‹ Éléments de physique ... Seconde partie. [Chaleur]Chapitre 87 sur 89 · CHALEUR DU SOLEIL ÉT DE LA TERRE · texte numérisé non relu

CHALEUR DU SOLEIL ÉT DE LA TERRE

rayons qui viennent d’en-haut. Parmi les lentilles les plus puissantes on best hp celle de Trudaine avec laquelle Lavoisier et Brisson firent de nombreuses expériences au Louvre. Cette lentille était formée par deux glaces courbes accolées ; on remplissait la cavité interceptée avec 140 pintes d’esprit-de-vin. Le diamètre était de 4 pieds , et le foyer qui se formait à 10 pieds environ

avait 15 lignes de largeur; mais au moyen d’une seconde.

lentille on réduisait cette largeur à 8 lignes, de sorte que les rayons tombant sur les lentilles étaient concentrés dans un espace 5184 fois plus petit. En évaluant la perte par réflexion et absorption à +, on voit que la chaleur produite devait être environ 4000 fois plus forte que celie du soleil. Il est à remarquer cependant qu’on n’a pu fondre au foyer ni le cristal de roche, nile platine. Nous parlerons dans l’optique des lentilles à échelons que Fresnel a substituées aux lentilles creuses.

1358. Il y a, comme nous savons, une certaine chaleur dans l’intérieur de la terre (870); elle provient, suivant M. Poisson , de ce que notre planète a traversé des régions d’une température élevée où elle s’est échauffée jusqu’à une certaine profondeur (878). La chaleur des parties superficielles est à peu près dissipée, mais il reste celle des couches profondes. Dans cette manière de voir, une période de quelques centaines de siècles suffit pour expliquer les changements de température démontrés par la géologie et l’histoire naturelle fossile. Dans l’ancienne hypothèse de la chaleur centrale, il faudrait remonter à des millions de millions d’années pour trouver dans les régions septentrionales une température convenable à certains êtres organisés, qu’on sait yavoir vécu. Ampère n’admettait pas non plus l'hypothèse de la chaleur centrale; seulement ii supposait qu’une couche du globe peu épaisse et peu. éloignée de la surface était le siége d'actions chimiques, du genre de celles qui produisent les volcans; c’est ainsi qu’il expliquait l'accroissement de température avec la profondeur. Ni

1359. Nous savons qu’il ya dans certains animaux une

Chaleur de a terre,

Chaleur animale; sasource principale.

Pefutation des ebjecnens.

source de chaleur qui maintient leur température au même degré, malgré les pertes continuelles par le rayonnement et le contact de l’air (865). Or, ces animaux, de même que des foyers en combustion , consomment une quantité considérable d’air , émettant continuellement comme éux de là vapeur d’eau et de l'acide carbonique, en remplacement de Poxigène absorbé. Il est évident , d’après cela, que la chaleur animale est due au moins en partie aux. phénomènes chimiques dé la respiration, Il n’y a pas de raison de croire que la formation de l'acide carbonique produise moins de chaleur dañs ce cas que dans les autres; en partant de là, on trouve que la moitié au moins de la chaleur animale s'explique par la formation de ce gaz; terme moyen, c'estles six dixiémés. L’acide carbonique dégagé ne représenté pas toutl'oxigène qui disparaît; en admettant que le reste soit employé à formér de l’eau, on retrouve encore environ deux dixièmes, de sorte que les phénomènes; chimiques de Ja respiration rendent compte de plus des troïs quarts de la chaleur animale. Ces résultats sont dus aux travaux de MM. Dulong et Despretz. Les animaux soumis aux expériences étaient enfermés -dans une boîte er cuivre mince, éntiérement plongée dans l’eau ; à FPaide d’un gazomèëtre on faisait passer de Pair pur dans la boîte; un autre gazomètrerecevait Pair vicié qu’on analysait pour déterminer combien il avait disparu d’oxigène et combien il s'était formé d’acide carbonique. On calculait d’après cela la chaleur due aux actions chimiques (1329) et on la comparait à la chaleur réellement produite, dont on avait la mesure par l’échauf: fement de Peau qui entourait fa boîte. Les expériences duraient une ou deux heures. Pour n’avoir pas à tenir compte de la chaleur latente de la vapeur d’eau qui sort des poumons, l’air de la boîte où $e trouvait l’animal était toujours saturé, de sorte que la vapeur se condensait dès qu’elle était expulsée et donnait ainsi sa chaleur latente à Pappareil. nd:

1360. Brodie, en comparant le refroidissement de deux animaux dont ka moelle épinière était coupée , maïs dans

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