‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 4 sur 202 · ASTRES · texte numérisé non relu

ASTRES

DISTANCES MOYENNES des satelliltt I leurs pInnètPS rft*

peclivi's , cil fonction des rayou» de ces pUiiùu».

DCRËE 4» It réTOloUoB de» sate|.

lilcs atilour de leurs plauites rcspt'<:iive>.

Satellites de Jupiter.

le I".

le a*., le 3«..

Juuit

Satelliles de Selurne.

le 1". ...

le a •.«•.»

le 3\..., le 4*.. . .

le 6»

le 6«

le 7'... .

satplliies d'UrauiM.

( le I i lea

Quatre autres satellites

[lavrtîpnt ôté présnm<^s par Uerbcliel père , mais ils ne laont plas admis , parce [que dppdis on n'a jamais Ipu réut)i>ir à les vuir.

aa ,o8(.,

17 ,oaa.

aa ,75a.

Les lettres r, j, b, a, désipmi tet volmtrs des fsyoRt dé la Terrtt dê JufUtr, dé Satunu et d^Cttmm.

Si les planètes sont habitées, les eoiitlilions de la vie organlc|iie surrhaeiine d'elles ne peuvent t lie les mêmes que sur la terre, en raison : i" des différences dans les quantités de clialenr et dc' lumière (juVlles reçoivent du soleil, 2" des inégalités dans l'intensité de la pesanteur, et 3^ des didérences de leurs |>arlies constituantes.

8 mTRODOGTIOV.

L'întonsitc de la lumière et de la chaleur dépendant sur chaque planète du carré de sadistanceau soleil, doit être sept fois plus grande sur Mercure que sur la Terre^ deux fois plus considérable sur Vénus que sur c(>llc-ciy et 33o fois moindre sur Uranus. Quant à la planète nouvellement découverte, sa distance est telle, que le soleil nVxerce plus qu'une fiiible influence pour réchauffer et Téclaîrer. 11 n*est question ici, bien entendu, que de la chaWiir reçue du soleil et non de la chaleur d'origine, qui a dû se conserver d'autant plus longtemps que la masse était plus considérable.

L'intensité de la pesanteur est trois fois plus grande sur Jupiter que sur la terre; sur Jupiter un homme serait donc écrasé par son propre poids. Sur Mars cette intensité n'est que le tiers de celle de la pesanteur teiTestre; aurla lune le sixième, etc. De pareils globes ne peuvent ^trc habités que par des êtres possédant des organes capables d'accomplir des fonctions en rapport avec la nature, la densité et les autres conditions physiques de ces astres.

Vues au télescope, les j)laiu't<'s présentent des apparences (jui jettent fjue](|ue jour sur leur conslit iilion : Mars et Vénus jiaraissent entourées d atmosphères dues à la température élevée et variable de leur surface. Vénus, qui (Hrfère peu de la teri*e par s«'s dimensions, se ti'ouve dans des conditions j)livsi(jues semblables, si ee nVst ({ue la chaleur solaire y est à peu près deux fois plus intense.

On dislingue, dans Mars, des parties colorées eu jaune d'ocre , d'autres en vert ; les premières sont considérées comme des continents, les secondes comme appartenant à des mers. Vers ses pôles se montrent des taches d'un blanc brillant qui atteijgnent leur maximum à la fin deslongurs nuits polaires, et disparaissent après une exposition solaire prolongée; tout porte à les attribuer à des amas de ;;lace.

disque de Jupiter présente des bandes ou zones obscures, ne variant jaipais quant à leur direction gé*

INTRODOCTION. 9

nërale, qui est perpendiculaire à l'axe de rotation, mais oui se rompent quelquefois et se dispersent sur la surrace; ces effets sont dus probablement à des courants analogues à nos vents alizés, circulant dans Tatmos^ phère de la planète.

Uranus est à une distance si considérable de la terre, qu'elle n'a pu être explorée de manière à fournir des notions précises sur sa constitution physique.

Les planètes située» entre Mars, et Jupiter sont si petites qu'on ne peut étudier que bien difficilement ' leur aspt'ct; nous mentionnerons, toutefois, Pallas, qui offre un aspect nébuleux indiquant une vaste atmosphère.

Les planètes observées jusqu'ici ne sont probablement pas les seules qui composent le système solaire; celles (}ui ont été réceiiinieiit découvertes autorisent à penser (ju'on en découvrira d'autres, parmi cette multitude^ d'astres télescopiques à peine explorés jusqu'à ce jour!

I^s comètes se présentent sous l'aspect de nébulosités de forme très- variable, offrant un ou plusieurs centres de condensation ([ue l'on appelle noyaux. î.a matière dont elles sont formées s'étend à d'immenses distances de (Ts noyaux; ainsi, celles de iGSo et de i8ji étaient accompagnées de cé)nes de matières gazéiformes, dont la longueur égalait la distance du soleil à la terre. Cette étendue est telle cju'il est très-probable que la terre a pu être enveloppée quelquefois dans la nébulo»sité que traînent après elles les comètes. Elles circulent autour du soleil dans des orbes très-allongés , comparables à des courbes paraboliques, et dont le soleil occupe un des foyers. Newton a trouvé que les aires décrites par leurs rayons vecteurs suivent une loi analogue à celle que Kepler avait découverte pour les planètes ; il est probable que ces courbes paraboliques ne sont que des ellipses très-allongées.

Nous avons déjà signalé comme faisant partie du système solaire une zone de matière se mouvant autour

lO IHTBODQCTIOH.

(lu soleil , suivant toiilos les apparences, et à laquelle on rapporte la lumière zodiacale. Cette lumière se niont ro clans les beaux temps, un peu après le enuelier du soleil, vers les mois d'avril et de mai; ou avant son le\(M", six mois plus tard. Sa foiine est celle d un fuseau Irès- (*troit, qui s'étend au delà ties orhiles de Mercure et même de Vénus, dont la base s'appuie sur le soleil, et dont Taxe est daos le plan de Téquateur solaire ; sa Ion* gueur atteint souvent 90*".

Nous arrivons a la formation des planètes et en général a celle de tous les astres, une des questions les plus délicates de la philosophie naturelle. Nous rapporterons à ce sujet les conjectures ingénieuses que [^place a rattachées aux vuesde Will. Herschel sur la formation des étoiles. D'après ce grand ^éoniètre la formation des planètes est due probablement à la condensation successive des différentes couches composant primitivement la masse solaire, qui s'étendait bien au delà de la planète la plus éloignée. Le soleil ressemblait alors atix nébuleuses uue les télescopes nous montrent comme composées d un ou de plusieurs noyaux entourés de matière difTuse qui, en obéissant à Fattraction mutuelle de leurs parties « se condense autour de chaque centre , et les transforme en étoiles. Ainsi, il est vraisemblable que les étoiles ont été, dans le principe, des nébuleuses. Bien que l'on n'nit pu suivi*c toutes les phases de condensation de l'une d'elles dans le petit nombre d*anuées écoulées depuis les travaux d'Herschel, on peut néanmoins observer ces progrès sur les diverses nébuleuses répandues dansTespaee. l'Ji effet, dans certaines régions, on voit la malicie tlifluse répandue çà et là en amas divers et occupant un vaste espace; dans queUpies-uns - de ces amas, la matière est déjà faiblement condensée autour iVuw ou de plusieurs noyaux; dans d'autres, les novaux })i illcnt tlavantaoe relativement à la nébulosité environnante, et arnionetMit un degré de coiul<Mis;itton plus avance'; plus taid il eu résultera Tastre eclataiit (^uc ^oas uouuuQas cloile.

IVTEOOUCTIOir.

On peut donc concevoic^jue le soleil a été formé dans un amas de malière gaz^ifonne qui s'est condensée graduellement autour d'un point central : Tétendue de cet amas ne dépassait pas les points où la force centrifuge était égale à la pesanteur. A mesure que le refroidissement vers le centre s'opérait, les molécules se rapprochaient, et la vitesse de rotation du noyau augmentait d'après les lois de la mécanique sur la conservation des * aires. L'atmosphère entourant le noyau central, en se refroidissant , a pu abandonner des zones de molécules qui ont continué à circuler autour de ce noyau. Ces zones ont formé par leur attraction mutuelle des anneaux, îrréguiiers à peu près concentriques au soleil, qu'une cônoensation ultérieure aura amené à l'état globulaire. Chaque anneau a dû presque toujours se diviser en plusieurs parties , qui ont continué à se mouvoir avec des vitesses peu différentes, en prenant la forme sphéroidale. Si les parties séparées ont eu assez de puissance pour attirer à elles toutes celles de la même zone, il en sera résulté un seul corps. Plusieurs centres de condensation auront pu s'établir au lieu d'un seul dans le même anneau, et les cinq petites planètes qui circulent à peu près à la même distance du soleil entre Mars et Jupiter, en sont peut-être un exemple.

Les planètes encore à l'état de vapeur ont donné lieu (le la même manière à la formation des satellites circulant autour d'elles, comme elles-mêmes touruent autour du soleil.

Indépendamment de ces centres secondaires, il s'en est formé d'autres déjà mentionnés, les aéiolilhes, les bolides, etc., dont la composition chimique, à peu près semblable, indique une origine commune. *

Dans le principe, lors de l'état de nébulosité pendant lequel les éléments ne pouvaient réagir que très-faible-, mçiit les uns sur les autres , il est probable qu'il y avait . >,iliy|M^|pg|l^ complexe de ces mêmes éléments; mais à m^Sfe que le refroidissement s'est effectué, il s'est rléfiosë autour de chaque noyau des zones de nature de

Page 1