MÉLANGES RÉFRIGÉRANTS
afin de présenter une plus grande surface. Le mélange n°1 est assez économique pour faire de la glace. On opère dans une auge AB, dans laquelle on en plonge une beaucoup plus étroite en fér-blanc ab contenant l’eau à faire geler ; on détache ensuite la glace en chauffant légèrement. 1197: Un corps plongé dans un mélangé frigoriquemèême Distinction
bien fait. ne descend pas toujours à la température märquée Ro Heu ‘dans la table: cela se conçoit en observant qu’un corps chaleur absormis en contact avec une pelité quantité de glace peut ”
fort bien ne pas descendre à zéro, quoique là glace soit à
cette température pendant tout le temps que dure la fusion,
à plus forte raison ne faut-il pas s’imaginer que de l'eau
doive nécessairement s’y geler. Un mélange d’un poids
donné ne peut rendre latente, par sa fusion, qu’une quan-
tité de chaleur déterminée ; fûüt-il capable de descendre à
50° au-dessous de zéro, il ne produirait pas la plus petite
aiguille de glace dans 1% d’eau à 10° s’il n’absorbe au
moins 10 unités de chaleur, D'ailleurs tel mélange qui fait
descendre le thermomètre plus bas qu’un autre peut fort
bien , à poids égal, ne pas absorber autant de chaleur.
Jusqu'à présent on s’est plutôt occupé du degré de froid Moyen de rendu qu’on pourrait atteindre que de la quantité de n° ue chaleur latente; celle-ci pourraît s’évaluer par le refroi=
dissement produit dans une masse connue d’eau, ou par
le poids de la glace formée dans de l’eau prise À zéro.
Fig. 335.
S III. Chaleur dégagée par la liquéfaction et absorbée par La vaporisalion.
1198. Pour terminer ce qui regarde la chaleur latente, Chaleur to- 7 ale des vas il nous reste à parler de celle des vapeurs. Voyons d’abord Leurs. comment on mesure leur chaleur totale. Pour l’eau, par exemple, la vapeur provenant d’une cornue où le liquide est en ébullition sera conduite dans une massel connue d’eau froide, de manière qu’elle s’y condense en entier. On rentre ainsi dans la méthode des mélanges; mais comme l'opération dure un certain temps, il faut compen-
ser les pertes de chaleur par le procédé de Rumford (1161).
15a LV. VI CHALEUR.
Voici les résultats d’une expérience de M. Gay-Lussac : la masse d'eau froide y compris le vase évalué en eau pesait Procédé pour 15; la température était d’abord à 10°; par la condensation Frénrer RE grammes de vapeur à 100° elle s’est élevée à 16°,15; il y avait donc d’abord 10 unités de chaleur, puis 16,3115, d’où il suit que la vapeur en a apporté 6,3115, cé qui revient à 631,15 par kilogramme. D’après la moyenne de ses expériences, M. Dulong admet 643 unités de chaleur dans 1* de vapeur d’eau à 100°. M. Despretz a trouvé pour l'alcool 255, pour l'essence de térébenthine 149, ‘pour l’éther sulfurique 109. Ces vapeurs provenaient du liquide à la température de l’ébullition (1126). Avec l’appareil dont se servait M, Dulong, on pouvait mesurer la chaleur de la vapeur pour une température inférieure au point ordinaire d’ébullition. La cornue contenant le liquide s’abouchait dans un serpentin qui communiquait avec la machine pneumatique , de sorte qu’on déterminait l’éballition à des températures très basses. La vapeur parcourait un serpentin entouré d’eau froide ; à mesure qu’elle se liquéfiait , le liquide provenant de la condensation s’amässait dans un vase plongé dans la même eau que le serpentin, où il continuait à se refroidir , abandonnant ainsi toute la chaleur qu'il avait au-dessus de la température
finale du mélange.
one 1 1199. De tout ce que nous venons de dire on peut con- SR A clure que quand 1 d’eau est arrivé à 100°, il faut encore lui donner 543 unités de chaleur, uniquemeut pour le transformer en vapeur, sans que cela élève en rien sa température; mais à la rigueur on ne peut pas prendre ces 543 unités pour la mesure de la chaleur latente, si on en- ‘ tend par là celle qui constitue l’état gazeux. Celle-ci est = certainement plus grande, puisque 1* de vapeur d’eau n’a ie pas besoin d’une unité de chaleur pour s’élever de 1°; et si on adopte 0,5 pour la chaleur spécifique (1192), il res-
La chaleur tra 593 unités pour la chaleur latente.
totale est sen- 1200. Un fait d’une haute conséquence pour l’économie siblement €on- es machines à vapeur, c’est que la chaleur totale de la va-
staute au-dessusde100 peur d’eau està très peu près la même à toute température