CHAPITRE J
superfideile du globe contribuassent aussi à leur éleva» tîon de température; mais ou ne sait rien de positif à cet égard.
Lorsque la croûte terrestre n'avait encore que peu d'épaisseur et que sa température était plus élevée 4 u elle n*est aujourd*hui y les eaux thermales étaient plus abondantes et contenaient plus de matières salines en dissolution. Les preuves de la diminution des eaux thermales et même du changement de matériaux déposés par elles, se trouvent, suivant M. ]^ccoi\ {^Eh'/nctits de (Icologie^ t. II, p. 6"^), dans les masses de travertin que ron rencontre en différents points du globe et dont les sources qui les ont pioduites sont tar ies, ou qui n'abandonnent plus à la lon<;ue (|ue des couches minces et limitées de carbonate de ebaux.
La masse calcaire sur laquelle la ville de Wichy est construite a été formée par la source des Célestins; aujourd'hui les fontaines ne fournissent plus (ju'une faible quantité de cette substance. Les eaux du Mont-Dore ont amené jadis des masses de silice; à Tépoque actuelle, à peine si elles en renferment. A Saint*iHectaire, les eaux ont déposé d'abord de Tarragonite, puis de la silice^ de l'ocre très-friable, et enfin du travertin quelles déposent encore maintenant.
Les phénomènes relatif aux eaux minérales ne sont donc plus que de faibles manifestations de ceux qui ont été produits dans les premiers âges du monde. La grande quantité de ces eaux qui surgissaient alors de Tintérieur, coulaient à la surface et ravinaient ta terre ^ concouraient ainsi à la formation des terrains de sédiment. En raison de leur température élevée, elles étaient plus corrosives et plus chargées de substances salines qu'à l'époque actuelle. «
La température des eaux thermales varie depuis quelques degrés au-dessus de la moyenne du lieu jus* qu'aux environs de celle de l'ébullitbn.
En Europe , parmi les principales sources thermales nous citerons.
.54 PHiirQM« Dtp. DK f.4 qPAL. CENTRALE.
f;^ France :
Tetnpératort.
Les eaux de Chaudcî) -Aiguës }iiarquent 88**
Les eaux de Dax (I^andes) 60°
Moqt-Dofe 44"
Wi% 40"
Bourbonae.. . . ) • au del^ 5o°
Sohêmfli celles de Carlsl^ad yont jusqu'à • 73"
Eu Anglelerre, il existe peu de sources thermaleii. £i) A^ic et en Amérique, il yen a grand noflffbre. Pfès de Valencjm M. de Uumboldt fi trouvé une source marquant f go^
On admet que la température des eaux thermales doit èii'v crautaiit plus t'icvée (juVIIes viennent de lieux plus pi olonds ; mais auj^si elle tioit s abaisseï' d'autant plus que les couduits <{ui les auièiienl à la sui'face sont plus longs. Boussingault a essayé d(î déterminei' cette înflueiH^ par des observations directes; il a rencontje eu effet, en Aniéri(|ue, trois sources dont les eaux, (jui sVdevaient à des liauteuis difïérentes, avaitMit des températures d'autant plus "basses qu'elles étaient plus élevées. La source de Trinclieras, près Puerto-Gabello^ pMsqu'au niveau de la mer, a donné.. . .
La source de Mariana à 676"". . . . 64** La source d'Oaoto. . . à ^Oft"*. . . . 44%^
En général, les eaux les plus abondantes sont les plus chaudes, probablement pah» que leur plus grand volume empêche leur prompt' refroidissement.
Les eaux thermales sortent de tous les tentai ns; on en voit surgir du milieu des fleuves et même de la mer, comme le lihone près de Saint-Maurice en Valais , et plusieurs points du golfe de Naples uous en offi*ent des exemples. Sôuvent il arrive que les matières en dissolution dans les eaux thermales n^ont aucun rapport avec les roclies qu'elles traversent; elles ont doue leiir origine ailleurs que dans ces terrains.
' On peut, du reste, déduire les conséquences suivantes