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CHAPITRE VII

occupés des variations de l'ijUcnsilé. Les résultats auxqueU il a t'té conduil sont les suivants (^.innalrs de pliysique.y t. XV II, p. 3'26): i L'intensité magnéticj ne horizontale est soumise à des variations diurnes; 1^ le minimum de cette inlcnsilé a lieu enlre 10 et 11 heures du matin, et le maximum enlre l\ c\, ^ heures de l'aprèsmidi ; 3° les intensités moyennes mensuelles sont elles-ménïes variables; 4^ l'intensité moyenne, vers le solstice d'hiver, surpasse beaucoup l'intensité moyenne donnée par des jours semblablement placés relativement au solstice d'été; 5° les variations d'intensité moyenne d'un mois à l'autre sont à leur minimuuï en mai et en juin, et à leur maximum vei*s les équiiioxes ; l'amplitude maximum d'un mois à l'autre n'excède pas deux centièmes de la valeur de l'intensité movenne. Suivant M. Hansteen, l'inclinaison elle-même étant soumise à des variations diurnes, les variations de l'intensiié de la composante horizontale devaient être attribuées à des changements dans l'inclinaison; mais aujourcPhui que les observations magnéticjues sont faites avec une grande précision, il est certain que non-seulement la direction de la force varie, mais encore l'intensité elle-même.

INI^r. Gauss et \\ cher se sont servis des magnétomètres pour étudier les variations de l'intensité de la composante liorizontale. Us ont trouvé que l'intensité décroît pendant les heures de la matinée, de telle sorte qu'elle atteint son minimum une ou deux heures avant midi, et qu'elle augmente de nouveau à partir de ce temps. M. Weber a reconnu que des variations iriégulières, quelquefois très-considérables, se montrent à de courts intervalles, et ne sont pas moins fréquentes que dans la déclinaison. En construisant les courbes (|ui représentent les vai'iations de rinlensitc et les variations de déclinaison, les mouvements de ces deux courbes n'ont aucune ressemblance; néanmoins on voit que là où la déclinaison est fortement troublée, il y a également perturbation dans l'intensité horizontale. Maintenant, dans les observatoires, surtout en Allemagne, on suit les va-

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rialions des composantes du magnétisme terrestre et de l'intensité horizontale; il est utile de connaître la valeur de celte composante, car, dapres la théorie mathématique de M. Gauss, elle entre directement dans les calculs.

Quant aux variations annuelles et séculaires, on ne pourra les apprécier qu'à l'aide de séries de déterminations de l'intensité absolue du magnétiscne terrestre, indépendamment de l'intensité magnétique des aiguilles.

L'aurore boréale agit sur l'intensité magnétique comme sur Tinclinaison et la déclinaison, et donne lieu h des variations irrégulières; ainsi, ce météore apporte des perturbations dans tous les éléments de la force magnétique du globe.

De P intensité magnétique dans différents pays.

Les membres de l'Académie des sciences, chargés de rédiger des instructions pour l'expédition de la Pérouse recommandèrent d'obsei*ver la durée d'oscillation d'une aiguille d'inclinaison à des stations très-éloignées, afin d'en déduire des différences entre les intensités des forces magnétiques correspondantes à ces stations.

Les observations recueillies à cet égard ont été perdues avec l'infortuné la Pérouse. Néanmoins, d'après une lettre de Paul I^manon, chargé des observations magnétiques durant le voyage de ce navigateur, cl qui est entre les mains de M. le capitaine Duperrey, il paraît nue des séries d'observations étaient parvenues à l'Académie des sciences en juillet 1 787. Dans cette lettre se trouvent consignés les principaux résultats des observations faites depuis le départ de Brest jusqu'en janvier 4787, époque du st^our de l'expédition à Macao. On y remarque effectivement les faits importants suivants :

1° La force attractive de l'aimant est moindre dans les tropiques qu'en avançant vers les pôles;

a" L'intensité magnétique, déduite du nombre des oscillations de l'aiguille de la boussole d'inclinaison , change et augmente avec la latitude.

Lea instructions données pour ce voyage ont été mises

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' * ^ CHAPITRE VII. Sjj

Étcbinpagnait ïl'feâireëilih têaiix dans son voyage à la recherché de Tîntrëpide na- Tigatear. Les ohserVatioitk de lit. deBossel ont été faitek de 1791 à 179 4 avec tine aiguille d'inclinaison dont la force avait été essayée avant le départ de Texpédilion; mais rien ne prouve qu'à son retour 011 ait elierclié h s'assurer si elle n'avait pas perdu de son magnétisme, en sorte que Ton ne peut en déduire de résultats définitifs qu'eu s'appuvant sur de nouvelles observations. Ceendant, une série d'observations faites en et 179^

la terre de Van-Diénii^i et à Aniboine, alois que l'ori s'était assuré que l'aiguille n'avait éprouvé aucun changement entre ces deux points, montre raccroissemeojL en cheminant de récjualeur au pôle.

M. de Humboldt a mis hors de doute, par de nombreuse^ observations faites avec le plus grand soin dans son voyage en Aoiért^ë, dë 1788 à i8o3, que l'intebsité de la forcé magnétique dit globe est variable en ditTërents ()oiiiis (l^.D^tHiis cette époque, les physiciens et leii -voyageurs nont point çessë de s'occiiper ^ clierches relatives à la détcrthinatioti des forces TO^^fe iîques terreskres.

On peut voir dans lé Traité de Màgnéttàme de M. Bec^' oiicrel . p. 354f un tableau des intensités rnagnétiaues relàtivés Jpbiir différents points du glôbe. SSius vouloir IKi|iiijer résumé des observations deé navigateurs qiil ëHt.ëi^^ à ces déterminations, oôîis dirons eh gé- ^ml mmté intensité diminue cleFéquateur aui p6lesi ett %u(ré , toutes les intensités trouvées depuis Téquateur jusqu'à So'^ do latitude sont comprises entre les limites des nombres o,836 et i,836. l>e nombre o,836 exprime l'Intensité la plus faible, et correspond à Tîle Sainte-îlélène ^ISft. géog. id"55' s.); les nombres les plus forts observés jusqu'ici dans les deux hémisphères sont : dans l'hémisphère nord 1, 8o3 à New-York (lat.géog.4o"43'N.),

( I ) yoyaf^ de MM. de HitmboUt fpf Bonptmtd^ pstie» reit'^ îioB hiHon^iie, 1. 111, p. 6i5t

m L*AG»oir magitMtiqub do globx.

et clans riicmisphèrt' sud, 1,836, a la terre deVan-Dienien (lat. gcog. 43"33'S.); rinlensit«* prise pour unité est celle que Ton a observée à Micuipainpa, au Pérou (lat. ^éog. l5** 55' S.). L'intensité ina*;iiérK|ue aux polt s t st donc à peu près double de Tintensité magnétique à Tequaleur, et daos l'intervalle on retrouve des valeurs iotermédiairet modifiées par les circoostances locales.

Des lignes isodynainiquvs.

M. Hansteen, en réunissant toutes les observations d^inteDsitë magnétique fiiites depuis 1790 jusqu'eo i85oy a tracé sur une carte des lignes d'égale intensité magnétique ou lignes isodynamiques^au moyen desquelles il a cru reconnaître la présence de deux pôles magnétiques dans chac|ue hémisphère, mats avec cotte di(£ërence que l'intensité magnétique totale est plus petite dans l'hémisphère austral que dans l'autre heraispoère. M. KupATer n'a pas admis les conséquences déduites du travail de M. Hanstcen; M. Duperrey a partage cette opinion, car les inflexions cjue suivent les lignes isodynamiques dépendent probablement des anomalies dues en grande partie à la température des différentes régions (|ue Ton considère. M. Duperrey s'est allacbé, en consé(|uenre , à déterminer Tt'tat ncluel de l'aclioLi ma^néh(|ue à la surface du globe auisi que la cause de ses variations en direction et en intensité, en s appuyant sur ses propres observations et sur celles de MM. deRossel, delluinboldt, Sabine, Hansleen, Keilliau et Boeck, Liilké, King, Due, Erman et Kupffer. Il est parvenu ainsi à construire neuf courbes isodynamiques au nord et autant au sud de réquateur magnétique ; celles de l'hémisphère noi>d différent très-peu de celles qui ont été tracées par M. Hansteén au-delà du tropique du cancer, mais dans Fhémisphère sud et sous les tropiques elles en difilerent complètement. Les cartes, pl. XI et XII , représentent les lignes isodynamiques de M. Duperrey. La ligne sans inclinaison ou Téquateur magnétique réel ne coïncide pas précisément avec la ligne des minima d'inteusité

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