‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 39 sur 202 · CHAPITRE I. lai · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. lai

On (iécluit en outre ces coiiséqiiciiccî» :

Depuis IV-quateur jus(|u'à 8^* de latitude, lu liiiiilc des neiges perpétuelles se trouve a la hauteur de. 4^1^

I)ans la zoue torride, de 16 à 19*' de latitude N f\^o'j

Dans la zone torride, de iG à 19" de latitude S., la limite pour la CordiUèi'e orientale du haut Pérou est de : 4853

La limite, pour la Cordillère occidentale. 5646

M. de Humboldt a fait les observations suivantes relativement à cette différence entre la hauteur des neiges sur les deux revers des Cordillères.

« Dans les deux Cordillères (orientale et occidentale) du haut Pérou , sur des revers opposés, le décroisse» ment de la chaleur est modifié 9 comme à la pente tibétaine de llf imàlaya , par le rayonnement et par Tirtfluence d'un grand plateau ( celui de Titicaca a 1986 toises de hauteur). Dans les montagnes du Meûque, entre les 18** et 19" de latitude, toute végétation (pha-* nérogame) disparait à siooo ou aaoo toises de lianteur. Quant au Pérou, sur le prolongement de la même chaîne, non-seulement il existe une nombreuse population agricole à des hauteurs supérieures, mais on y trouve encore des villages et des cités. Le pavé de la haute ville de Potosi a ^V§7 toises ou 4>66 mètres d'élévation absolue. Anjoilfrae» un tiers de la population des contrées montueuses du haut Pérou habite des régions situées fort au-dessus de celle où toute culture et toute végétation ont cessé, à parité de latitude, dans l'hémisphère boréal. »

Dans la Cordillère orientale, composée de schistes et (le loehcs arénacécs, de svénile et de porphyre, les neiges descendent bien plus bas (jue clans la Cordillère occidentale , (|ni est toute volcanitpie et tjariivti(|ue.

Nous K'jx'tons encore (pie, puin se ren<lro romplcile la hauteur des neiges perpétuelles daiis une contrée <juelcouque, il ne faut jamais perdre de vue que cette hauteur, dans le cours de plusieurs années, dépend de la

laa DES NEiGtt nnptmsLLBS,

température des plaines ou des plateaux au-dessus desfpiels les neiges sVIèvent, du degré de chaleur et de la durée des étés, de la (piantité de neige tomhée en hiver, de la direction des vents, de la position plus ou moins continentale de la contrée, de l'étendue et de la hauteur des plateaux, adossés, de la sécheresse de l'atmosphère , de sa diaphanëitë , de l'escarpement des soin* mets et de la masse des neiges voisines.

On conçoit que la hauteur des neiges perpétuelles soit dépendante delà quantité de neige tombée pendant Thiver et de la chaleur estivale, puisque, d'une part, la neige ne peut se fondre qu'aux dépens de la chaleur solaire y et que, de l'autre, celle chaleur ne peut fondre qu'une quantité donnée de neige; à latitude égale, cette hauteur doit donc être plus élevée dans l'intérieur des continents , ou il tombe moins de neige et où les étés sont plus chauds que sur les cotes.

S Vil. IJcs placiers.

\a limite des neiges perpétuelles, avons-nous dit^ . s'abaisse de Téquateor aux pôles; mais dans un même pays comme les Andes, les Alpes, par exemple, cette ligne est sinueuse, et l'on voit îles espèces de rameaux de glace, qui tiennent aux cimes neigeuses de montagnes, et s^avanceut plus ou moins dans les vallées transver* sales, bien au-dessous de la limite des neiges perpétuelles, et quelquefois jusque près des habitation»; ces espèces de rameaux sont des glaciers.

Jiorsque ta neige tombe sur les sommets des monta* gnes, et qu'elle est chassée par les vents, elle s'accumule dans les dépressions qui avoisinent les cimes les plus élev(''es , et que l'on a nommées des cirques; alors elle se tasse et forme de vastes amas appelés champs de neige. Là, ces masses de neige ne restent pas immohdcs ; elles éprouvent un \nouvement de translation, et produisent ces glaciers ou fleuves de glariî qui descendent avec une lenteur extrême dans les vallées, ils se divisent à la manière des cours d'eau quand

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