‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 120 sur 202 · LOCALITÉS · texte numérisé non relu

LOCALITÉS

Pétersbourg.. .

Ces nombres indiquent qu'à Paris, par exemple, lorsque le vent soufUe du S.-O., il y a 85 à parier sur 100 qu'il pleuvra; tandis que, lorsque le vent souffle du N.-E., la probabilité de pluie n'est que de 9 sur 100. Il y a donc ^ fois plus de chance de pluie * par le vent du S.-O. que par le vent du N.-O.

quantité totale d'eau qui peut tomber à l'état de pluie, en une seule averse, est très-variable; sous les tropiques, où il pleut moins longtemps que dans nos climats, les averses sont plus abondantes. Si l'on réunit quelques-uns des résultats les plus remarquables obtenus jusqu'à ce jour, on trouve :

£n 1819, à Bombay, il est tombé,

en un jour i6a""",4 J'eau.

. A Cayenne, d'après une observation de M. Roussin , il est toml>é en

4o2 DE L ATMOSPIIÈRK.

dix heures a77"'",8 d'eau.

■ Dans les latitudes plus élevées, les pluies sont moins fortes; cependant on a cité les exemples suivants :

Les inondalions de TArdèelie en 1817 furent causées par des pluies qui donnèrent, à Joyeuse, les 8 et ç) octobre, eu a4 heures 79 '""'7

On a trouvé à Gènes, en i jour (a5 oct. 1 822). 81 a"",!

A Genève, en 3 heures i6o*"

A Bruxelles, eu 3 heures (4 juin 1839) iïa""",8

Cuiseaux est une petite ville dans le hassin de la Saône où il pleut plus que dans tout |iutre point de la vallée. Après les inondations de 1841, on a observé •en 68 heures c'est-à-dire en moins de 3 jours. . . 270"*'*, tandis que près de Lyon, il n'est tombé que. . i5o"*.

Ces exemples sont exceptionnels, car en moyenne, les jours de pluie, dans quelques lociilités désignées plitf haut il tombe : ' 1 i A Gènes io"",«

A Joyeuse 12 ,6

A Paris, le nombre des jours de pluie étant 147, comme il tombe par an 570""' deau, en un jour de pluie, il tombe en moyenne 4"""'

Nous ne devons pas terminer ce qui concerne la pluie, sans faire mention de ces gouttes d'eau qui tombent saus qu'il y ait apparence de nuage au-dessus de l'observateur. Le serein, comme on l'a déjà vu, est un exemple de petites gouttes d'eau provenant de la condensation immédiate des vapeurs d'une région peu élevée; mais ici il est question de grosses gouttes qui mouillent le sol, mr'me eu plein midi, tandis que le ciel reste bleu. M. de Jlumboldt cite plusieurs exemples de ces pluies, et, d'aprèsM. Kaemtz, le phénomène se reproduirait en moyenne deux fois par an. On a émis l'opinion qu'il pouvait bien se faire que les gouttes eussent été d'abord de petites pai^ celles de glace dans les régions supérieures de l'atmosphère, et qu'ensuite elles fussent devenues de grosses gouttes fondues par agglomération.

De la nei^e et dti grésil. — Lorsque la température

Coogle

Page 1