‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 163 sur 202 · CHAPITRE TII · texte numérisé non relu

CHAPITRE TII

Les éruptions volcaniques paraissent influencer Taigiillle aimantée , mais il ne semble pas que los tremblements (le terre agissent autrement que par des mouvements mécaniques ((u'ils lui impriment. Quant aux orages ou pour mieux dii-e aux ( oups de tonnerre, on sait qu'ils peuvent chauler ou renverser inéiue le magoétisiue des aiguilles*

Des méridiens magnétiques.

Les voyageurs et les navigateurs quî ont parcouru les cBverses parties du globe depuis près de deux siècles, ont recueilli un grand nombre d'observations relatives à la déclinaison de l'aiguille aimantée. T>es premiers qui piiservèrait à bord ayant négligé l'action locale , obtijireiit detf résultats qui sont nécessairement entaébés dWreursy aUs^i les anciennes observations n*ont«elle8 JSas line granile valeur; il n'en est plus de même depuis près 3e trente ans. 0|i trouvera dans le Traité du, magnétUmef de M. Becaderel, p. 9i3, un tableau des déclinaisons de Taiguille aimantée, pour les différents lielix de la terre.

Halley est le premier qui ait essayé de réunir et de coordonner ensemble le grand nombre d'observations dé déclinaison faites jusqu'à lui. En i'-oo,il publia une carte sur laquelle sont tracées les lignes d'égale déclinaison de 5 en 5**. Cette carte, à l'époque où elle parut, fit sensation, parce qu'elle permettait de saisir d'un seul coup d'œil la marcbe de la déclinaison , depuis réquateur jus(ju'aux parties les plus septentrionales où voyageurs étaient parveuus. Des cbangemenls étant survenus dans la déclinaison , et les métbodes d^observatibn ajrant été perfectionnées, on sentit de jour en jour combien lés indications de la carte de Halley devenâient défectueuses. En r et 1746, Mountain et Dodsoh, ayant eu à leur disposition les registres de l'amirauté anglaise et les mémoires de plusieurs oHiciers de inarine, publièrent une nouvelle carte de déclinaison. Churchman fit paràttre^ en 1 794» utf atlas magnéticiue,

\ ' ' dans |f<{^,il essaya de donner les lois de la déciinjiî|phy

, »>PP»ya"^ sur l'existence de àj^ msèt^'' * ^^ues, lun était place, pour 1800, sous la «rSpIf ^ nord, et sous la longitude de 1 34^ ouest di)

très-près du cap Fairweather, et lautn^ titude de SS^ sud, et sous la longitqde de inian avança, en outre, que le pôle nord é[kCf - tuait sa révolution en 1096 ans, et le pôlesnd en 2289. Cet ouvrage avait étt pHkïédé d\m autre plus remarquable, qui parut en 178^,01 dans lequel son auteur, M. Ilanstfen, donna le tableau le plus complet qu^oq ' ait encore eu avant celte époque des observations d^ déclinaison. Cet ouvrage était accompagné d'un atlas magnétique où se trouvaient tontes les lignes d'égale déclinaison ; le défaut de synjélrie de ces lignes était tel qu'on (lut en concluie que les causes d'où dt'peud le magnéiisnie terrestre sont rt'parties irrégulièrement sur la surface du «tobe. M* l^rlow a publié au^i cj^s ligl^e^ d'égale déclinaison.

^ Ces lignes ne peuvent réell^^nt i^voir d aut|*e inj^r. \ |K>rtauce que de grouper d'une manière méthodique les obseprations faites ^ .iine époque déterminée^ surtout cjepuûi^e I^. Duj^rrpy a trouvé un mqyen graphique 4 rai||p||qu UJI tracé la vérita|)le fiffure des méri^ djeu magnétiques tels qu'ils doivent Itrê considéi-^ ré|y^ac^uel de qo^ copn^if^ncef sqr (e magoétismâ ;^fernesîré. ' ■ - . . .^^ - .

^mpn appelle ni^4teii nMnëtique d^m lieu le plan vertlf t^yÇf passant par la direction de raiguille aimantée dans cette / . localité. Supposons que l'on parte d'un point queicotiqua de la surface du globe , et que cheminant toujours dans le sens delà direction de raiguille aimantée, d'abord vers je pôle nord , ensuite vers le pôle sud , on relève tous les points par lesquels on aura passé; la ligne courbe qui les réunira tous formera un uK-ndien niagiiéticjue. si Ton prend un autre point de départ voisin du premier, et que l'on tracCjï de la même manière, un méridien luagnélK^ue , ce pi^dîcn rf nçoulrera je premier ei\ deui^

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M" . CHAPITRE VII, j 563

points situés, riin vers le pôle nord , l'autre vers le pôle sud. Eu traçant sijr le globe un certain nombre de ces méridiens , et prenant les points d^inlerseclion des méridiens voisins, on aura alors dans <lia(|ue bémispbère une courbe fermée résultant de la réunion de tous les points d'intersection. 1| est naturel d'admettre (]uc |e pôle niagnétique de cbaque lu'inisplière se trouvera nu centre de l'aire renfermée par ces courhes. Ces pôles, <jui sont les points où l'aiguille d'inclinaison est verticale, ne doivent pas ^tre confondus avec les centres d'action intérieurs (lui sont les véritables centres des forces ma- ^nctKjues de la terre.

Les courbes perpendiculaires aux méridiens magnétiques sont les j)arallèles magnéti(jues; on les a appelées ainsi en raison de leur analogie avec les parallèles tefreslres (jui sont perpendiculaires aux méridiens ter<restres.

On trouvera, pl. VIII et IX, les cartes des méridiens et des parallèles magnétiques publiées en i83G par M. l)uperrèy, tels qu'ils résultent des observations de la déclinaison de l'aiguille aimantée. planclie Vill représente les lignes tracées sur une projection de Mercator, et la plancne IX sur une projection polaire. La ligne niarquée c'ijuateur nidgnrtifjue^ sur lacarte-plancbe V|Hj est la courbe perpendiculaire à tous les méridiens niagnétiques passant par leur milieu et analogue à réc^qaleur terrestre (|ui est perpendi<:ulairc à tous les méridien? géograpbiques.' Mais le véritable équateur magnéli(|ue est représenté par une ligne ponctuée; c'est, comme nous le verrons ci-après, la ligne des points où l'inclinaison est nulle.

M. Duperrey avait déduit des méridiens que jes deux pôles magnétiques étaient placés, l'un au nord de l'Amérique septentrionale par no^xo' de latitude noni et loo" l\o' de longitude ouest ; l'autre, au sud de la Nouvelle-Hollande, par 76" de latitude sud et i35" de longitude est. Cette dernière position fut fixée, en 183^, à jS** sud et i36° est, quand M. puperrey pi^ rap-

564 UE t!kcnov vagvétiqob ou globe.

porter sur sa carte les nombreuses observations faites, en i8ao,par les capitaines Beliiugshausen et Lazare, dans toute rétendue de la zone comprise entre les parallèles de 55^ à 70** de latitude sud. En ]83a, le capitaine Ross ayant trouvé que Paiguille d^inclinaison était à 90^ sur la carte deBootbia-Félix, par 70** 5' nord et 99^ j a' ouest , c'est-à-dire 3o milles seulement à Test de la position fixée par M. Duperreyi il sVnsuit <jue Ton ne saurait élever aucun doute sur la véritable position du pôlé magnétique boréal.

M. Duperrey, dans une notice communiquée a l'Académie des sciences (^Comptes rendus de V Àcddvmie des sciences, t. XIII, i3 (léc. i84i), a cherche à démontrer qu'il en était de même à Téyard du pôle magiiéti(|ne austral. 11 s'est appuvé j)our le prouver sur les observations faites par les capltîiines d'Urville, VVilkes et J. Koss. Sans entrer dans le fond de la discussion de ces observations, nous dirons que celles du capitaine Ross placeraient ce pôle par G' sud, et ifio" 5o' est, les observations du capitaine Wilkes par 71" 55' sud et 1 4 1 " o' est ; celles du capitaine d*Urville par 7 5" ao' sud et i3o* 10' est. Celte dernière position s'accorde en latitude avec celle de M. Duperrey, et ne diftière que de 80 miites de Test à l'ouest; on doit regarder par conséquent Ces résultats cooime sensiblement concomitants^

Là plttn^ X représente sur une même carte la posi* . tlii^^yi pôles magnétiques, tels qu'ils résultent déi ô1b«èrvations de M* Duperreyi

§ IIL — t inclinaison en différents lieux du globe.

Varutiov m L^nrcLiNAisoN. — ^L'inclinaison, comme h déclinaison, est soumise à des variations diurnes^ annuelles et séculaires, mais elles ont été moins bien étudiées, du moins les vaiiations diurnes. Les variations mensuelles ont moins d'amplitude que celles de la déclinaison ; Tinolinaison est à son maximum en été et à son minimum eu hiver.

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