CHAPITRE VI
j>£ L'éuunraiciTÉ atmosphériqvb.
SECT10x\
§ I, — Dés appareils,
La lem et l'a^osphère soat de vaslei résenroin d'électricité où k aabire va pnûer les oanset productrices des orages et d'autres phénomànes atmosphériques <pie nous allons exposer ; mais , avant 4'cntrer en matière, nous rappellerons les principes générau& qui président an dégagement de rélectricitc , principes que nous aurons l'occasion d'invoquer pour interpréter tous ces phénomènes.
En général , toutes les fois que les particules des corps éprouvent un dérangement quelconque, soit dans leur position naturelle d'équilibre, soit dans leur groupement, soit dans leur constitution chimique, il y a séparation immédiate dune portion des deux électricités, dont la réunion constitue Télectricité naturelle que l'on suppose exister dans tous les corps lors de l'équilibre moléculaire. Ce phénomène se produit donc toutes les fois que les particules sont ébranlées ou sépai ées par le frottement, la percussion, la chaleur, la lumière, l'action chimique, etc.. Dans le frottement, le corps frotté et le corps frottant prennent chacun un excès d'électricité contraire dont la nature dépend plutôt de l'état des surfiMXS que de la substance d^ccNrps; daoales acUons chimiquesi le 'oor|K
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qui se comporte comme acide rend toujours libre de IVlectricité positive, et celui qui agit comme alcali de iclectricilé négative.
Celte séparatioB distincte des deux électricités à la suite d'une action physicpie ou chimique se retrouve à Fégard de la terre et de ratmosphère^ qui sont toujours dans deux états électriques différents par suite de causes non encore connues et sur lesquelles néanmoins nous aurons Foccasion de dire quelques mots.
Avant d aborder toutes les questions relatives à Télectridté atmosphérique^ il est indispensable de faire connaître les différents appareils à Taide desquels on pafMiËr^j^MWM' ses effets. ' ''^^''^^^ ' ' < ^ '
^ ' ^ IIb^^*^^'^*^''^^*^ d*électromètres et de niid^^cdpBi&^partMniliers. Parmi les électromèti^s
,. di|i^Ji^ge est le plus fréquent, en raison de la fiicilité Afe^lEntiilfpoft dans tes Voyages, se trouve eeloi dé Satis-
^ «mtîf composé àè deux fils fins de «étal tnrmîaés chaccm par une petite Imite de soreiit et adaptés à une
- tige métallique fixée à la partie supérieure d*cme doWie de verre carrée, de 5 à 6 centimètres de côté; de cette manière , les deux petits pendules se trouvent placés dans l'intérieur de la cloche. T^a ti^e est elle-même surmontée d'un conducteur loriniiK' eu pointes, composé de trois parties pouvant s'ajuster les unes dans les autres, • et chacune d'une longueur de -i décimètres ; ce conducteur est destiné à recueillir de Télectricité au-dessus de la tète de l observateur. Pour préserver l'électromètre de la pluie ou de la neige, on visse à la partie supérieure de la tige un petit chapeau en laiton laminé, fort mince,
^ de forme conique et d'un de cimètre de diamètre. Jje conducteur s'ajuste également à vis sur ce chapiteau. Une étoile divisée est appliquée sur l'une des fiices de la cage de verre ^ afin d'appréekr les angles d'écart des •deux, pefrts pendules. Saussure , pour graduer cet appfe* reil^ cW-h-dire pour trouver le repport -entre l'inteiip
. «ké-'de féleotrietté et l'écaitement comspMidnil des Wlm de mmay a opéré mbm il Bqîl i ajwn pria
jdhux clectromètres désarmes , aussi ^çaux eiiti« eux que possible, il éleotrisa Tuii d euft fie luaolera k ce que les dm» boul«| de Mireau s'écartassent par exemple de 6 nulli^ mètres ; avec le crochet de Tautre électroinètrey <|iû Viétait point électrisé , il toucha le csoohM cUi premier : à J'iiistâiit mémep l'électricité Mfi9|ftiii|ffi -entre lei> deux, •et la divergence fut dans Tuii comme dans lautre de 4 villimètm. U résulte de là qu*une diimmilioa de ^^Kritié dans l'intenaité 4^ ïffitifDim^^ii^^ > 4i«ei^iic^ d'un 'ijen.t Ajr4ot €iilo«éfi*4rc|iMlé«è - iffi^jjes él^romètres, il le mit en ^fontaol 4t|geg f aiilB^ j'ëcartement fiit de a"*"*^ , lequel ccu<respondei|;^<4te ^intensité égale eu qoart de l'intensité primitive jlli^^ jainsi à fermer «ne table, qui change, à la^éi'îl4«^ti'^^ 4^}pareil à l'autre» mais que tout obeervateur doit avoir f atteoliofi d'étnbUr «Yant de coinipiaiM3er une séije re*>
gulière cTfkbsennttiiMI r
Yolta a substitué «uil^ fils métalliques, deux petites
pailles longues d'environ 5 centimètres et de (j millinjè-
tres de large, suspendues à deux petits auuoaiix Irès-
mobilcs adaptés à la tige de rélet tromèlre, et qui, dant
l'état (le lepos, sont contiguës. Ces petites pailles, quand
elles sont sèches, sont beaucoup plus U'gères que les
fils' métalliques armés de petites balles de sureau, et
olïrent, «î égalité de poids, beaucoup plus de surfaces
avantage précieux dans les expériences de ce genre;
eu prenant des pailles plus grosses, on peut mesurer des
intensités électriques doubles el même quadruples. Volta
a constaté que lorsque l'appareil est sensible ou médio*
crcmeiit sensible, sa marche est régulière jusqu'à u6?
d'écartement, c'est-à-dire que, jusque-là , les angles d'é«
carts sont proportipnoels aux intensités éieeCiiqu^ qlif
les produis/sut. il avenwqné en outrai que, si les paiNas
sont ,4j||)fii|)ent longues, une diflereooe «snsible da«i
|e^r grosseur, occaaioniie à peine quelque dil^r^w»
lif^n^^ déviations ; que dès l'instant qu'elles oi&t moine
^;^^llimèti*es do loQg^ leleotucuiiètre n'a plns*4n •
nwL^e «ëp[idière de» attlmp.^ «m, f(M*<i| fil wifmmm^ .
46o BB L'éLicnicni ÂXMsvaÉBMQm.
que la petite cloche entourant les pailles ne soit pas trop grande, dans la crainte que l'air intérieur ne con- . serve trop longtemps l'électricité qu'il enlève à chaque ÎDStant.
Volta a conseillé en outre de placer à l'extrémité de k pointe de la tige métallique dont est armé Téiectromèti^y un corps enflammé destiné à établir un courant d*air apportant Télectncité des couches d'air envi ronflantes; il a obtenu parce moyen des résultats qui étaient touvent doubles de ceux qu'accusait Tappareil sans la pirésence d'un corps en ignition. Ce qu'il a trouvé de mieux est une espèce d'allumette formée d'une mèche de coton soufrée et placée dans l'intérieur d'une spirale en fil de fer ajustée a la pointe du conducteur. Il nut s'assurer préalablement que ce corps ne fournit pas d'électricité à la tige pendant sa combustion. L'appareil cfoe nous venons de décrire se place dans une boite dé bois, et peut être transporté dans les voyages sans risque d'être brisé.
Si l'on veut mesurer avec une grande exactitude Vé' cartement des pailles, on dispose à peu de distance une > lunette et un arc divisé.
Quand il s*agit d'observer des quantités d'électriicilé excessivement faibles, on emploie l'clectroscope à feuilles ' d'or, avec deux armatures faisant fonctions de condensateurs.
L'électromètre sert à recueillir l'électririlé libre (|ui se trouve dans l'atmosphère; mais si l'on veut accuser la présence de cette électricité quand elle s'écoule dans un ûl conducteur, il faut faire usage d'un multiplicateur convenablement disposé, dont le Bl est isolé avec plus de som qu'on ne le fait ordinairement. Après avoir été reoonvert de soie, comme à l'ordinaire, on le plonge dans one solution concentrée de gomme Jaque dans f alcool, pats on l'enroule lentement autour du cadre du nmitiplicatear; le fil se recouvre ainsi d*tme couche de férmB k la gomme laque , isolant mieux les circonvolatîoBS hs aoes des antres qne la soie. Pour opérer avec