CHAPITRE VI
Plusieurs voyageurs ont constaté Texistence du fer métallique sur diverses roches. Il semblerait résulter de là, comme Fuiîiiieri Fa avancé lui-même, que le fer existe dans les nuages orageux , et qull est enlevé aux roches situées à la surface de la terre, principalement aux cimes des montagnes.
Pour se rendre compte de tolis ces effets, il ne faut pas perdre de vue que Félectricité ne saurait cheminer sans être accompagnée de matière avec laquelle elle semble identifiée.
Nous ne devons pas passer sous silence les effets mécaniques remarquables opérés par la foudre sur le bois; non-seulenient elle le brise, mais elle le divise en lattes excessivement minces. On a vu des portions d'arbres dans toute leur séve, desséchées et divisées en longues tiges minces après avoir été foudroyées. Ces effets sont dus à ce que les liquides qui humectent le bois étant seuls conducteurs, lorsque la foudre le frappe, raction se porte entièrement sur ces liquides, les vaporise peut-être, et par suite divise les portions frappées en lattes longitudinales.
Effets magnéiiques, — Quand la foudre traverse des barres de fer, elle y produit des effets magnétiques comme l'électricité. Il arrive quelquefois qu'après un orage, lorsque la foudre a éclaté les chevilles en fer, les clous et jpême les aiguilles possèdent la propriété magnétique, {t, orages peuvent altérer Taimantation des aiguilles de boussole; ils peuvent également déranger la marche d^s dironomètres, comme M. Duperrey a eu Toccatton de l'observer dans son voyage sur /o^ CoquUt^ (partie hydrographique , page 19).
Les montres marines qui se trouvaient a bord avaient été fixées, le a-j octobre 1828, de la manière suivante;
W 1 1 8, de Louis Berthoud — 5%3
N** a6, de Motel + 10 ,r
£n partant d'Amboiue pour se rendre au port Jacksonj
DE l'électricité ATMOSPHÉRIQUE.
il dirigea sa corvette tic manière a prendre connaissance de Timor et des îles Savu. « Dans ce premier trajet, a dit M. Dupcrrcy, et notamment en vue de Timor, de « fréquents orages, dans lesquels la foudre éclatait souu veut avec un fracas e.vlreme auprès du bâtiment, « sont venus nous assaillir. La conséquence de ces orages a est qu'à notre arrivée auprès des îles Savu, dont la a différence en longitude avec Amboinc avait été exacle- « ment déterminée, en 179^, dans le voyage d'Enlre- « casteaiix, aucune des monires de /a Qnfia'llr ne sVst « trouvée en état d'en fixer la position; leur marcbe « diurne observée à Amboiiie n'était plus la même. Ces « înonlres, (|ui jusqu'alors pei ineltaienl de compter sur « la longitude à moins de 5' de degrés près, étaient « en erreur aux îles Savu de i5 à 4^', et plus tard , a a l'arrivée de la corvette au port Jackson , elles ont placé « le bâtiment à plus de 4o lieues dans l'intérieur de la « Nouvelle-Hollande.
a Elles furent réglées au port Jackson, cl voici quelle a fut leur nouvelle marcbe diurne, le 19 janvier 1824:
On voit par là que les trois montres ont eu toutes leur mouvement accéléré; mais connue celte nouvelle marche diurne donne avec exactitude la différence de longitude entre Savu et le port Jackson , on ne peut attribuer le changement survenu dans leur marcbe observée h Amboine qu'aux violents orages qui , dans les parages de Timor, ont été si bruyants et si multipliés autour de la corvette.
§ III. — Des paratonnerres,
IjH foudre frappant d'abord, quand elle tombe, les arbres et les édifices élevés, et suivant de préférence les corps métalliques aux autres pour se rendre dans le sol.