‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 30 sur 202 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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Les lignes isocliiinciies et Isotlières qui ont cté tracées juscju'ici, en raison mCnie des causes qui exercent sur elles une influence, ne sont pas à beaucoup près parallèles à l'équateur. Les premières s'abaissent vers le sutl lorsque l'on s'éloigne des ciHes occidentales de l'Europe, ce (pii montre qu'à latitude égale les hivers sont plus rigoureux à mcsui e que l'on marche vers l'est. Les secondes ont une allure opposée; elles se relèvent vers le pôle , en allant de l'ouest à l'est : ainsi les étés deviennent plus diauds. Dans rintcrieur des terres, les moyennes estivales sont à peu près les m^mes à latitude égale. Ces observations s'appliquent également à TAmérique , et doivent être prises en considération dans la distribution géographique des animaux et des végétaux. .£n effet y les Quadrupèdes ne pouvant émigrer comme les oiseaux, évitent les contrées extrêmes; en faisant donc passer une ligne par les points qui limitent au nord la région habitée par une même espèce animale , * on trouve , comme Pa montré M. C. Ritter, que cette

' ligne coïncide avec une isochimène.

Les végétaux présentent des limites semblables ; quel*

' ques exemples suffiront pour le prouver. La culture des céréales, qui soufifre peu de la durée et de la rigueur de l'hiver, est fortement influencée , au contraire, par la température estivale; il s'ensuit que les courbes qui indiquent leur limite septentrionale sont parallèles aux lignes isotlières; ainsi la culture du fmnient exigeant une température estivale de i 8", sa limite septentrionale se • trouve sous la ligue isolhèr^. relative à celte température.

Quant aux végétaux arborescents (jui sont peu impressionnés par les froids de l'hiver, mais (jui exigent des étés chauds pour la maturation de leurs fruits, leur limite sur la cote occidentale de l'Europe dépend • également des courbes isotlières; nous citerons comme exemple les limites de la culture (le la vigne. C^ette culture, en effet, ne s'étend pas, sur les cotes de Fiance, au delà de 47" ^p' de latitude, çt, dans l'intérieur des

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