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1269. On voit que le verre qui transmet plus du tiers de Remarques. la chaleur d’une lampe ne livre passage qu’au quart de celle qui provient de platine incandescent ; la proportion ‘est encore moindre quand la source est obscure ; plusieurs substances diathermanes deviennent alors sensiblement athermanes ; c’est ce qui a lieu pour le sulfate de chaux doué cependant de la transparence la plus parfaite. Enfin la transmission est à peu près nulle pour presque tous les corps quand il s’agit de la chaleur de l’eau bouillante. En général
la perte est d'autant moindre que la température de la
source est plus élevée. Quand il y a incandescence, c'est-àdire quand les rayons de lumière accompagnent les rayons de chaleur , ceux-ci jouissent d’une grande diathermansie, qu’on peut en quelque sorte mesurer par la vivacité de la
Jumière: Aussi les rayons du soleil traversent-ils les sub-
. stances les moins diathermanes ; avecla glace elle-même on
fait de véritables verres brûlants.
À Le sel gemme est tout-à-fait hors ligne parmi les substances diathermanes; il transmet toujours la même proportion de chaleur; avec une flamme brillante ou simplement avec de l’eau à 4o ou 5o°, une lame de 2"",62 d’é épaisseur. transmet toujours les 92 centièmes de la chaleur incidente.
M. Melloni a constaté-qué les verres colorés n’ont pas sur la chaleur raÿonnante d’action! qui paraisse dépendre de la couleur; ila remarqué seulement la très faible diathermansie du verre noir’et du verre coloré par de l’oxide de caivre en vert bleuâtre. C’est avec ce dernier verre et une certaine épaisseur d’eau qu’il a arrêté complétement
la chaleur des rayons solaires.
pos 4 1270. Pour mesurer le pouvoir transmissif des liquides liquides. M. Melloni s'est servi d’une auge de verre ayant en dedans 9°" 2 de largeur; la source était une lampe d’Argant, munie de sa cheminée de verre. En représentant par 100 la chaleur transmise , quand l’auge était vide, on a eu
avec
Le carbure de soufre. . . . . . . . . . . . 65 PHONE) d'OHVES D L’éther sulfurique. . . . . . . . . .. . . 91 L'acide sulfurique... à 41 mviet scrohig L'alcool. M Di lent sinon eh TAN L'éauiiqe. mBusrate die ere de lens rs 11
On voit que l’eau, soit à l’état, solide , soit à l’état liguide, transmet très mal la chaleur rayonnante. l'ouvoir dia 1271, Quant aux gaz, on n’a pas encore d’ expériences
thermique des 4 î coin pe aralives , mais on s sait que l'air transmet très bien la
ABSORPTION DE LA CHALEUR. 185 chaleur, puisque tous les phénomènes de la chaleur rayonpante ont lieu dans ce fluide.
1272, On conçoit sans peine que la chaleur transmise diminue à mesure que l'épaisseur augmente, mais un fait bien remarquable observé d’abord par Delaroche et vérifié depuis par M. Melloni, c’est eue perte due à lépaisseur va toujours en diminuant ; si la chaleur rayonnante a été réduite à moitié en traversant une certaine épaisseur, ce qui reste n’éprouve pas à beaucoup près une perte de moitié en traversant une épaisseur pareille. C’est une conséquence évidente de l’hétérogénéité de la chaleur et de ce que les substances diathermanes font un véritable triage parmi les rayons. Ceux qui ont pu traverser une certaine épaisseur jouissent évidemmeut d’une plus grande diathermansie que les autres ; il n’est donc pas étonnant qu’ils éprouvent proportionnellement moins de perte dans les traversées ultérieures.
1273. La chaleur qui vient frapper un corps se divise en général en trois parties , une#qui se réfléchit, une qui est transmise, et une troisième qui est absorbée comme le prouve l’imperfection de la diathermanéité. C’est parce qu’elle est ainsi absorbée que'la chaleur rayonnante produit l’échauffement , qui n’est évidemment dû ni à la chaleur réfléchie ni à la chaleur transmise. ne
1274. On n’a bien mesuré jusqu’à présent le pouvoir absorbant que pour les substances athermanes ; tels sont les métaux, le noir de fumée, etc. Par des expériencestrès précises M. Dulong a reconnu que pour ces substances le pouvoir absorbant était égal au pousoir rayonnant (1253). M. Melloni est parvenu à la même loi par un procédé moinsrigoureux, mais sensiblement exact, commele prouve l’accord même des résultats. Il se sert d’un écran métallique très mince, dont une face tournée vers la source de chaleur est recouverte de la substance qu’on veut. essayer , tandis que l’autre, enduite de noir de fumée, pour qu’elle ait un grand pouvoir rayonnant, regarde le thermomètre placé à une petite distance. En admeltant que le rayonnement de cette face est proportionnel à lachaleur absorbée
Influence de
l'épaisseur sur
la transmission,
Absorption de la chaleur rayonnante,
Pouvoir absorbant,
Ilestegal au pouvoir rayon»
nant,
par l'autre et en opérant avec la chaleur de l’eau bouillante, on rétombe précisément suf les nombres qui représentent les pouvoirs rayonnants déterminés à la même tem-
pérature.
Influence dé” 1275. Comme les gubstances essayées sont sensiblement perce de là thermanes pour la chaleur de l’eau bouillante , l'écran métallique ne s ’échauffe que par la dhaleur absorbée et nul-
lement par la chaleur transmise jusqu’au noir de fumée ; il
n’en est plus de même quand on opère avec une source
d’une température très élevée, le phénomène alors devient
complexe et l’on observe des variations analogues à celles
que nous avons constatées dans les pouvoirs transmissifs,
en employant la chaleur de différentes sources. Quoi qu’il
en soit, voici les résultats obtenus dans ce cas par M. Mel-
loni :
Platine
Cuivre
incandescent. à 400°.
Noir de fumée. . .5. . 100 . .
Carbonate de plomb. . 56 ..
Colle. de poisson. . . 54. .
Encre de Chine. . . « 95 ..
Gomme laque. . . . . 47 . .
Surface métallique. . 13,5 .
On voit que la température de la
sorbant des couleurs.
Cuivre à 100°.
source n’a pas d’influence sensible sur les pouvoirs absorbants des métaux. Pouvoir ab- 1276, Lés diverses couleurs n’ont pas d’action parti-
culière sur la chaleur obscure, mais elles absorbent très
inégalement la chaleur solaire ; ainsi un morceau de drap noir, mis au soleil sur la neige, en fait fondre hien plus qu’un morceau de drap blanc ; on peut conclure de là que les vêtements blancs sont préférables en été et les noirs en hiver; s’il n’y a de différence .que dans là couleur, leur pouvoir rayonnant est le même puisque la chaleur du
corps est bien au-dessous de 1000 (1254).
1277. Nous venons de voir que la chaleur se réfléchis-
Refraction,
dispersion, pO- gai sur les corps et Les traversait instantanément eomme
larisation de la
chaleur. la lumière; l'expérience si connue des verres ardents,
VARIATIONS DU POUVOIR ABSORBANT. 187 qu'on peut répéter sur la chaleur obscure avec une lentille de sel gemme , établit le fait de la réfraction; la dispersion, la polarisation, ont aussi été constatées , mais nous n’examinerons ces modifications dans la chaleur qu’a-
près les avoir étudiées dans la lumière. à