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CHAPITRE VIL

Ayant obtenu, à l'aide de la formule précédente, les latitudes magnétiques des points où les observations ont été faites, il a déduit, de celles-ci et de la déclinaison de l'aiguille observée dans les mêmes lieux, les changements en longitude et en latitude qui , étant combinés avec la position géogiapliique des stations, lui ont donné les coordonnées des points correspondants de réquateur magnétique. Il a tracé, au moyen dé celle méthode, en s'appuyant uniquement sur ses propres observations, la portion de cet équaleur dans une étendue de 247° en longitude, laquelle comprend Focéan Atlantique, une partie du continent de TAmérique méridionale, le grand océan Equinoxial, et l'archipel d'Asie jusqu'au méridien de la partie occidentale de nie de Bornéo. ' ' ^

M. Duperrey a prolongé aussi vers l'orient la portion delà ligne sans inclinaison déduite de ses observations, en profitant de celles que le capitaine Edward Sabine a faites en 182a, dans l'île Santomé, golfe de Guinée. Quant au prolongement compris entre le méridien de la partie orientale de Bornéo et la pointe nord de Ceyian, il est le résultat des observations faites dans la campagne de la corvette la Chevrette, en 1827, par M. Jules de Blosseville.

Le capitaine Sabine a déterminé la position de l'un des deux nœuds de l'équateur magnétique qui se trouve par 3" 10' à l'orient du méridien de. Paris. M. Duperrey a montré qu'à partir de ce nœud, la ligne sans inclinaison remonte au nord en traversant le continent de l'Afrique, atteint probablement le iS" degré de latitude boréale dans la mer Rouge, à en juger du moins par une observation faite par Panton dans l'île Socotora en 1776, redescend ensuite un peu au sud, pour revenir rejoindre le point que M. de Blosseville a déterminé sur la pointe nord de Ceyian. Il paraîtrait, d'après cela, que rc(juateur magnétique ne rencontrerait la ligne équinoxiale que dans deux points qui seraient presque diamétralement opposés, et situés, l'un dans l'océan

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Atlantique, l'autre dans le Grand-PcéaOi â peu près dans le plan du méridîeD de Paris, et que la oii cet ^uateur ne rencontrerait que quelques îles éparses, il ne sVIoignerait que bien peu cte la ligne ëquinoxiale; qu^il s*en écarterait davantage lorsque les îles se multiplient , et ne parviendrait k son maximum 4l*excursioii , soit au nord, soit au sud, que dans les deux grands continents qu'il traverse; enfin qu'il existerait, entre les sections australe et boréale de celte courbe singulière, une symétrie remarquable et beaucoup plus parfaite qu'on ne l'avait crabortl supposé.

L'équateur magnéliipie ou ligne sans inclinaison est tracé sur les cartes-planclies Vlll, IX, XI et XII; sur les plancbcs VIll et IX il est indiqué par une ligne ponctuée, et sur les planches XI et XII par une ligne pleine.

S lY. — De rintensité megnétiquê du ^obe aux différents iwints de sa surface^

Variations du l intewsIte. — I^s variations de déclinaison et d^inclinaisou montrent combien le problème du magnétisme terrestre est compliqué. On corn* prend, d'aprà les résultats que noi|s avons rapportés, que, si une aiguille aimaîitée était suspendue libremeint par son centre de gravité et mobile dans tous les sens, elle serait alors continuellement en mouvement , et au milieu des oscillations irrégultères décrirait chaque jour et chaque année des cônes dont les bases seraient plus ou moins allongées dans les diverses localités. La decli« naison résulte sdors de la projection de la courbe décrite par rextrémité de l'aiguille sur un plan borizontal, et l'inclinaison de la projection sur un plan vertical passant continurllenient par la direction de raiguillc.

11 est important de déterminer l'intensité magncti((ue dans les différents points du globe, afin d'avoir, dans cba(jue localité, la direition et Tinlcusilé de la force directrice du niagnélisnjc terrestre.

M. Han&teen paraît être un xles premiers qui se soient

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