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CHAPITRE IV

et que les vents froids l'élèvent ; il résulte de la que les vents sud-ouest, qui, dans nos contrées, amènent le plus souvent la pluie, étant les plus chauds, le baromètre doit se tenir bas loi'sque les venls soufllent dans cette direction. Ce fait général souffre beaucoup d exceptions, et il est nécessaire, pour bien faire comprendre le phénomène, d'entrer dans quelques détails à cet égard.

D'après la théorie des vapeurs , l'eau se vaporisant dans l'air comme dans le vide, mais seulement avec plus de lenteur, il en résulte que si une masse d'air est en contact avec de l'eau à une certaine température, l'air se sature de vapeur et augmente de poids; alors, suivant ce principe, une masse d'air, un vent, parcourant une surface d'eau capable de donner des vapeurs, acquiert un poids plus considérable. La température étant de i5", par exemple, chaque mètre cube d'air pèsera 12''', 5 de plus que s'il était sec, et son poids, au lieu d'être i3oo*', sera i3ia",5; l'augmentalioa est de I centième. Si l'on suppose d'après cela qu'une masse d'air de 1000"* de hauteur soit saturée de vapeur à i5", la quantité d'eau qu'elle renferme ferait équilibre h une hauteur barométrique morcurielle de 10"""; en admettant que cette masse passe de 1 5** à 10", alors il se condensera un poids de vapeur équivalent à 3'"*" de mercure. Des différences plus considérables peuvent amener des résultats plus marqués.

Un vent agit donc sur le baromètre par sa température et par son humidité; la première influence tendant à abaisser la colonne mercurielle, la deuxième à l'élever. Dans nos climats, ce serait la première cause qui remporterait , dans d'autres on pourrait observer des effets contraires; ainsi, d'après M. Kaemtz, Flinders a vu que sur les côtes cle la Nouvclle-ÏIollande les vents de terre, secs et chauds, font baisser le baromètre; à l'embouchure de la Plata, les vents de mer E. tiennent le baromètre plus haut c[ue les vents O. (|ui souRlent de la terre.

Lorsque, dans un lieu quelconque, la pluie vient à tomber, comme le poids de l'eau entrait dans la valeur du

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poids de l'atmosphère au-dessus du baromètre, toutes choses égales d'ailleurs après la chute de la pluie, le baromètre devrait se tenir plus bas; mais quelquefois on observe un effet inverse. Il faut tenir compte dans ce cas de la direction du vent et des causes mi^nie qui lui ont donné naissance.

Quand la pluie tombe d'une manière continue, l'état du baromètre dépend de la direction du vent et de la condensation des vapeurs qui diminue le poids de l'atmosphère; mais si la pluie provient d'une averse courte et isolée ou d'un orage, c'est-à-dire du passage d'un ou de plusieurs nuages au-dessus de l'observateur, alors le poids de cette masse nuageuse étant supporté par l'atmosphère, il en résulte unees[>èce de vague qui passe sur le baromètre, et l'on peut observer une ascension de la colonne mcrcurielle pendant la pluie, cessant quelque temps après.

En général, par les temps de pluie, le baromètre se lient au-dessous de la moyenne correspondante au vent régnant seul; d'après cela, le baromètre ne peut servir comme pronostic de pluie qu'en indiquant la direction du vent régnant; le baromètre baisse, non pas parce qu'il doit pleuvoir, mais bien parce que la dimi*nution de pression est occasionnée par un vent amenant de la pluie : la pluie n'est pas une cause, mais un effet. Il serait donc plus juste de mettre sur les baromètres que l'on trouve dans tons les appartements, au lieu des mots beau-temps, pluie ou vent, etc., les noms des vents N.-E., S.-O., etc. (voyez p. 338), qui correspondent en moyenne à ces hauleiu's barométriques. (I^ dénomination de pluie correspond habituellement à 4 5""" au-dessous de la moyenne annuelle barométrique du lieu.)

M. Dove , d'après une théorie dont nous avons parlé page 344» ^ expliqué les vents variables de nos contrées par la rencontre simultanée des vents S.-O. et N.-E. (pl. 11, fig. 5), et il a déduit d'un grand nombre d'observations , que, dans notre hémisphère, le vent passe le plus souvent de l'E. à l'O. par le sud, et dans

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