‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 58 sur 89 · NUAGES, PLUIE · texte numérisé non relu

NUAGES, PLUIE

(3 Centimètres. L . Centimètres, Cap français (Saint Domingue). 308 Viviers...... 92 La Grenade (Aux Antilles).... 284 Lyon ....... 89

Tivoli (Saint-Domingue)...... 275 Liverpool.... 86.

Garfagnana (duché de Modène. 249 Manchester... 84 Bombe EN. 208 Venises54 4.7 81 Calcutta................... 205 Lille........, 76 Kendal {Angleterre). .....,... 156 Utrecht...... 73 Gone nai. Ua dé: 160 :La Rochelle.:::66 Gharlestown..…., .. 44... : 130: Londres. ..:.: 53 Rd St ere DO Panial 2 à de So

Milan siege dsnoiisua ons 406 Marseille. 5 4m

Naples. .....,........,.:.: 95 Pétersbourg... 46 DER de ne ct 0 aUpéale. ir, 0 47

1155. La hauteur donnée pour Paris est la moyenne de plus de 100 années d'observations ; elle se rapporte à l’udomètre placé sur la terrasse de l'Observatoire ;il est bon de savoir qu’un udomètre situé dans la cour reçoit, terme moyen, 6 centimètres de plus, Le fait dureste paraît général : la quantité de pluie est moins grande dans les lieux élevés. Nous remarquerons que d’une année à l’autre la quantité de pluie varie quelquefois du simple au double et qu’un seul orage peut donner la moitié de ce qui doit tomber dans l’année entière. Aussi les années communément appelées pluvieuses ne sont pas toujours celles où il tombe le plus de pluie, mais plutôt celles où la pluie tombe plus fréquemment. On voit d’après le tableau, qu’en général Ja quantité de pluie augmente à mesure qu’on se rapproche de l’équateur; c’est à peu près l'inverse peur le nombre des jours de pluie, de sorte que dans la zone torride il tombe souvent en une seule journée des quantités énormes d’eau.

1136. D’après des calculs très exacts faits pour diverses localités , la quantité annuelle de pluie suffit largement à l'alimentation des divers cours d’eau, lors même qu’ontient compte des pertes faites par l’évaporation ou autrement.

On ne doit donc pas chercher ailleurs l’origine des: fleuves

Observation:,

Origine des fontaines.

Neige,

Fig, 326.

Neige rouge.

Grésil.

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et des fontaines. On sait d’ailleurs que les sources tarissent ou diminuent notablement dès qu’on reste pendant quelques mois sans pluie.

1137. La neige se forme dans les hautes régions de l’atinosphère, où nous'savons que la température est bien au dessous de zéro. Les nuages quis’élèvent jusque là se gèlent peu à peu; deVair moins froid que l’air ambiant reste emprisonné dans cet assemblage de petites aiguilles de glace, de soïte que l’ensemble peut encore se soutenir ; l’existence de nuages formés ainsi de petits glaçons est démontrée par certains phénomènes d’optique. Mais la vapeur peut aussi se geler directement et sans passer par Pétat vésiculaire , il suffit pour cela que le froid soit très grand ; si alors l’air est tranquille, les molécules de glace se groupent par leurs faces de plus grande attraction ét la neige se présente en cristaux réguliers. Le capitaine Scoresby, qui a séjourné long-temps dans les régions polaires, ya particulièrement étudié cette ever de la neige dont on voit ici quelques exemples. On remarquera que les angles d'assemblage sont presque exclusivement de 60 et de 120°. his

1138. La neige rouge qu’on trouve dans certaines localités, particulièrement sur le mont Saint-Bernard, doit sa couleur à une plante crypiogame excessivement petite, à laquelle on a donné le nom d’uredo nivealis,

1139. Le grésil.se compose de petites pelotes ordinaire-

ment. coniques et beaucoup plus compactes que la neige; il

paraît dû à nne congélation brusque de la vapeur vésiculaire par son mélange avec un courant bre très froid et animé d’une grande vitesse.

1140. La grêle, beaucoup plus dense que le grésil, résulte de la congélation de gouttes toutes formées.

Les grêlons présentent ordinairement des couches alternativement opaques et transparentes; leur surface est souvent hérissée de grains plus petits; on en a vu qui pesaient une demi-livre et même davantage. La grêle est liée aux orages; elle ne tombe guère qu’en été et pendant le j jour, sa chute ne dure que quelques minutes sur le même point;

À CON CRC MEN EU SP nEnT d QE ape tar L AIT

NEIGE, GRÉGIL, GRÊLE. | 127 mais un nuage de grêle parcourt quelquefois une étendue de plus de 100 lieués avec une vitesse de 15 à 16 lieues à l'heure. Nous donnerons ici le résumé des observations faites dernièrement par M. Lecoq, professeur d’histoire naturelle, qui-s’était placé sur le Puy-de-Dôme, à Clermont, au milieu même d’un nuage à grêle :

10 Il paraît que la grêle se forme pendant les vents d’impulsion etnon-péndant ceux d'aspiration ÿ; “a Deux couches de nuages superposés et deux vents contraires sont nécessaires pour produire la grêle ;

5° Les grèlons ne vont pas d’un nuage à Pautre, comme Je supposait Volta, ils sont au contraire animés d’une vitesse horizontale très grande et'ils ee poussés par un vent très froid;

4° Selon toute apparence, le nuage supérieur est électrisé et soutient l’inférieur pendant sa marche;

5° Les grêlons ne se choquent pas pendant leur iransport horizontal, et le roulement qu’on entend de si loin est dû à la réunion des bruits partiels produits -par . chaque grêlon qui traverse l'air avec vitesse; le choc de quelques grèlons, pendant leur trajet , les fait immédiatement

tomber. : L |

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