‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 80 sur 89 · TEMPÉRATURE FINALE DANS LB VIDÉ ET BANS L'AIR · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE FINALE DANS LB VIDÉ ET BANS L'AIR

c’est-à-dire tant qu’on n’est pas daus le vide ; dans ke vidc on

1301. Le pouvoir diathermique du verre étant bien plus grand pour la chaleur lumineuse que pour la chaleur obscure, les rayons du soleil traversent plus aisément les vitres d’un appartement que ne peuvent le faire les rayons obscurs provenant des corps qu’ils ont échauffés ; aussi remarque-t-on que la chaleur se concentre, et cela contribue à l'avantage des doubles fenêtres. En faisant tomber les rayons du soleil dans le fond d’une boîte noircie à travers trois vitres distantes de quelques centimètres, Saussure a obtenu une élévation de température de plus de 100°. La superposition des enveloppes contribue d’ailleurs pour beau coup au phénomène (1294).

1302, Quand on songe.aux différences sans nombre qui existent entre les corpssousle rapportdes pouyofrsrayonnant réfléchissant, transmissif, etc.,on est tenté de croire que luniformité de température est impossible dans une enceinte renfermant des substances diverses; que si cette uniformité existe, on doit nécessairement la troubler en introduisant un corps dont les surfaces seraient de différente nature, et qu’un pareil corps ne peut pas conserver la même température dans tous ses points ; mais l'expérience et le raisonnement s’ âccordent pour prouver la possibilité d’une température uniforme. Gette uniformité est même le seul état final pôssible ; nous nous contenterons de la préuve expérimentale. On peut d’ailleurs jusqu’à un certain point concevoir l’équilibre par les compensations, en se rappelant que le pouvoir rayonnant est égal au pouvoir absorbant , qu’un corps réfléchit d’autant moins de chaleur qu’il en émet davantage (1255), et qu’une substance qui transmet facilement la chaleur doit s'échauffer moins et rayonner moins par cel même. Nous observerons seulément qu’il est fort difficile d'obtenir Puniformitérigoureuse detempérature dans une enceinte un peu grande , surtout à cause des circonstances extérieures , et qu’en général dans un appartement, par exemple, on trouve toujours avec un thermomètre un peu sensible des différences dans les différents points.

Influence de

Ja diatherman-

Equilibre de

‘ temperature

dans une en-« ceinte.,

198 LIV. Vi, CHALEUR,

$ V. Échauffement annuel et journalier."

Chaleur re- * 1303: Prenons pour unité la distance du centre du soleil

cue par la terre | . PURE 1. + à différentes au Centre de la térre dans une position déterminée; ce sera distances, en même temps à très’ pêu' près la distance de déux points quelconques pris sur les deux astres. Soit alors i la chaleur parti ‘par ün Fe du soleil à la surface de la terre;

| LÉ Le

sera la chaleur envoyée par ce même point quand Ja

TARBES hrs d (1245). Pour un autre point on aura Hu

au même instant — t Ds de sorte que ue dhdlent totale reçue par

VE CE 1 1} Fa E 4 î , à LL eic. Dh Ja terre à cet instant sera PA ; on voit qu’elle est

en raison inyerse du carré de la gp Les valeurs extrêmes de la distance sont entre elles :: 50 : 29, d’ou il suit que les GARE us chaleur reçues dans ces deux positions : sont dd | Chaleur re- 1304, Par une og remarquable la terre Pr

çue pendant un

temps donné, tOUjOurs la même quantité de chaleur pendant qu ’elle décrit un degré de l’écliptique; en effet, supposons la distance double,:la chaleur sera quatre fois moindre ; ;maislalongueur ç du degré sera double ainsi que le rayon vecteur, d’où il suit que l'aire décrite par ce rayon sera quadruple, Or celte aire représente le temps mis à parcourirun degré; ce temps sera donc d’autant plus long que la chaleur sera plus faible. On voit d'après cela que la chaleur reçue pendant un temps donné a pour mesure l’arc de l’écliptique décrit pendant ce temps. Pour que le raisonnement fût tout-à-fait exact, il faudrait raisonner non sur un degré, mais sur une fraction infiniment petite de de grés parce qu’à la rigueur la distance change à chaque jnstant. Gette remarque du reste n’altère en rien la conclusion.

Sa mesure : 1305, D'après des expériences de M. Pouillet, la chaleur

re entière, l'eÇUe, par la terre pendant l’espace d’une année serait capable de fondre une couche de glace de 14 mètres d’épaisseur, en supposant qu’elle tombât toujours perpendiculairement, c

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