‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 114 sur 202 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

serait de 5o centimètres. On peut voir la description dr Tudomètre de l'Observatoire de Paris, dans le Traité (le physique M. Ponillel, t. II. On a construit aussi des appareils donnant la quantité d'eau lonihée suivant les divers vents. M. Fl.iugergues a établi à Toulon un appareil de ce genre, au moyen duquel, h l'aide d'une girouette, la direction de la partie inférieure de l'entonnoir (pii rc<joit l'eau de pluie, est la même que celle du vent; le réceptacle cylindrique de cet udomèlre, divisé en buit compartiments, donne la quantité d'eau correspondante à chaque vent.

On dispose généralement l'udomètreà la surface du sol ; à l'Observatoire il v en a deux send>lables : l'un placé sur le sol, l'autre siu' la terrasse à 27 mètres de bauteur du premier. On ne trouve jamais en moyenne la mêmequantité d'eau dans les deux appareils; sur la terrasse, la moyenne de vingt-deux années d'observations donne DO centimètres d'eau , et sur la surface du sol 57 centimètres; dans d'autres pays on a observé des effets analogues. Oittc différence fie plus de 7^ n'est pas encore bien expliquée: tient-elle uiii(|uement a la condensation de la vapeur sur les gouttes de pluie dans le court trajet de 9.7 mètres, ou bien ne dépend-elle pas aussi d'un effet local, le vent enlevant les gouttes de pluie près de terre, et, par une espèce de remout, les poussant dans le pluvimètre ? C'est ce que l'on n'a pas encore décidé.

Une foule de circonstances influent sur la cbulc de la pluie dans les divers pays : la proximité de la mer, les vents régnants , la latitude, et dans chaque localité les saisons. Afin d'exposer rapidement l'influence de ces diverses causes dans les différents lieux delà terre, nous suivrons les localités depuis l'équateur jusqu'aux latitudes élevées.

Plus un pays est chaud, plus la quantité de vapeur qui s'y accunude est considérable, et plus il doit pleuvoir; • • cependant, un grand nombre de circonstances locales • s'opposent à ce qu'à latitude égale il pleuve également. Mais en dehors de ces causes, toutes choses égales d'ail- •

I>< t'ATHlÔsfrHiRK.

ieurf;, la quantité de pluie dinitnâe de Tëquateur aux pôles. Dans la description que nous allons faire, nous prendrons pour guide l'ouvrage de INT. Gasparin, où la question des pluies est traitée avec détail (Météorologie agrwolc^ t. II, p. a44 suivantes).

Sous les tropiques, la pluie tombe avec une régularité beaucoup plus grande que dans les autres pays. Sur mer, partout ou l'alizé souffle constamment , t! ne pleut pas, mais dans la région des calmes il pleut souvent, et les pluies sont accompagnées de coups de vent. Sur terre, on distingue la saison sèche et la saison humide; ainsi4 dans rAroérique méridionale, pendant l'hiver le ciel est serein , mais au printemps Tair devient humide, le vent moins fréquent, et en mars cominencement des orages continuels; dans certains endroits les nuits sont sereines, dans d'autres il pleut davantage la nuit que le jour. L'échauffcnieiit du sol et la direction du vent dans cette saison suffisent pour rendre compte de ces pluies (|ui durent tout IVté.

En Afrique, près de ré(|uatenr, la saison des pluies comnieiK e en avril; entre lo" de latitude nord et le tropique, elle dure de juin en oclohi e. Dans les lieux qui avoisinenl l'c^quateu!*, le soleil passant deux fois au zéinth, il tombe deux fois Tan de grandes quantités d eau, et 11 y a pour ainsi dire deux saisons sèches et deux saisons humides. L'eau qui toujbe rend l'air tellement humide , que la nuit tout est mouillé. Cette époque est celle des maladies épidémiques fatales aux Européens.

Dans rjnd<% sous les tropiques, l'alternani^e des pluies est analogue à celle des vents : sur la cote orientale, pendant la mousson S.-O., il ne tombe pas de pluie, et pendant la mousson N.-£. au contraire règne la saison

f)1uvieuse; sur la côte occidentale, c*est l'inverse. Dans 'intérieur du pays les pluies sont rares, et dans les diverses autres localités le climat est sec ou humide, suivant qu'il est plus rapproché de l'une ou de Tautre cote; dans quelques endroits même oni a des pluies partielle^ pendant toute Tannée , ou bien deux maxima. On

Page 1