CHAPITRE VI
des douze mois apprennent que le premier minimum et le premier max.imum ont un peu moins d'intensité que les deuxièmes maxinmm et minimum.
M. Arago, qui £t fait aussi Jes observations suivies sur réleclricité atmosphérique pendant les jours sereins, a également constaté 1 existence de deux maxima et deux minima chaque jour. 11 a trouvé dans le mois de mars
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Le 3, un premier minimum à 7*ao' du matio; un premier maximum à 9 heures ;
Le 4) un premier minimum à 7'' 10' environ, un pre»* mier maximum à 8*' i5'; • • .
Le 6, le premier maximum à 9*" i5' du matin, t Le i4> id. à 9 heures; . .
. lue 16, id. à 9 heures;
Le 20, id. à 8'' 10'; - •
Le a8, id. à 9 heures.
La moyenne relative au premier maximum est d'en*viron 8" 48' du matin ; or, Schubler avait trouvé pour le mois de mars i8ii, 8'' 1/2; on peut donc dire que, dans ce mois, IVleclricité atmosphérique atteint le premier maximum entre 8 et 9 heures du malin.
Il est facile d'interpréter les causes qui font varier lexcès d'électricité libre dans Tair toutes les fois que le temps est serein. Schubler avait d'abord émis l'opinion que ces variations dépendaient peut-être de la même cause qui produit celles de l'aiguille aimantée; il n*y a probablement pas d'autre rapport entre ces deux classes de phénomènes qu'en ce qu'ils suivent lou» deux la période diurne. Voici comment on conçoit les variations de l'intensité électrique dans le cours de la journée: vers la fm de la nuit, l'électricité doit avoir une très-faible intensité, parce que l'humidité de la soirée précédente et celle de la nuit (|ui l'a suivie ont transmis à la terre unc^ partie de l'électricité qui s'était accumulée dans l'air. Quand le soleil coiiiincnce à réchauffer la terre, les va-
f>eurs s'élèvent, et il n'y a plus d'écoulement vers le sol ; orsque çet astre est pacveuu à un certain^ degré d'élé.
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vation, la chaleur augmente, Tair se dessèche et ne traiumet qu'avec peine le fluide électrique accumulé dans l'atmosphère ; il en résulte que les appareils élec- 'tricpies situés près de la surface de la terre indiquent une diminution de 1 électricité ^ bien que le fluide électrique ne cesse point de s'accumuler dans les régions élevées. Le soleil s'approchant de l'horizon occidental y l'air se refroidit, devient humide et commence à trans- > mettre plus abondamment à la terre, qui s'est refroidie . plus que l'air, le fluide électrique accumulé dans les gions supérieures. L'intensité électrique doit donc augmenter avec l'humidité et la rosée jusqu'à a ou 3 heures après leooucher du soleil; elle diminue ensuite graduellement pendant une grande partie de la nuit, et ne devient jamais nulle, lors même que le ciel est par&ite-' ment serein.
On explique suivant le même principe pourquoi l'électricité aérienne dans les temps sereins est beaucoup moins forte en été qu'en hiver : l'air, dans le premier cas, étant alors cliaud et sec, résiste avec plus de force à l'écoulement du fluide ('Icctriquc accumulé dans les régions supérieures de Tatmosplière, tandis qu'eu liivcr, l'air humide doit produire un effet contraire. Ce sont donc les variations de l'humidité dans le courant de la journée qui donnent lieu aux variations de tension électrique.
SECTION II
M VéUBGIUCITà DBS HDAGBS ET BB LA FOaHâTIOH
MB OBAttBB.
J I". — De r électricité îles niuigcs.
Phénomènes généraux, — Quand le ciel n'est pas •ertiB, il arrive fréquemment que les électromètres et les multiplicateurs accusent la présence dans l'air tantôt de l'électricité positive, tantôt die l'électricité négative. Il suffit pour iva convaincre de lancer un cerf-volant