .660 21 15 .06. “219.2 © 51.603 2 16 .#2 219.6 22.720 25 17 .48 291.9 23 .759 24 18 .24 224.2 24 .792 25 19 00 226.3 25 .825 30 22 .80 286.2. 5ar a -0g0 35 26 .60 244.85 4o 30 -4o 253.55 " .320 45 354 .20 259.52 56 .485 50 38 .00 51 ,650
r6 LIV. VI. CHALEUR.
© Remarquesur 1020. Il ne faut pas s’imaginer que pour construire ces ei io tables on se soit ästreint à mesurer la force précisément de degré en degré ou par nombre exact d’atmosphères ; cela seraitinexécutable, Ona pris ün certain nombre de. mesures à des températures quelconques, mais assez rapprochées les unes des autres ; ensuite par dés tâtonnements que l'habitude du calcul apprend à faire, on a construit des formules qui représentaient les observations et qui devaient par conséquent donner des nombres très sensiblement exacts pourles cas intermédiaires , et même à une certaine distance audelà des cas observés. Ces formules d’interpobation sont d’un emploi général en physique ; ici, par exemple, les tempéralures qui correspondent aux tensions de 1 à 4 atmosphères . Formules inclusivement, ont été ‘calculées: par une formule due à AT Tredgold, qui dans cette partie de l’échelle s’accorde mieux que tout autre avec.les chservatiôns. Plus loin on s’est servi d’une autre formule qui représente si bien les nombres trouvés par expérience qu’on peut létendre sans craindre d’erreur notable jusqu’à 50 atmosphères, Les mesures ont été prises réellement jusqu’à 24 atmosphères, c’est-à-dire jusqu’à Ja température de 224°,2. - Force de la 1021. On n’a pas de tables pour les autres vapeurs, mais M Fi on calcule approximalivement leur force par la loi de Dalton; que l'eau. d’après cette Loi sé les forces. de deux vapeurs sont égules, elles L La de Dal- Le seront encore quand. les Lempératures varieront d’un même nombre de degrés. Ainsi les vapeurs d’eau et d’alcool ayant la même force l’une à 100° et l’autre à 59°, il y aura encore “égalité à 1r0° et 89°, à 90° -et 69°, ete. Prenant donc dans les tablés la force de la vapeur d’eau à go’, on aura celle de l'alcool à 69. Ainsi > pour appliquer la loi, tout se réduit à trouver deux températures où les forces soient égales , et on y parvient directement en introduisant le liquide proposé dans le tube barométrique ; si à 15° on trouve une dépression de 23"%%,1, on saura par la table que la force est la même.que celle de l'eau à 25°, et on aura ainsi les deux points de départ. Mais les forces des vapeurs étant égales pour tous les liquides en ébullition, ainsi que nous le verrorf, la table des points d'ébullition (1029) donne immédia-
LOI DE DALTON. 47 tement des points de départ pour les différents liquides. Ordinairement même on énonce la loi en disant que les tensions sont égales à distances égales des points d’ébullition. La loi de Dalton devient inexacte quand on s TER trop des points de départ. vies :
1022. Lorsqu'on mêle plusieurs vapeurs; la force totale Force des vapeurs mêlées, est la somme.des forces partielles, pourvu qu’il n’y ait pas d'action chimique. Ainsi la tension de l’alcool faible est Ja somme des tensions de l'alcool absolu et de l’eau. :
a IT. Phénomine d Pébulition.
1023, Naud examinerons maintenant les effets. uepro- , Phénoméne de l’ébullition,
duit la force des vapeurs, et en premier lieule phénomène si remarquable de l’ébullition. Si nous étadionsce phénomène
dans un vase de verre rempli d’eau et posé sur le feu , nous “verrons d abord l'air dissous dans le liquide Bat te l’état
de gaz en formant une infinité de bulles qui naissent surtout
contre les paroisauxquelles la chaleurest appliquée, puis s'é-
lèvent à travers la masse en grossissant. Peu à peu ce dégage-
ment d’airdiminue quoique la température s'élève; il semble
ensuite reprendre avec plus de force; mais alors les bulles
se liquéfienten traversant le liquide, d’où l’on peut conclure
qu’elles sont formées par de la vapeur ét non plus par de l’air.
Ces petites condensations successives qui ont licu près du FL fond occasionnent un bruit particulier résultant de la vi-
bration du liquide et du vase; c’est ce qui constitue lé fré-
missement. Mais bientôt.le liquide est assez échauñré | pour
que les bulles puissent le traverser sans s’y dissoudre, elles
peuvent même s'y former à différentes hauteurs. On voit
d’après cela que l’ébullition consiste dans la formation de. la
vapeur au-sein même du liquide. |
1024. On croit généralement qu’il faut une haute sé Évdé A oo a ébullition.
ture pour faire bouillir .de l’eau, mais réellement la seule
condition nécessaire est que la force de la vapeur soit plus
grande que la pression supportée par le liquide, et ilest
évident qu’on remplit cette condition tout aussi bien en
diminuant Ja pression qu’en élevant la température, Ainsi,
78 LIV. Vi. CHALEUR.
dans les circonstances ordinaires ; la pression étant de 0,76, il faut une température de 100°; anais il est évident que, si on opère-dans le vide, la: température ordinaire suffira; et il est facile de voir par da table des forces élastiques que l’eau même à zéro doit se mettre à bouillir dès qué de vide est fait à 5 ou 4 millimètres. L’ébullition s’arrête quand on" cesse de pomper, parce que l’espace se trouve bientôt saturé de vapeur dont la SRE à à la formation des bulles." Autre ma- 1025. On peut répéter l’expérience sans machine pneups de faire opte et simplement avec-un ballon à moîtié plein d’eau perience.
Fig. 314. U on a fait bouillir pour chasser l'air du vase. L'appareil étant bien fermé on-produira l’ébullition quand l’eau ne sera plus que tiède en appliquant sur la partie supérieure une éponge imbibée d’eau froide ou mieux encore un morceau de glace, parce qu’on diminüera ainsi la force élastique de la vapeur qui est au-dessus du liquide; et même le réfroidissement qu'occasiônne Pair ambiantsuffit pour prolonger l’ébullitionlongtemps’après que le vase a été fermé.
Bouillant de 1026. On appelle bouillant de Franklin un pétit appareil
Frakle rte, ordinairement composé de deux boules réunies 18° e
par üun tube recourbé, l’instrumént est à moîïtié plein d’éther ou d'alcool qu’on ‘a fait bouillir pour chasser l'air. Quand avec la main on échauffe une dés boules, a vapeur dilatéé pousse le liquide das l'autre, puis passe à travers lui sous forme de bulles bientôt condensées par le refroidissement, de sorte qu’il s’établit une ébullition qui dure un certain Tâte-pouls. temps. Dans le tâte-pouls es boules’ sont réunies ‘par un tube droit; on échauffe avéc la main celle qui contient le liquide; il s’y forme de temps en temps une bulle qui se condense dans la partie ‘froide après avoir élevé momentânément le niveau dans de tube; ce niveau présente’ ainsi des oscillations plus ou moins fréquentes suivant la chaleur de la main. L'expérience réussit mieux quand-on‘incline l'appareil, parce que la pression étant DNA > ”
bulles'se forment plus aisément. | Ébullition 1027, Nous avons vu en construisant let thermomètre dans l'air. M Le eau sounrisé à lapression constante de l'air ne:s’é-
variabilité de la température. .
ÉBULLITION. ; - 79 chauffe: plus dès qu’elle a commencé à bouillir; toute Ja chaleur qu’on ajoute alorssne sert qu’à former la Yapeur qui s'échappe en bulles dès. qu ‘elle est formée. On a là un moyen très simple et très. précieux de maintenir une tem-
pérature invariable autant de: temps qu'on veut. Détndios 1 8. ; tion des points 028. La pression: de l'air étant à peu près -constante, PES
le.point d’ébullition d’un liquide dans air est à peu près constant aussi, puisque c’est la température ou la force de la
Yapeur qui surpasse un tant soit peu la pression ätmosphérique. Cependant quand on veut déterminer rigoureusement le point d’ébullition, il faut opérer sous la pression normale 0",76. Voici les résultats °AISRUr ainsi pour les principaux liquides.
1029. Tabie des points d'ébulltion.
ne La à 5 OP Éther hydrochlorique. . . .... . . . nsc JA DRE doragique, ea à à 26,5, Acide hyponitrique. «+ + see + sie ce à but 120 Éther sulfurique d ou, ni nicia es "le D Huile tatboNens ne se ntt ut at uen AD :
Brome. . . .... PT PP ON PR OR Éther hydriodique. nets nnimilter ie atésitn sac D D en à de à «he n ÔR +
Alcool d=— 0,795... siens sons ii e 07858 Acide nitrique le plus concentré. ess ses. 86 DORE ne «indé e sb à «ie à UE
Essence de té réhenthine ner ne rise et + 1100,8 D UE NÉ dns Lin ns, de 1979 Camphre. as ds —. OPA tent aultiu nénitunce ie +400 ln à à spa e bo» . 300 Acide sulfurique d=à 84. D ie ie 310 Huile de Ma pris LS Ad des «haoirià à ..316, Mercure... «os AAA du tin dt th . 550
7 | ? ? se ù wÉ a Hé Lou Détermina- MPOalanar parie uiinetrspaie donné deliauidée ee
80 LIVe Vi. CHALEUR.
on peut déterminer approximativement le point d'ébullition par la loi de Dalton (1021). On en fait passer dans un baromètre assez pour qu’il y ait saturation, et si on observe, par exemple , à 20° une dépression de 576"*, on conclut, en consultant la table (1018), qu’on est à à 19° au-dessous du poids d’é bullition qui se trouve par conséquent à 39°. Circonstane "108. La pression de l'air varie en général trop peu pour
ces qui influent que dans lès circonstances ordiriaires on s’apercoïive de sur le pointd'e- d
bullition. son influence sur le point d’ébullition. Mais à de grandes des shot hauteurs, Pair pressant beaucoup moins, les effets sont si de l'air. inarqués qu’on n’a pas besoin d’instrument pour les re-
connaître. Ainsi, même avant Pinvention du thermomètre, on savait que Peau bouillante était beaucoup moins chaude sur les hautes montagnes, car certaines substances y cui- Ebullitonsur sent très difficilement. Sur le Mont-Blané, par exemple, les montagnes. l’eau bout déjà à 84°; et comme dès lors elle ne s’échauffe plus (1029 ), il faut un temps très long pour ÿ cüire des œufs; la coagulation de l’albumine de l’œuf deviendrait même impossible si le baromètre n ‘était pas au moins à o" 27, puisque alors la température n ’atteindrait pas 75°. Tite 14e deck On conçoit qu ’au contraire l’eau bouillante doive être profonds. plus chaude dans des lieux très profonds; on voit par la table des forces élastiques que si on faisait bouillir de l’eau sous üne cloche de plongeur à la profondeur de 52 pieds, sa température serait de 122° environ, L da Posbion ‘1032. Plusieurs circonstances influent encore sur le du liquide, point d’ébullition, et on doit y avoir égard lorsqu'on veut déterminer ce point avec exactitude. Ainsi, dans un vase” profond, la pression due au liquide peut être assez considérable pour retarder sensiblement l’ébullition. el faut donc prendre le liquide en. couche assez mince pour que & sa pression puisse être négligée, ou bien plonger le nue va" seulement dans la couche supérieure.
JoNatureëu 1033. La nature du vase à une influence très notäblé ; ni ainsi Peau qui bout à 100° dans nn vase de métal, peut avoir près du fond une température de 101°,- dans des vases de terre ou de verre. En outre, dans les vases de verre dont le fond est uni et régulier, comme il n’y à pas de raison
VARIATION DU POINT D'ÉBULLITION. 81 pour que l’ébullition commence par un point plutôt que par l’autre, il se forme à de longs intervalles une large bulle sur tout le fond à la fois, d’où résulte un soulèvèment général du liquide qui retombe ensuite brusquement. Ces soubresauts sont très marqués pendant Ja distillation de l'acide sulfurique. dans des cornues de verre dont ils occasionnent souvent la fracture. On les prévient en mettant quelques corps irréguliers dans le liquide, comme des fragments de verre ou quelques morceaux de platine; les bulles alors prennent naissance sur les aspérités et s’élévent d’une manière continue. Le zinc et le fer, dans les liquides où on peut les employer, réussissent encore mieux que le platine, ÿ AA
1034, Les substances qui ont une action chimique sur le 4° Pureté du
liquide changent notablement son point d’ébullition. Ainsi liquide. l'alcool du commerce, à cause de l’eau qu'il contient, exige une température d'au moins 800; il faut bien 40° pour Péther ordinaire. Mais l’action des sels est surtout remarquable comme on le voit par le tableau suivant dû à M. Legrand. DAT EE 0)
Point d'ébullition de l’eau saturée de
Sulfate de soude. . .., 4... os + 1005, Acétate de plomb...",....,,:...,,, 102 Chlorate de potasse. , , 4, ,., .. ‘4 « 104,9 Ghlorure delbariom. 2,44 LU 4, ++ 104°,4 Carbonate de soude. :, ., .,..,.,,.. 104 ,6 Chlorure de potassium, , , . ., .,, .... 108 1, Chlorure desodium., .,,,,,...,,. ‘.« 108 54.
Hydrochloraté d’ammoniaque. . , ,,..... 114,2 Tartrate neutre de potasse,, . , . . ,., . : .. 114 ,67 AO Meiphtasse, 4 DTA MC 549 119 ,9 Chlorure de strontium., 4 ,,., ,,., ... ‘ 117,9 Nitratedesotdels 50, ol eng à 00! ne 0 RAR.
Carbonate de potasse, , .,,,,.,.., + 155 Mhrate de chaûx-0o 9 Pn nos net Ut on 451
- Omorare dé calcinm, Din Doi ner oui 179 ,5 Nitrate d’ammoniaque, , .,,,,,,,,,, 180