CHAPITRE Ylll
§ II. — Pluies extraordinaires,
QutîUjUcfois on a préteiHlu qu'il t'iait tombe du soufre en même temps que lu pluit*; mais depuis que l'on a examiné avec attention la nature des produits jaunâtres qui se montrent à la surface des eaux trancjuilles dans cette circonstance, on a reconnu que ce n'était autre chose que du pollen de plusieurs espèces de végétaux en fleur, entre autres, de 1 auoe, du noisetier, du sureau et du pin.
Les pluies de sang ont une origine analogue; les matières qui colorent souvent en rougeâtre les gouttes de pluie ne sont autres que des matières organiques, des sables colorés par le fer, etc. Les dépouilles des papillons, dont la cbenille rouge l'ortie, donnent sur les muiniDes des taches rougeâtres que Ton a prises également pour des taches de sang. (Cotte, Trmté de météoto^ iogie^ page 5i.)
Les pluies de grains n*ont pas plus de réalité que les pluies précédentes. Un examen attentif a monti^ que lorsque la terre, après la pluie, a paru couverte de petits corpuscules qui ressemblaient au froment, ce n'était autre chose que des petits tubercules qui se forment aux racines d'une espèce de renoncule : ces tubercules sont desséchés au printemps et une forte pluie les amène dans les parties basses en les goutlant de façon à leur donner Tapparence de petits grains de céréales.
Quant aux animaux (jui accompagnent quelquefois les pluies, on peut leur attribuer une double origine: ils sont enlevés parle veut ou pai* des trombes que l'on sait dessécher des mares, ou bien ils sortent de terre quand celle-ci est convenablement humectée.