‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 175 sur 202 · BROUILLARDS SECS · texte numérisé non relu

BROUILLARDS SECS

pour causes de leur fonnation celles que nous avons énoncées en parlant des nuages, page et suivantes. Ce phénomène est fré(pienten Allemagne et en îlollande; quelques personnes rallribuent à la cond)uslion de la tourbe, combustion qui s'opère de telle manière qu'il y ait beducoup de fumée et peu de flamme; quand l'air est sec, la vapeur aqueuse est promplement enlevée, et il ne reste que les matières solides. Ce qui a porté à penser que c'était peut-t^tre là l'origine de ces brouillards, c'est que, dans les contrées que nous venons d'indiquer, la présence de ce météore coïncide avec la comhustion de la tourbe ou avec les incendies des grandes forêts.

Doit-on rapporter à la même cause le brouillard sec de 1*783, qui s'étendit sur une grande partie de l'Europe? Parmi les hypothèses (|ui ont été mises eu avant pour expliquer sa production, nous citerons l'origine volcanique, parla raison que, cette même année, il y eut un vio-. lent tremblement de terre en Calabreet une éruption volcanique en Islande. On a fait observer également que, dans les années SsG, 17^1 , 1822 et i834, Tapparition de brouillards secs très-intenses a cadié avec des érupti(ms volcaniques. D'après celte hypothèse, on attribuerait donc ce météore aux cendres volcaniques qui sortent du cratère avec une grande quantité d'eau, ou à la fumée produite par la carbonisation des matières végétales que rencontre la lave en roulant sur le flanc du cratère. Pour se faire une idée de l'inmiensité du nuage de fumée qui s'élève dans l'air par l'effet de cette combustion , nous citerons une éruption d'Islande dont la lave a détruit dixsept villages et a brûlé tons les végétaux qui couvraient un sol assez étendu, et dont la fumée, transportée par les vents du nord, se répandit dans une grande partie de l'Europe. Enfin on a attribué aux brouillards une origine cosmique, en supposant que la terre ait traversé des queues de comète; mais rien n'autorise à penser qu'il en ait été ainsi, et, jusiju'à présent, oii doit s'en leuir aux deux premières hypothèses.

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