‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 15 sur 202 · CHAPITRE f: 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE f: 5l

tité de chaleur émàuée du soleil est trop grand, à moins toatefois que cet astre ait la faculté de renouveler sa chaleur à mesure qti*elle e^t émise dans l'espace: Cette

Suestion exige donc de nouvelles recheixhes continuées *anaée eii aHnée pendant un très-long laps de temps. * M. Poiiillet a cherché également à évaluer la quantité de chateur envoyée par l'ensemble de tous les astres, et la tempik'ature de Tespace dans lequel se trouve actuelle^ ment le système solaire. Il a donné i^a^ nu-dessous de zéro pour la tenipératuré des espaces planétaii*es, nombre qui est bien inrérietir à — 60*^ qu'admettait Founer. Nous renvoyons au travail cité plus haut pour de plus amples renseignements ; nous énoncerons seidenient les conséquences suivantes (jui résultent du principe de l'équilibre de ten)[)érature des corps placés dans des enveloppes diatliermanes.

i" La température de la surface de la terre est plus élevée que celle de l'espace.

à" La température moyenne de l atmosplière est supérieure à la température de l'espace et inférieure à celle de la terre.

3°Le décroissement de température de l'atmosplièi'eilfe provient pas d'une action périodique du soleil ni des eottrantsascendaÉits et descendants que cette action pèut défemiiner à là surface de la térre; il est une dël» conditions d'équilibre des enveloppes diathermaHes^ et est dû au rayonnement dë l'atmosphère ét aUi ât'îidQS absorbantes inégales tiue Tair exerce sur les Hijob^ de chaleur venant de fespaoe et sur eeûx qui sont émis par la tetre.

Poisson étaii déjà parvenu à cette conséquëncb, kfàc les dernières couches ne l'atmosphère devAtentêtni à UlKe tempérâtni'e bien infiérieure à cëilb de l'espace, el telle <|tte le fyxnd lèlir nit hiï perdre toute leur élasticité.

Les méthode» ektiërimentaleâ dbnt nous venons parler sont MtibttBeiW, tliAis hâi liombits obtëHUs |idUhrottt ^re ttlddlfiés par dfts ext)éltétiees ultériettHM: Q'eit Uh Httjel trèfi^iigne tte l'àttiSAtioii des |phy^ideitt.

5^ pnbroM. oâp. de la chal. crkthalb.

Sbctioit m.

Phénomènes dépendant de la cludeur centrale.

Tous les plu-nomciics (jui ont pour origine la chaleur centrale, sont nécessairement liés entre eux par une clépenilaiice mutuelle : tels sont les eaux thermales, les volcans, les tremblements de terre, le remplissage des filons par sublimation; et [)eut-être faut-il v joindre encore les mouvements que l'on a remar([ut's dans (|uelques contrées, et qui indi(juenl un exhaussement ou un abaissement du sol. Nous croyons convenabltî de décrire ces phénomènes , du moins les j)rincipaux, a\ant d'exposer les ciTets calorifiques que 1 oa observe à la surface du globe.

§ I. Des eiiux thennales et des émanations gazeuses, •

Les eaux qui coulent à la surface de la terre tiennent en général peu de matières en dissolution, et leur température participe de celle du sol ; celles qui proviennent d'une profondeur plus ou moins gi'and(; sont chaudes ou froides et chargées de différents sels. Nous ne nous occuperons ici que des eaux dont la température est plus élevée ([ue la moyenne du lieu, et appelées, en raison de cela, (.'((ur / /irmui /es ; attendu que nous ne considérons dans ce chapitre que les faits qui peuvent bous éclairer sur la chaleur centrale.

Les eaux pluviales et autres s infiltrent à travers les fissures des roches jusqu'à de grandes profondeuis, où elles se mettent naturellement en équilibre de température avec Ifis parties environnantes. Dans leur trajet, elles se chargent de substances soluhles, et reparaissent ensuite à la #urface avec une température élevée, soit par suite d'une différence de niveau, soit par la pression des gaz qui accompagnent souvent les eaux thermales, soit par la tension delà vapeur deau elle-même. U pourrait se faire que des réactions cbimiques analogues à celles qui ont oxydé primitivement la couche

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