CHAPITRE IV
voit, chapris cclè, ïjiièi lks Vents cttargét iS^umlciité l6n de leur Irajet sur la mer, vienneni condenser feau sur les régions qu'ils traversent ensuite. La quantité d*eau que reroîl Te sol en quelques mois i^t plus forte que celle qui tombe dans nos climats en un^an« et on a trouvë que
Srès de la mer cette citmntflîillbYjniielle pouvéît afler à eux ou trois mètres Jreàtel tes goutteà dé plûîc en jgéiiéra! sont fort grosses, et tombent à terre avec force.
A mesure que l'on sVloigne de ÎVcjuateuret que l'on avance vers les pôh's , on trouve des pluies dont le maxunum est on été, mais aussi elles deviennent ()lus fréquentes dans les autres saisons; car dès que l'on parvient aux points où les vents du sud, pi-ovenant des régions chaudes, se mclcnt aux niasses plus froides, |a chute de la pluie doit avoir lieu plus souvent.
Fji approchant des régions polaires, les vents du ïiord l'emportent, et l'on se trouve dans une zone à pluies d'hiver. En effet, l'été, les continents avant une température plus élevée que les mers, les vents du nord arrivent dans des lieux plus chauds et ne déversent pas d'eau; dansTliiver au contraire, la terre se refroidissant davantage, la vapeur peut être précipitée aboAclatu^ienl % l'état de neige.
On peut consulter la carte hyetographique donnée pàr M. Rerghauss en i84i dans son Âtlas physique, partie météorr)lngique , et Ton verra la position des bandes à pluies d'été et dliiver dans les diflerent!» lieux du globe y les régions où se produisent les tomados, et les pluies des moussons. Cette carte indique aussi quatre régions où îl ne pleut jamais y savoir: en Afrique dans le grand désert de SSàhttHi; a** au nord de Flnde et de la Oiine; 3*^ quelques points sur les côtes du Péron et du Chili ; 4"qtielques points du Mexique. Ces deux dernières Yégioril^ Wit peu étendues.
On rëélàrque, sur le méridien de l'océan Atlantique ,
^gS DM h*ÀJUOSBUkBE*
en toute saison; une zone à pluie dliiver en appro*
chant du cercle polaire.
Dans le continent de TEurope, en s*avançant de Téquateur vers les pôles , les bandes de pluie éprouvent un changement à cause de la conformation des terres. En effet , on trouve d'abord sous le méridien de l'Europe centrale des pluies d'été équatoriales, puis un espace sans pluies dont nous venons de parler. Ensuite les vents du nord qui régnent au nord de cet espace, étant trèscchaufTés pendant l'été, ne donnent pas lieu à une condensalion de vapeur; les vents du sud n'arrivant pas non plus dans cotte saison au point de saturation , ce , n'est que l'hiver, lorsque les vents du nord sont fréquents et se mêlent aux vents du sud, que Us pluies sont à leur maximum. On trouve donc après la zone sans pluie, une zone à pluies d'Iiivei*^ puis une zone à pluie en toute saison, mais princt|Mileinent ïéiéy et enfin uoe zone polaire à pluies d'hiver.
Tels sont les efTets généraux de la distribution géo* graphique des pluies ; mais les circonstances particu* * lières vont apparaiti*e dans les exemples que nous allons citer.
Le lableau de la page suivante indique» d'après M. de Gasparin , la quantité moyenne annuelle de pluie dans différentes localités, suivant les latitudes. On voit que la quantité de pluie diminue en mojenae à mesure que l'qn s'éloiene de Téquateur ; mais 1^ anomalies qu(^ présente la sécheresse de Saringapatnam, les pluies do l'Angleterre plus fortes que celles de France, et Fanomalie de Berraen en Scandinavie montrent l'influence de causes locales autres que la latitude. Les causes prédominantes sont, sans aucun doute, la position des localités dans une enceinte fermée du côté opposé aux vents humides, et le trajet des vents humides sur un pays élevé et froid. En effet si l'on forme le tableau des localités où les pluies annuelles donnent plus de i mètre (!'( au, on trouve qu'à Chambéry, situé entre la direction du vent S.-O. et le mont Blanc, la quantité de pluie, est i% 653 ; à Bergen^
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